mardi 5 janvier 2010
Bottom Album 2009
10. Rammstein : "Liebe Ist Fur Alle Da"
Je sais que les fans de Rammstein sont nombreux, mais fuck'em all !! Je n'ai jamais vraiment été fan des allemands, même si je me suis déjà bien amusé sur Du Hast ou Feuer Frei. Globalement, je n'ai pas d'affinités particulières avec la langue, et côté musical, c'est un peu todi la même chose. Cet album ne déroge pas à la règle : il est bien en allemand, et il sonne bien todi pareil. Là où c'est devenu hyper lourd, c'est quand ils n'ont eu d'autre choix pour qu'on parle d'eux que de verser dans la pornographie de bas étage avec Pussy, leur premier clip, ou l'édition limitée de l'album avec des godes moulés sur leurs bites. Pathétique.
9. Otep : "Smash The Control Machine"
Je suis pas très fan des groupes avec une fille qui chante, à quelques rares exceptions près. Au début du siècle, Otep faisait partie des groupes du genre qui me plaisaient beaucoup bien. Ils pratiquaient à l'époque une espèce de Nu Metal mâtiné de rap et de hardcore, très à la mode à l'époque, mais qui a salement vieilli. Le problème, c'est qu'en 2009, ils n'ont pas changé un iota à leur style musical, tellement cliché qu'il en devient presque parodique, sauf qu'ils ont pas envie de rire, avec leurs revendications à 2 balles qui enfoncent des portes ouvertes à chaque titre (les pauvres c'est pas juste, la guerre c'est mal, et George Bush il est méchant).
8. Set Your Goals : "This Will Be The Death Of Us"
Le groupe spolie sans vergogne l'héritage musical phénoménal de Sum 41. Need I say more ?
7. Immortal : "All Shall Fall"
Même s'ils sont remontés dans mon estime en assumant l'influence de Kiss dans leur maquillage, ils étaient tellement bas (genre en-dessous de Garou) que ça n'y change pas grand chose. J'ai malgré tout écouté l'album, et l'impression reste la même : ce groupe est la raison pour laquelle je déteste le black metal.
6. Lacuna Coil : "Shallow Life"
J'aime déjà pas le metal gothique chanté par une gonzesse, mais alors quand en plus elle se prend pour la reine du bal et en profite pour virer rock gentillet limite pop pour plaire aux masses, ça devient pitoyable. Alors certes, tout le milieu metal aime bien avoir CHristina Scabbia (je mets un H et je t'emmerde) dans son top friends sur MySpace, mais je doute qu'il en serait de même si elle pesait 97 kg et qu'elle avait les dents de travers.
5. Deathstars : "Night Electric Night"
Ce groupe spolie tout ce que je déteste dans le métal (à savoir Cradle Of Filth, Rammstein et Marilyn Manson, excusez moi je vais vomir... bleuuuuuuaaaaargh... voilà ça va mieux) dans un but purement commercial. Et puis, ces clampins viennent accuser Metallica de leur avoir piqué leur logo à la con, et le titre d'une de leurs chansons de merde (Cyanide). Bande de cons.
4. Bon Jovi : "The Circle"
Pauvre Bon Jovi. Son album est tellement mauvais qu'on préfère encore le voir jouer comme une merde dans des films comme Vampires 2 : Los Muertos.
3. The Prodigy : "Invaders Must Die"
Hahahahahahahahahahahahahahahahahahahahahahahahahahahahahahahahahahahahahahahahahahahahahahahahahahahahahahahahahahahahahahahahahahahahahahahahahahahahahahahahahahahahahahahahahahahahahahahahahahahahahahahahahahaha.
2. Marilyn Manson : "The High End Of Low"
Je vais encore me faire engueuler par la crème de la crème de l'internets parce que je ne comprend rien à la démarche stupide d'un "artiste" à la con qui n'impressionne même plus ma soeur, n'empêche. Marilyn Manson a cessé d'être intéressant en 1996 avec Antichrist Superstar, le reste de ses sorties s'étant contentées de l'enfoncer de plus en plus dans une déchéance qu'on ne connaissait auparavant que chez des chanteuses pop des années 80 et 90 qui, après une période diva de mes couilles, sombraient dans la dépression et mouraient. La grosse Marilyne n'est certes pas morte, mais là, ça fait quand même deux albums qu'y fait rien qu'à pleurer sur ses gonzesses qui font rien qu'à le plaquer. Alors non seulement les thèmes sont du coup aussi stupides que ceux de Kanye West, mais en plus, musicalement, ça ne vaut pas mieux. Et c'est pas avec des clips aussi con que son dernier où on le voit défoncer la tête d'une gonzesse qui ressemble à s'y méprendre à une de ses ex et pleurer que ça va s'arranger. Alors Marilyn, si tu veux un conseil : arrête de geindre, arrête de dégommer le stock de rimmel de tes gonzesses (elles resteront ptete un peu plus longtemps), sors toi les doigts du cul et réenfonces-y un drapeau américain comme tu le faisais à la grande époque. Ou alors meurs...
