Première vidéo extraite du sublime Lux Mundi, Luxferre, le très efficace morceau d'ouverture dudit album.
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vendredi 10 juin 2011
samedi 7 mai 2011
Samael - Lux Mundi
Rhaaaaa, Samael...Mise en contexte : l'un des groupes les plus créatifs et singuliers de la scène métal, de retour après un atroce Above complètement raté et inutile, attendu au tournant par une chiée de fans inquiets de voir s'enfoncer ces Suisses francophones dans l'ordinaire après un Solar Soul qui, même très bon, était loin de l'immensité inénarrable d'un Passage, l'un des plus fabuleux albums de l'histoire du métal.
Soyons clairs et cash : Lux Mundi déchire. Tue.
Ce n'est pas juste bon, c'est excellent. C'est énorme. La lumière fut. La lumière est à nouveau.
Comment? Simple : Lux Mundi n'est rien de moins que le Death Magnetic de Samael...
Expliquons-nous.
Metallica et Samael ont en commun d'avoir défini le métal à leur sauce. D'avoir été des créateurs de genre. D'avoir établi une domination absolue de leur matière à l'aide de plaques incontournables de première partie de carrière. La suite, parfois qualitativement tout à fait appréciable, souffrira d'un mal inné : la comparaison aux productions initiales, l'obligatoire "mouais c'est tout bon mais purée ça vaut pas Battery/My Savior".
On peut dès lors passer outre et se mettre à expérimenter à outrance, fuir en avant. On sait tous que ça ne dure pas. On sait ce qu'on veut, et ce que les musiciens eux-mêmes veulent.
Alors on s'assied autour d'une bière un jour et on se rappelle son passé. On soupèse ses expériences. On met en avant sa maturité. On décide d'embrasser enfin sa gloire d'antan et de la faire rejaillir avec moult force. On sort un Death Magnetic. Ou un Lux Mundi...
Il y a tout dans cet album. Tout Samael.
La puissance, la virtuosité des arrangements, des refrains à vous extraire le cœur du torse, cette maitrise symphonique que personne d'autre ne possède, de la tension, de la douleur, de la violence, de la grandiloquence, de l'étincelance, du narcissisme, de l'intelligence outrancière et surtout, surtout, 12 putains de morceaux qui pourraient trouver chacun une place angulaire dans les meilleures plaques du groupe. Eh oui, même sur Passage. Oui putain!
Où tourner la tête alors que la tête tourne, vrillée par les assauts d'un Vorph déchainé comme jamais, par les arrangements synthétiques surpuissants d'un Xy en état de grâce...
The Shadow Of The Sword, grandiose ; The Truth Is Marching On, fulgurant ; Let My People Be!, Of War, In Gold We Trust, Soul Invictus, des machines à frissons ; Pagan Trance, Mother Night, magiques...
Samael est de retour. Salement. Dominateurs, sans pitié, avec une aisance et une facilité à faire peur. C'est là la marque des plus grands : rassembler ses cendres pour les consumer à nouveau, plus brûlants et brillants que jamais.
On baisse les yeux devant Lux Mundi. La lumière est faite.
samedi 2 avril 2011
Samael : que la lumière soit !
2011 sera une grande année ou ne sera pas...
Samael nous revient en fin de mois avec le successeur de l'inécoutable Above, et on est en droit d'espérer un sursaut d'orgueil de la part de nos braves Helvètes.
Lux Mundi (toujours penser à avoir au moins un album nommé en latin, c'est très métal) contiendra la tracklist ci-bas, et ressemblera dans les bacs à ceci :
Samael nous revient en fin de mois avec le successeur de l'inécoutable Above, et on est en droit d'espérer un sursaut d'orgueil de la part de nos braves Helvètes.
Lux Mundi (toujours penser à avoir au moins un album nommé en latin, c'est très métal) contiendra la tracklist ci-bas, et ressemblera dans les bacs à ceci :
Luxferre- Let My People Be !
- Of War
- Antigod
- For A Thousand Years
- The Shadow Of The Sword
- In The Deep
- Mother Night
- Pagan Trance
- In Gold We Trust
- Soul Invictus
- The Truth Is Marching On
On veut jeter une oreille? Un petit tour sur leur Myspace, deux nouveaux morceaux y tournent.
Commentaires et review une fois la chose écoutée et décortiquée.
Commentaires et review une fois la chose écoutée et décortiquée.
lundi 13 décembre 2010
Les sorties de la semaine
- The Great American Beast : "Domestic Blood"
- S'ils se plaisent à se définir comme un groupe de southern metalcore, ces ptits gars oublient de mentionner les groupes de hurleurs casse couilles à la Everytime I Die dans leurs influences majeures, et pourtant ils devraient tant le chant rappelle ces formations. Et c'est bien dommage d'ailleurs, parce que la musique est sympa, mais cette voix criarde de musique de jeunes, c'est vraiment pourri.
