dimanche 3 octobre 2010

Dagoba : Poseidon


Y'a pas à chier, s'il y a à Marseilleuh un club de foot qui ne gagne pas assez souvent, la bouillabaisse, un Vieux Port et un 13 sur toutes les plaques, il y a aussi - et surtout - un certain Dagoba. Et putaing que Dagoba déchireuh. Peuchèreuh.

Bon trève de blabla introductif stéréotypé, place aux faits : Poseidon est là. Et Dagoba est de retour. Ils ne sont jamais allés très loin, soit dit en passant, mais il faut bien l'avouer : on en a tous chié pour pénétrer la jungle sonore sur(et mal)produite de Face The Colossus. Le mal est désormais corrigé, la faute de parcours est oubliée et le successeur officieux de l'imparable What Hell Is About a tout pour plaire.

Un son d'abord, avec le retour à la console de Dave Chang et une prod nette et carrée qui vous envoie la rythmique en pleine face sans fioritures. Et la rythmique chez Dagoba, c'est comme les chants du Vélodrome. C'est sacré. Difficile de passer à côté quand on a un cyborg comme Franky aux toms qui cogne comme un chrono suisse branché sur du triphasé.
Des morceaux ensuite, qui, même piochant parfois un peu paresseusement dans le passé discographique du groupe, descendent dans le cerveau comme une rasade de pastis sec. Dead Lion Reef, The Devil's Triangle, le foudroyant The Horn Cape suivi de l'excellent Black Smokers, There's Blood Offshore... Facile de faire son marché, il suffit de se baisser.

Un reproche parmi ces éloges? Oui et non. L'album est excellent mais n'apporte que DU nouveau Dagoba à défaut d'UN nouveau Dagoba. On passe l'éponge si on considère que l'épisode Colossus se devait d'être oblitéré, mais, à moins que le prochain ne soit rien de moins qu'exceptionnel, Dagoba risque de commencer à lasser en piochant dans la même veine. D'ici là, on tient au moins une plaque qui va occuper une place de choix dans le TOP 2010...

La vidéo officielle de Black Smokers (752° Fahrenheit)

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire

Remarque : Seul un membre de ce blog est autorisé à enregistrer un commentaire.