And the loser is :
1. Chris Cornell : "Scream"
Il aura été le fil rouge de l'année 2009. Ou plutôt le nez rouge, tant le ridicule dans lequel il s'est enlisé tient de Bouglione. On pouvait lui pardonner sa tendance à en faire un peu des caisses sur ses albums solo et en live, j'étais même prêt à ne pas lui en vouloir pour sa version de Killing In The Name avec Audioslave, voire à passer outre sa chanson de James Bond. Mais avec cet album, c'en est vraiment trop. L'intérêt (commercial, puisque c'est bien de ça qu'il s'agit, pas la peine de se voiler la face) de faire produire son album par le producteur de Justin Timberlake et Rihanna quand on est une légende du grunge, il faut encore qu'on me l'explique. Le pire a été bien évidemment atteint quand, démonté de tous côtés (Trent Reznor a fait fort), il se rebiffe en jouant les artistes incompris, insultant par la même ses fans en les accusant de ne rien comprendre à son art. Jusqu'au moment où, se rendant compte qu'il ne séduira pas les gamines de 12 ans habituées des productions Timbaland avec son album de Grunge'n'B, et que du coup, il en a vendu 7, il décide de le faire démixer par un type qu'on connaît pas et de ressortir l'album en version rock mou du genou, enterrant par la même doublement sa crédibilité, non seulement à cause du retournement de veste minable, mais en plus, parce que du coup on se rend compte que finalement, y avait pas que la production qui était pourrie : les chansons sont juste mauvaises. Il mérite sa place dans les tréfonds des pires albums jamais sortis par un humain doté de ses quatre membres (avec toutefois une dérogation pour le batteur de Def Leppard), et toutes les actions qu'il a commises durant l'année pour tenter de rattraper ce lamentable plantage (sans jamais reconnaître qu'il s'est planté) n'ont fait que l'enfoncer un peu plus. Je crois que là, même la reformation de Soundgarden ne pourra plus rien y faire, il restera le roi de la lose, sauf s'il y a nouvel album et qu'il tue, mais c'est peu probable.
mercredi 11 février 2009
Les sorties de la semaine
Quelques albums pour étoffer la base de données 2009, avec du bon et du moins bon et du PAS BON DU TOUT...
- Deathstars : "Night Electric Night"
Je me suis intéressé à ce groupe uniquement parce qu'ils ont accusé Metallica de leur avoir piqué leur logo pour death magnetic, soit, et surtout le titre d'un de leurs morceaux, "cyanide". Bref, je voulais entendre ce que ces ptits cons présomptueux avaient à proposer de si bien pour se permettre de s'en prendre comme ça à Metallica... Alors, en gros, on prend Marilyn Manson, Rammstein et tout ce que les ptites gothiques de 13 ans aiment chez Cradle Of Filth, on met tout dans un mixer en évitant hyper soigneusement d'y laisser glisser la moindre once de créativité ou d'originalité, et on obtient cette soupe auditive inintéressante et mille fois entendue... Si vous avez déjà passé la période difficile de la puberté, obligé vous trouvez ça moooooové, mais je présume que les fans les plus extrêmes (hem) de Tokyo Hotel (qui ça ?) doivent y trouver leur compte... - The Eyes Of A Traitor : "A Clear Perception"
Un album de math-deathcore technique, puissant, brutal et bien exécuté, même s'il pèche souvent par manque d'originalité. Quelques lignes de chant clair de ci de là rendent toutefois l'ensemble relativement digeste. Les fans du genre devraient y jeter une oreille attentive en tout cas. - Hatesphere : "To The Nines"
Malgré un style assez convenu qui n'a pas bougé d'un iota depuis le premier album, à savoir un thrash sans concessions, hyper bourrin et pas mélodique pour un sou, les danois de Hatesphere dénotaient malgré tout, en particulier sur scène, car leur beugleur en titre, Jacob Bredahl, était un frontman hors pair, avec une présence incroyable, sans prise de tête, avec un sourire permanent imprimé sur la tronche, à l'opposé des murder face qui sont légion dans le genre... Le truc, c'est que sur cet album, le line-up a radicalement changé, puisqu'il ne reste que le guitariste-fondateur du groupe !! Plus de Jacob donc, mais plus non plus des 3 autres musiciens... Il est donc assez étonnant de constater que cet album est strictement identique à tous ces prédécesseurs, ce qui est bien (parce que c'est bien fait) mais pas top (parce que c'est pas des masses original). - Lamb Of God : "Wrath"