- Bro Jovi : "Songs To Crush Beer To, Vol 1 : Slippery When Black"
Le nom du projet m'a bien fait rire, et le titre de l'album aussi. Et le fait que le groupe soit le joujou d'une bande de furieux jouant dans Aborted, System Divide ou Abigail Williams n'a fait qu'ajouter à l'intérêt que j'ai porté à ce premier album. Malheureusement, le southern/stoner metal du groupe tombe un peu tout le temps à plat. Très générique, dénué de groove, on dirait vraiment que ces gars n'ont pas vraiment compris ce qui faisait l'intérêt de ce genre. L'année dernière, Mudweiser évitait de justesse cet écueil, et si Bro Jovi ressemble fort à Mudweiser, il leur manque une bonne grosse dose de groove et d'amour du genre qu'ils pratiquent pour que ça fonctionne. - Impaled Nazarene : "Road To The Octagon"
L'année dernière, Ercan a eu cette phrase ultime (en parlant de Behemoth) : "pour qu'un groupe de black soit bon, il faut qu'il fasse du death". Est-ce que le contraire est vrai ? Est-ce qu'un groupe de death peut faire du black et que c'est bien quand même ? Pour moi, Impaled Nazarene, c'était un groupe de death metal avec plein d'humour, je me refusais à croire qu'une chanson comme I am the killer of trolls était à prendre au premier degré. Apparemment je me trompais, Impaled Nazrene étant bel et bien un groupe de black, et même s'ils ne sont pas déguisés en pandas toxicos, ça ne les empêche apparemment pas d'être des gros fachos de merde, si j'en crois ce que j'ai lu. Bref, black, death ou musette on s'en fout, c'est des fachos, donc de la merde. - Samael : "Antigod EP"
Suis-je à même de juger un EP de Samael ? Ben ouais ! kessjenaiàfouth d'abord ! Donc, tant que Phil nous a pas fait son post "Black Metal For Dummies", j'y vais de ma chronique d'ignorant. Alors moi Samael, ce que j'en sais, c'est qu'ils sont suisses, et que Ercan aime bien, sauf leur album de 2009 qui effectivement, est bien pourri. Ici, c'est certes mieux, mais c'est plein de claviers et de voix désagréables. Du black quoi... Or, je sais pas si je vous l'ai déjà dit, mais moi le black... - Sodom : "In War And Pieces"
Le thrash et l'Allemagne, c'est une belle et grande histoire. Et dans cette histoire, Sodom fait un peu office de référence ultime, au même titre que Kreator ou Destruction. Ça fait plaisir de voir que près de 30 après sa création, le groupe garde une hargne intacte, et propose un album de thrash couillu, plus varié que ce qu'ils ont pu proposer par le passé, et doté de la pochette la plus métal de l'année ! Alors certes, c'est pas hyper fin, mais bon, c'est du thrash allemand aussi... - Zoroaster : "Matador"
Encore du sludge, et encore à côté de la plaque. ça tourne très vite en rond, et la voix est horripilante au possible. - 7 Weeks : "All Channels Off"
Chez les français de 7 weeks, on aime visiblement beaucoup bien les Queens Of The Stone Age. Et s'ils sont assez bons pour éviter la case de la copie conforme, ils ont le même défaut rédhibitoire que QOTSA : un chant nonchalant et non investi, qui manque cruellement d'énergie. Dommage...
mardi 9 novembre 2010
Samael : Antigod
Samael, j'adore. Je vénère même.Ces Suisses francophones ont réussi depuis l'inénarrable Passage (1996) à se dédouaner de leur origines black pour un délire symphonico-industriel à faire peur à Wagner sans jamais tomber dans les travers des clowns de kermesse scandinave dont ils auraient pu partager la destinée sans cette touche unique qui les caractérise.
La seule (et énorme) faute de parcours est sans nul doute l'ignoble Above de 2009, projet parallèle de Xy (compositeur principal) finalement sorti sous le label Samael : une sorte de retour aux origines complètement loupé et carrément inutile.
De sang a coulé dans le Styx depuis puisque Samael s'apprête à nous offrir le 19 novembre prochain un EP totalement dispensable s'il ne contenait pas un nouveau titre sobrement dénommé Antigod, qui s'écoute ici et qui redonne sacrément espoir en vue du prochain album au printemps 2011.
dimanche 10 mai 2009
Durbuy Rock 2009 -- "Faites du bruit Durbuy"
Ca faisait un moment que je m'étais quasiment juré de ne plus mettre les pieds dans un festival, mais que voulez-vous, il n'y a que les fans de Slayer qui ne changent pas d'avis...