Enfin, le premier concurrent sérieux au titre tant convoité d'album de l'année atterrit dans nos oreilles accueillantes... Annoncé par le monstrueux "contractor", c'est toutefois avec une pointe de déception que je chronique cet album... Alors certes, il y a des morceaux d'une efficacité imparable ("Contractor", "Broken Hands"), et l'album est globalement plus rapide et bourrin que Sacrament, son prédécesseur, mais je trouve malgré tout que c'est un Lamb Of God en pilote automatique auquel nous avons droit... ça reste bien joué, ça reste des structures de morceaux incroyables, mais ça prend pas des masses de risques et ça a tendance à vite se mordre la queue... Peut-être que j'apprendrai à apprécier l'album avec le temps, mais pour le moment, c'est un peu bof bof... - God Forbid : "Earthsblood"
Jouant dans la même catégorie que Lamb Of God (avec Unearth, dans la catégorie "injustement étiquetés Metalcore alors que rien à voir"), God Forbid étonne avec cet album, et c'est tant mieux !! Un album mature, original, avec des compos riches et complexes, des mélodies hyper accrocheuses, et une petite pointe d'influence prog du plus bel effet dans un groupe de cet acabit... J'ai toujours bien aimé ce groupe, sans pour autant jamais être vraiment ébloui, mais cet album est jusqu'ici la meilleure surprise de cette année en ce qui me concerne...
Bien, ben la compétition est lancée semble-t-il, on commence à avoir des concurrents un peu sérieux dans la compète... Et dire que cette année, on attend encore les sorties de Killswitch Engage, Chimaira, ALICE IN CHAINS (!!), et KISS (!!!!!!!!!!!!!!!!!!!)... Deux énormes poids lourds, mais qui ne seront pas forcément en tête du classement, puisqu'Alice In Chains est amputé de Layne, et Kiss, ben y sont capables de tout hein...
lundi 26 janvier 2009
Yet another f***ing top 10 -- Ces chers disparus
Ca devient une manie, les tops. En voici un autre qui m'a été dicté par deux-trois souvenirs en vrac, et surtout quelques gros coups de nostalgie en ré-écoutant des groupes disparus depuis belle lurette. J'ai choisi de mettre sous la loupe ceux qui sont disparus trop prématurément, laissant un grand vide derrière eux, et qui nous auraient sans doute gratifiés de l'un ou l'autre album incontournable que nous ne connaitrons jamais...
Alors comme d'hab, on fait le décompte...
10. Galactic Cowboys
Oui je sais, les Texans ont sorti six albums en moins de dix ans, mais je ne peux m’empêcher de phanstasmer sur six albums de plus. C’est irrationnel, je n’en peux rien, chaque fois que je les entends, toute velléité de résistance est illusoire. J’ai rarement entendu un groupe aussi « enlevé » que les GC, dont le sens de l’humour ne fait que les rendre plus adorables à mes oreilles.
9. Drain (STH)
Aaaahh oui je dois admettre que ce sont plus mes hormones qui parlent, ici... Après les avoir découvertes dès leur premiere plaque, je me souviens les avoir vues assurer la première partie de Fear Factory au Vooruit, un concert que j’ai passé en compagnie de Dave et Séba Lhoest entre autres. J’aurais bien cougné n'importe quoi en sortant de la salle, un pot de fleur, un abri-bus, une bouche à incendie, AARRRHHH!!! Drain, c’était une sorte de Alice In Chains un peu bourrin, mais qu’on déguste toujours comme une sucrerie... Tiens, devinez comment la carrière de la chanteuse Maria Sjöholm s’est terminée ? En mariant Tommy Iommi... vieux schnock, va.
8. Mary Beats Jane
Deux malheureux albums en deux malheureuses années pour ces Suédois. Le premier un peu fou-fou, un peu « folie de jeunesse », mais le second lourd d’ambiances merveilleusement travaillées sur les plans musical et vocal, une réussite que l’on doit en grande partie au chanteur Peter Dolving. On sait que celui-ci oeu
7. Mindset
Très, TRES bon groupe américain. L’album éponyme sorti en 1996 se retrouverait sans doute sur ma liste « qu’est-ce que j’emporte avec moi sur une île déserte ? ». Un kick monstrueux, une baffe monumentale, un mawashi-geri de première sur quasi toutes les plages. De l’énergie pure, ultra-énervée et hyper-communicative qui détrônait même RATM en son temps. Un deuxième album en demi-teinte (voir CdV #1), et puis pouf, fini.