C'est donc avec grand plaisir que j'ai laissé le Phil m'emmener à Bomal pour cette treizième édition du Durbuy Rock. Le crochet par Bastogne pour la séance mitraillette nous a malheureusement privés des premiers groupes de la journée, ainsi que, accessoirement, l'envie de faire du stage-diving avant la tombée de la nuit.
Nous sommes donc arrivés au moment où les Américains de Horse The Band concluaient leur set, signant une performance leur attribuant la palme des "zarbis du jour" : des guitares vaguement death et un chant scream/growl accompagnés par un synthé genre Bontempi et un... triangle. Je n'invente rien, le type au triangle était super motivé et convaincu que son instrument faisait toute la différence. Je n'ai pas distingué de cable reliant ce bout de métal à une disto, peut-être n'y ont-ils pas encore pensé.
Un de nos objectifs pour ce jour était de se remplir les cages à miel des bons décibels pondus par Hacride, et les Français ne nous ont pas déçus. Tout d'abord ils jouaient sur la scène extérieure (remarque importante pour la suite), mais en plus ils ont osé jouer deux des plus longs morceaux de Lazarus, pour notre plus grand plaisir.
La mauvaise nouvelle, c'est que l'horaire (à savoir quarante minutes à partir de 15h) était absolument indigne d'un groupe de cette trempe. Résultat, un public plus que clairsemé et mollasson comme un gros pourceau qui vient de s'enfiler, euh... au hasard, une mitraillette. Malgré cette désillusion, le groupe a fourni une solide prestation et le chanteur Sam n'a pas perdu son sourire et sa décontraction. Nous nous sommes empressés d'aller le féliciter juste après, et il nous a fait part d'une "possible date au Luxembourg à la rentrée". Je signe à deux mains, no soucy !!!
On repasse devant la scene intérieure pour y découvrir un groupe dont la description m'avait alléché : Amen Ra, "groupe belge culte du post-hardcore down-tempo". Tout un programme non ? En fait, le programme a fait flop au bout d'un morceau et demi, vu que la musique, bien que lourdissime à souhait, ne proposait que des accords plaqués paresseusement sur un faux rythme doom/sludge, et n'offrait donc que trop peu de variation.
Mais il nous a tout de même été donné d'assister à une grande première (?) dans ce genre d'évènement : le chanteur a chanté L'INTEGRALITE du set dos au public. Combiné au fait que son "chant" était plutot une succession de cris stridents désarticulés, que même à côté Brutal Truth parait propre sur soi, vous imaginez aisément que cette "expérience" fut plutot déplaisante.
Re-scène extérieure, et commence notre long pélerinage dans la jungle du hardcore pur et dur, avec cinq gosses rassemblés dans une formation nommée Trapped Under Ice. C'est vilain, minimaliste, pas communicatif, et en plus à force de se démener et de gueuler à pleins poumons, le chanteur passe le dernier quart de chaque chanson à reprendre son souffle en zappant un mot sur deux. Bref, il y a encore du chemin à faire, et c'est pas ce genre de prestation qui va me réconcilier avec le hardcore, rumine-je dans ma barbe.
Phil et moi choisissons le moment pour nous dégourdir les jambes et méditer devant l'Ourthe sereine, ce qui nous fait manquer une grande partie de Sidilarsen, une formation electro-metal de Toulouse. Je regrette un peu ce timing, car ce que j'ai pu en entendre se laissait écouter avec un certain plaisir, malgré le côté un peu démodé de cette frange du metal. C'était assez proche de Mass Hysteria, avec des moments sympathiques et propices à déclencher le "vautchon" (comme on dit dans la région), genre une reprise du Breathe de Prodigy, etc. Sans doute la petite surprise de la journée, en ce qui me concerne... à creuser.
Sur la scène extérieure, une autre formation hardcore (Stick To Your Guns) n'a pas tardé à aligner les sempiternels accords à la mords-moi-l'noeud qu'on avait du subir une petite heure plus tôt. Circulez, y a rien à voir : on décide de splitter pour un casse-dalle en dehors de l'enceinte du festival.
Un crapuleux burger plus tard, nous prenons nos positions dans la salle pour savourer notre dessert, à savoir la venue des Marseillais de Dagoba. Franky fait son sound-check lui-même, et en rajoute des tonnes, mais on s'aperçoit déjà que l'acoustique de la salle ne va pas servir le style d'un groupe comme Dagoba.
Et dès les premières notes du set, c'est la grosse bouse acoustique : bien que très impressionnant à contempler, Franky et sa double caisse bouffent complètement le reste. Regards interrogés vers le type en charge à la table de mixage, mais pas de réaction... J'en parle à la personne à côté de moi pour être sûr que ce n'est pas moi qui deviens sourd, mais non, pas de doute. Une fameuse déconvenue pour un groupe qui doit encore prouver, en ce qui me concerne, que Face The Colossus mérite mieux sur scène que sur platine... La bouillie n'empêchera pas les (nombreux) inconditionnels de s'en donner à coeur joie, et nous assisterons même au seul wall of death de la journée pendant ce set.
Le groupe suivant ne nous consolera pas vraiment, puisqu'il se produit sur la scène extérieure, et l'agenda est tel que après Hacride, seuls des formations hardcore y sévissent. C'est donc au tour de Born From Pain, et allons-y pour une petite heure de musique qui se veut rebelle mais qui reste une des plus formatées, tous genres compris. L'ennui s'installe et les gosiers engloutissent mousse sur mousse.
La nuit tombe et la première (?) grosse pointure arrive sur le podium intérieur :The Milka Boys Samael. Phil et moi avions déjà eu l'occasion d'échanger nos points de vue (convergents) à propos du dernier album, dans lequel le quatuor n'a heureusement pas trop pioché pendant le set. Mais fourtt de nondikass, c'est pas pour autant que celui-ci était emballant. La faute derechef à ce putain de son pourri dans cette putain de salle de putain d'omnisports. On s'est rendu compte que se placer complètement décalés vis-à-vis de la scène améliorait légèrement l'acoustique, ce qui est un comble. Mais bon, je retiens surtout la première place de poseur attribuée sans hésitation au chanteur Vorph, dont le talent de communication reste en mode rase-mottes malgré ses vingt-plus années d'expérience (la majorité de ses interventions consistant à exhorter le public à scander HEY-HEY-HEY à l'unisson)... Bref, on commençait à devenir de mauvaise humeur, et nous n'avons pu tromper l'ennui que grâce à l'arrivée de LG Petrov et Alex Hellid sur le stand de Entombed. Il était révélateur de constater que les grands maitres du Death Metal suédois animaient eux-mêmes leur merchandising. Ma gorge se serra un instant.
De guerre lasse, nous nous sommes dirigés pour la dernière fois vers le podium extérieur pour y subir les assauts de la grrrrrande tête d'affiche hardcore, à savoir les losangeliens de Terror. Après avoir vu les artworks sur les T-shirts en vente, que je considère comme les plus moches depuis la pochette d'un certain Poison, j'avais un a-priori ultra négatif. Et là, je dois avouer... ce fut la deuxième surprise de la soirée. Musicalement, on ne pouvait pas attendre grand chose de cette formation, mais au niveau de la présence sur scène... c'était du jamais vu. En particulier le bassiste, le plus remuant de la création depuis Frank Bello, et surtout le chanteur, qui doit dépenser facile 200.0000 calories en l'espace d'un concert. Hallucinant. Le plus beau, c'était l'appel non dissimulé à mettre le boxon : "We're not fucking rock stars. This stage is your stage. I want to see some serious stage-diving. You, you, you, you and you : you are going to stage-dive on the next song." Et il allait jusqu'à laisser son micro pour laisser un fan le remplacer le temps d'un couplet. Inutile de dire que les circle-pits se sont enchainés... Un bon petit moment de divertissement, qui m'a redonné envie d'écouter Deviate et Downset. Pas Hatebreed hein, faut pas exagérer.
Minuit approchait et les messies du mal allaient enfin arriver... Entombed, un des groupes que je me suis juré de voir sur scène avant ma/leur disparition. Oui, c'était la première fois pour moi... donc, comme le puceau que je suis, et voulant éviter la déconvenue des groupes les ayant précédés sur la scène intérieure, je me suis dit que le moins risqué (acoustiquement) serait de se positionner contre ladite scène. Eh ben c'était la meilleure idée de la journée. Le son était tout de suite mille fois meilleur, pas cristallin mais c'est chose impossible dans ce genre de manifestation. Nous étions quasiment à portée de main de Alex Hellid, qui oeuvre désormais seul à la gratte -- un putain de sacerdoce, si vous voulez mon avis. Mais il a tenu bon, en donnant un sens à l'expression "jouer les yeux fermés", aidé par de solides Nico Elgstrand (basse) et Olle Dahlstedt (percu). Le chant de LG était difficilement audible, mais c'était un semi-problème vu que le chanteur était très visiblement plein comme une barrique, au point que c'en devenait pathétique par moments.