6. B-Thong
Pour ceux qui ne connaissent pas ces autres Suédois, ruez-vous sur ce que vous pourrez trouver. Leur carrière a commencé par un power metal vaguement indus, pas trop moche mais sans réelle étincelle, pour se terminer abruptement avec From Strength To Strength, qui rejoint le premier Mindset sur cette fameuse liste de l’île déserte. Le style de ce dernier album est beaucoup plus subtil, avec un mélange de rythmique endiablée, de riffs ultra-clairs mais fluides et naturels, et de mélodies imparables signées Ralph Lennart. Du tout grand art.
5. Powermad
Peut-être l’exemple le plus parlant de cette liste... une carrière eclair pour ces Américains, rendus plus ou moins célèbres grâce à une apparition en live dans le film Wild At Heart avec Nicolas Cage. Le seul album produit par le groupe relève d’un speed metal du meilleur cru, avec un arrière-gout thrashisant qui en a décoiffé plus d’un. Putain, je me rappelle encore de la cassette pourave insérée dans l’auto-radio pourave de ma Kadett encore plus pourave pendant l’été 1990... le son était, euh, pourave mais c’est le VOLUME QUI COMPTAIT MERDE !!!
4. Death
Quand je parle des regrets vis-à-vis de Death, est-il utile de préciser que je m’attarde surtout sur la disparition de Schuldiner... Un bonhomme qui a su avec ses petits doigts potelés changer la face du metal, et en créant un genre portant le nom de son groupe, excusez du peu. Symbolic est un véritable bijou de technique très en avance sur son temps, que même les rugissements de Schuldiner n’arrivent pas à user. Une technicité qui arrive à son apogée dans le successeur de Death (Control Denied), dont le titre de l’unique album (The Fragile Art Of Existence) sonne comme une terrible prise de conscience par Schuldiner de sa propre maladie.
3. Carcass
Malgrée une carrière bien fournie, la disparition de ces Anglais est elle aussi un petit drame. Emergeant du mouvement grind qu’ils ont eux-mêmes contribué à former, les plaques de Carcass se sont subitement métamorphosées pour finir avec deux monuments du death, Heartwork et le justement nommé Swansong. A titre personnel, je considère la plage titulaire de Heartwork comme une des toutes meilleures compos de metal, tous genres et toutes époques confondus (ouais, carrément !), pour des raisons qui sortent du cadre de la présente discussion. Peut-être l’occasion de dresser une autre liste un de ces jours, si ça vous dit...
2. Alice In Chains
Seulement trois albums, et l’empreinte émotionnelle laissée par AIC n’en est que plus alourdie par le souvenir de feu Staley. Un groupe à part, avec un son inimitable et des mélodies suintant tellement la folie et l’auto-destruction qu’on en a la chair de poule. Et pourtant, c’est si beau... Nutshell et Brother continuent de bercer mes enfants lorsque je les borde, et c’est pas demain la veille que ces morceaux seront détrônés par plus somptueusement bouleversant. Même suite à leur reformation avec l'obscur William DuVall qui, s'il est talentueux, n'arrivera jamais à remplacer Layne...
1. Dearly Beheaded
Le groupe qui m’a donné l’idée de cette liste. Les deux malheureux albums sortis en 1996 et 1997 font penser à un prédateur impitoyable fauché par la balle d’un sniper. Ou à l’histoire de paf le chien, c’est pareil. Oui, je pleure à chaudes larmes l’évaporation prématurée de ces autres Anglais, surtout que ces albums sont tous deux à la fois excellents et très différents l’un de l’autre. On a en quelque sorte le Yin et le Yang du power metal dans deux plaques qui résument à elles seules ce qui peut se faire de meilleur dans le genre. (Attention, à ne pas confondre avec un groupe homonyme sur MySpace, reportez-vous plutot à ceci).
J’aurais pu en citer bien d’autres, par exemple Far, Quicksand, Baby Chaos, Handsome (autre carrière éclair), Headswim, ou même Soundgarden... sans oublier nos chers Semitones, Channel Zero et autres Keaton... mais je vais m’arrêter ici, en tentant d’oublier ma peine... merci de partager ma douleur et de boire une Westmalle à ma santé...