Il range sa clope dans sa poche, s'emmêle les pinceaux dans les cables des grattes, chancelle et vacille... un vrai branquignol. Quant au set, il nous a faits voyager du début à la fin de la carrière du groupe, avec des titres comme Sinners Bleed, Night Of The Vampire, Damn Deal Done, ainsi qu'un To Ride, Shoot Straight And Speak The Truth sorti tout droit de mes phantasmes... Un minimum de présence scénique, mais un maximum d'impact. Lorsque LG quitte la scène avant le rappel, j'ai un pincement au coeur : aucun morceau de Wolverine Blues, un des albums que je porte au pinacle depuis 1993. Le quatuor se représente sur scène pour le rappel convenu et joue cinq autres morceaux que je vous donne en mille : Morning Star / Demon / Wolverine Blues / Out Of Hand / [connais pas]. Autant dire que j'ai fini ce Durbuy Rock en mode "sévèrement burné"... signe du destin, j'ai pratiquement découvert sous ma semelle un médiator d'Alex... y a des soirs comme ça...
Dans la purée de pois qui nous a accompagnés sur le retour, le larsen résonnait dans mes oreilles et semblait me projeter continuellement aux premières secondes de Eyemaster : "I Am The Way"...
/V\
C'est donc avec grand plaisir que j'ai laissé le Phil m'emmener à Bomal pour cette treizième édition du Durbuy Rock. Le crochet par Bastogne pour la séance mitraillette nous a malheureusement privés des premiers groupes de la journée, ainsi que, accessoirement, l'envie de faire du stage-diving avant la tombée de la nuit.Nous sommes donc arrivés au moment où les Américains de Horse The Band concluaient leur set, signant une performance leur attribuant la palme des "zarbis du jour" : des guitares vaguement death et un chant scream/growl accompagnés par un synthé genre Bontempi et un... triangle. Je n'invente rien, le type au triangle était super motivé et convaincu que son instrument faisait toute la différence. Je n'ai pas distingué de cable reliant ce bout de métal à une disto, peut-être n'y ont-ils pas encore pensé.
Un de nos objectifs pour ce jour était de se remplir les cages à miel des bons décibels pondus par Hacride, et les Français ne nous ont pas déçus. Tout d'abord ils jouaient sur la scène extérieure (remarque importante pour la suite), mais en plus ils ont osé jouer deux des plus longs morceaux de Lazarus, pour notre plus grand plaisir.
La mauvaise nouvelle, c'est que l'horaire (à savoir quarante minutes à partir de 15h) était absolument indigne d'un groupe de cette trempe. Résultat, un public plus que clairsemé et mollasson comme un gros pourceau qui vient de s'enfiler, euh... au hasard, une mitraillette. Malgré cette désillusion, le groupe a fourni une solide prestation et le chanteur Sam n'a pas perdu son sourire et sa décontraction. Nous nous sommes empressés d'aller le féliciter juste après, et il nous a fait part d'une "possible date au Luxembourg à la rentrée". Je signe à deux mains, no soucy !!!On repasse devant la scene intérieure pour y découvrir un groupe dont la description m'avait alléché : Amen Ra, "groupe belge culte du post-hardcore down-tempo". Tout un programme non ? En fait, le programme a fait flop au bout d'un morceau et demi, vu que la musique, bien que lourdissime à souhait, ne proposait que des accords plaqués paresseusement sur un faux rythme doom/sludge, et n'offrait donc que trop peu de variation.
Mais il nous a tout de même été donné d'assister à une grande première (?) dans ce genre d'évènement : le chanteur a chanté L'INTEGRALITE du set dos au public. Combiné au fait que son "chant" était plutot une succession de cris stridents désarticulés, que même à côté Brutal Truth parait propre sur soi, vous imaginez aisément que cette "expérience" fut plutot déplaisante.Re-scène extérieure, et commence notre long pélerinage dans la jungle du hardcore pur et dur, avec cinq gosses rassemblés dans une formation nommée Trapped Under Ice. C'est vilain, minimaliste, pas communicatif, et en plus à force de se démener et de gueuler à pleins poumons, le chanteur passe le dernier quart de chaque chanson à reprendre son souffle en zappant un mot sur deux. Bref, il y a encore du chemin à faire, et c'est pas ce genre de prestation qui va me réconcilier avec le hardcore, rumine-je dans ma barbe.
Phil et moi choisissons le moment pour nous dégourdir les jambes et méditer devant l'Ourthe sereine, ce qui nous fait manquer une grande partie de Sidilarsen, une formation electro-metal de Toulouse. Je regrette un peu ce timing, car ce que j'ai pu en entendre se laissait écouter avec un certain plaisir, malgré le côté un peu démodé de cette frange du metal. C'était assez proche de Mass Hysteria, avec des moments sympathiques et propices à déclencher le "vautchon" (comme on dit dans la région), genre une reprise du Breathe de Prodigy, etc. Sans doute la petite surprise de la journée, en ce qui me concerne... à creuser.
Sur la scène extérieure, une autre formation hardcore (Stick To Your Guns) n'a pas tardé à aligner les sempiternels accords à la mords-moi-l'noeud qu'on avait du subir une petite heure plus tôt. Circulez, y a rien à voir : on décide de splitter pour un casse-dalle en dehors de l'enceinte du festival.
Un crapuleux burger plus tard, nous prenons nos positions dans la salle pour savourer notre dessert, à savoir la venue des Marseillais de Dagoba. Franky fait son sound-check lui-même, et en rajoute des tonnes, mais on s'aperçoit déjà que l'acoustique de la salle ne va pas servir le style d'un groupe comme Dagoba.
Et dès les premières notes du set, c'est la grosse bouse acoustique : bien que très impressionnant à contempler, Franky et sa double caisse bouffent complètement le reste. Regards interrogés vers le type en charge à la table de mixage, mais pas de réaction... J'en parle à la personne à côté de moi pour être sûr que ce n'est pas moi qui deviens sourd, mais non, pas de doute. Une fameuse déconvenue pour un groupe qui doit encore prouver, en ce qui me concerne, que Face The Colossus mérite mieux sur scène que sur platine... La bouillie n'empêchera pas les (nombreux) inconditionnels de s'en donner à coeur joie, et nous assisterons même au seul wall of death de la journée pendant ce set.Le groupe suivant ne nous consolera pas vraiment, puisqu'il se produit sur la scène extérieure, et l'agenda est tel que après Hacride, seuls des formations hardcore y sévissent. C'est donc au tour de Born From Pain, et allons-y pour une petite heure de musique qui se veut rebelle mais qui reste une des plus formatées, tous genres compris. L'ennui s'installe et les gosiers engloutissent mousse sur mousse.
La nuit tombe et la première (?) grosse pointure arrive sur le podium intérieur :
De guerre lasse, nous nous sommes dirigés pour la dernière fois vers le podium extérieur pour y subir les assauts de la grrrrrande tête d'affiche hardcore, à savoir les losangeliens de Terror. Après avoir vu les artworks sur les T-shirts en vente, que je considère comme les plus moches depuis la pochette d'un certain Poison, j'avais un a-priori ultra négatif. Et là, je dois avouer... ce fut la deuxième surprise de la soirée. Musicalement, on ne pouvait pas attendre grand chose de cette formation, mais au niveau de la présence sur scène... c'était du jamais vu. En particulier le bassiste, le plus remuant de la création depuis Frank Bello, et surtout le chanteur, qui doit dépenser facile 200.0000 calories en l'espace d'un concert. Hallucinant. Le plus beau, c'était l'appel non dissimulé à mettre le boxon : "We're not fucking rock stars. This stage is your stage. I want to see some serious stage-diving. You, you, you, you and you : you are going to stage-dive on the next song." Et il allait jusqu'à laisser son micro pour laisser un fan le remplacer le temps d'un couplet. Inutile de dire que les circle-pits se sont enchainés... Un bon petit moment de divertissement, qui m'a redonné envie d'écouter Deviate et Downset. Pas Hatebreed hein, faut pas exagérer.
Minuit approchait et les messies du mal allaient enfin arriver... Entombed, un des groupes que je me suis juré de voir sur scène avant ma/leur disparition. Oui, c'était la première fois pour moi... donc, comme le puceau que je suis, et voulant éviter la déconvenue des groupes les ayant précédés sur la scène intérieure, je me suis dit que le moins risqué (acoustiquement) serait de se positionner contre ladite scène. Eh ben c'était la meilleure idée de la journée. Le son était tout de suite mille fois meilleur, pas cristallin mais c'est chose impossible dans ce genre de manifestation. Nous étions quasiment à portée de main de Alex Hellid, qui oeuvre désormais seul à la gratte -- un putain de sacerdoce, si vous voulez mon avis. Mais il a tenu bon, en donnant un sens à l'expression "jouer les yeux fermés", aidé par de solides Nico Elgstrand (basse) et Olle Dahlstedt (percu). Le chant de LG était difficilement audible, mais c'était un semi-problème vu que le chanteur était très visiblement plein comme une barrique, au point que c'en devenait pathétique par moments.
Il range sa clope dans sa poche, s'emmêle les pinceaux dans les cables des grattes, chancelle et vacille... un vrai branquignol. Quant au set, il nous a faits voyager du début à la fin de la carrière du groupe, avec des titres comme Sinners Bleed, Night Of The Vampire, Damn Deal Done, ainsi qu'un To Ride, Shoot Straight And Speak The Truth sorti tout droit de mes phantasmes... Un minimum de présence scénique, mais un maximum d'impact. Lorsque LG quitte la scène avant le rappel, j'ai un pincement au coeur : aucun morceau de Wolverine Blues, un des albums que je porte au pinacle depuis 1993. Le quatuor se représente sur scène pour le rappel convenu et joue cinq autres morceaux que je vous donne en mille : Morning Star / Demon / Wolverine Blues / Out Of Hand / [connais pas]. Autant dire que j'ai fini ce Durbuy Rock en mode "sévèrement burné"... signe du destin, j'ai pratiquement découvert sous ma semelle un médiator d'Alex... y a des soirs comme ça...Dans la purée de pois qui nous a accompagnés sur le retour, le larsen résonnait dans mes oreilles et semblait me projeter continuellement aux premières secondes de Eyemaster : "I Am The Way"...
/V\
mardi 3 mars 2009
Les sorties de la semaine - II
Sacrée fournée en effet...
- SAMAEL : "Above"
Ces sacrés Suisses nous étonneront toujours. Palliant l'absence de côtes par une abondance de liquide d'un autre genre dans les coffres de leurs banques, les Helvètes nous ont déjà démontré à plus d'une reprise leur talent à manier la distorsion tant et si bien qui quiconque ayant déjà jeté une oreille à Coroner ou, plus récemment, aux excellents cyber-métalleux de Sybreed ne serait rien de mieux qu'un converti que l'on prêche.
Samael ne déroge évidemment pas à la règle, loin s'en faut...
Auteurs en 1996 de "Passage", l'un des plus immenses albums de l'histoire du metal, réitérant l'exploit en 2004 avec "Reign Of Light", assurant l'essentiel avec le très bon Solar Soul de 2007, nos braves gus étaient pour le moins attendus au tournant avec ce "Above" d'abord annoncé comme un projet parallèle de Xy, compositeur principal, puis finalement ramené dans le giron du vaisseau mère samaelien.
Résultat?
La catastrophe :-)
Soyons clair : je vois d'ici les fans de la première heure, les hordes de clampins accrochés à cette période black du début des années 90 qui m'a toujours donné envie de rayer la Scandinavie de la carte, faire des bonds de joie dans le tintamarre de leurs bracelets en skaï clouté made in China devant ce MINABLE retour en arrière sans AUCUNE inspiration, mais il est honnêtement permis de se demander si l'on doit rire ou pleurer face à un spectacle aussi décevant. Des tas de groupes puisent dans leurs origines pour réaliser des choses sublimissimes (qui a dit Death Magnetic?), mais là... On se retrouve donc complètement atterré à essayer de s'enfiler les 11 morceaux de cet... album sans s'évanouir d'ennui... ou de honte... Aucune plage relevant l'autre, platitude généralisée, tournures faciles et téléphonées, production d'amateur (où est Vorph? et où sont les instruments? c'est du mono ou quoi?), et j'en passe et des meilleures. Ou des pires, c'est selon.
D'ores et déjà LA déception de l'année...
- BURIED INSIDE : "Spoils Of Failure"
Il était grand temps que ces gamins donnent une suite à l'oppressant "Chronoclast" de 2005 et force est d'avouer que l'attente en valait la peine. Huit morceaux numérotés de I à VIII et autant de briques atterrissant dans le ventre comme de l'huile bouillante. Un postcore sludgy du meilleur effet, maniaco-dépressif à souhait, sans concession aucune. Du tout bon boulot...
- THE AGONIST : "Lullabies For The Dormant Mind"
Vous vous êtes déjà demandés ce que pouvait donner le croisement d'un opéra-metal aux refrains d'Eurovision à la Within Temptation avec les beuglements bestiaux des plus tarés des deathcoreux? Ben cherchez plus, ça donne The Agonist... Curiosité à mi-chemin entre les deux mondes évoqués, par moments sacrément efficace, à d'autres plutôt rigolo, un disque qui fait plaisir, à défaut d'être révolutionnaire.
- THE MILES BETWEEN : "Deceiver"
Beeeeeeeerrrrrgggghhhhh !!!!!!!!! Vous en voulez encore du metalcore qui fait fondre la gueule? Bouffez-moi ça alors. Sérieux, ça vaut le détour!
- OBSCURA : "Cosmogenesis"
Fans d'Atheist, de Cynic et de Death, levez la main. Maintenant rabaissez-là et téléchargez-moi ce truc rapidement. Inutile de s'y étaler longuement: du death de grand art, technique à souhait, archi-travaillé, parfois carrément prog, ça ne court pas tant que ça les rues. Les connaisseurs apprécieront...
Mention particulière, en passant, à l'EP éponyme de Shaping The Random, déjà relevé dans le post précédent. 14 minutes qui se réécoutent sans fin... \m/
- SAMAEL : "Above"
Ces sacrés Suisses nous étonneront toujours. Palliant l'absence de côtes par une abondance de liquide d'un autre genre dans les coffres de leurs banques, les Helvètes nous ont déjà démontré à plus d'une reprise leur talent à manier la distorsion tant et si bien qui quiconque ayant déjà jeté une oreille à Coroner ou, plus récemment, aux excellents cyber-métalleux de Sybreed ne serait rien de mieux qu'un converti que l'on prêche.
Samael ne déroge évidemment pas à la règle, loin s'en faut...
Auteurs en 1996 de "Passage", l'un des plus immenses albums de l'histoire du metal, réitérant l'exploit en 2004 avec "Reign Of Light", assurant l'essentiel avec le très bon Solar Soul de 2007, nos braves gus étaient pour le moins attendus au tournant avec ce "Above" d'abord annoncé comme un projet parallèle de Xy, compositeur principal, puis finalement ramené dans le giron du vaisseau mère samaelien.
Résultat?
La catastrophe :-)
Soyons clair : je vois d'ici les fans de la première heure, les hordes de clampins accrochés à cette période black du début des années 90 qui m'a toujours donné envie de rayer la Scandinavie de la carte, faire des bonds de joie dans le tintamarre de leurs bracelets en skaï clouté made in China devant ce MINABLE retour en arrière sans AUCUNE inspiration, mais il est honnêtement permis de se demander si l'on doit rire ou pleurer face à un spectacle aussi décevant. Des tas de groupes puisent dans leurs origines pour réaliser des choses sublimissimes (qui a dit Death Magnetic?), mais là... On se retrouve donc complètement atterré à essayer de s'enfiler les 11 morceaux de cet... album sans s'évanouir d'ennui... ou de honte... Aucune plage relevant l'autre, platitude généralisée, tournures faciles et téléphonées, production d'amateur (où est Vorph? et où sont les instruments? c'est du mono ou quoi?), et j'en passe et des meilleures. Ou des pires, c'est selon.
D'ores et déjà LA déception de l'année...
- BURIED INSIDE : "Spoils Of Failure"
Il était grand temps que ces gamins donnent une suite à l'oppressant "Chronoclast" de 2005 et force est d'avouer que l'attente en valait la peine. Huit morceaux numérotés de I à VIII et autant de briques atterrissant dans le ventre comme de l'huile bouillante. Un postcore sludgy du meilleur effet, maniaco-dépressif à souhait, sans concession aucune. Du tout bon boulot...
- THE AGONIST : "Lullabies For The Dormant Mind"
Vous vous êtes déjà demandés ce que pouvait donner le croisement d'un opéra-metal aux refrains d'Eurovision à la Within Temptation avec les beuglements bestiaux des plus tarés des deathcoreux? Ben cherchez plus, ça donne The Agonist... Curiosité à mi-chemin entre les deux mondes évoqués, par moments sacrément efficace, à d'autres plutôt rigolo, un disque qui fait plaisir, à défaut d'être révolutionnaire.
- THE MILES BETWEEN : "Deceiver"
Beeeeeeeerrrrrgggghhhhh !!!!!!!!! Vous en voulez encore du metalcore qui fait fondre la gueule? Bouffez-moi ça alors. Sérieux, ça vaut le détour!
- OBSCURA : "Cosmogenesis"
Fans d'Atheist, de Cynic et de Death, levez la main. Maintenant rabaissez-là et téléchargez-moi ce truc rapidement. Inutile de s'y étaler longuement: du death de grand art, technique à souhait, archi-travaillé, parfois carrément prog, ça ne court pas tant que ça les rues. Les connaisseurs apprécieront...
Mention particulière, en passant, à l'EP éponyme de Shaping The Random, déjà relevé dans le post précédent. 14 minutes qui se réécoutent sans fin... \m/
Les sorties de la semaine
Belle fournée en ce début mars...
- Shaping The Random : "Shaping The Random" EP
4 courts titres pour ce groupe de post hardcore pas trop mal foutu, à la voix criarde mais pour une fois audible dans ce style de musique... - Chaoswave : "Dead Eye Dreaming"
Une fois n'est pas coutume, c'est à un groupe italien que nous avons à faire... Sarde même pour la précision géographique... Et musicalement, c'est un groupe assez original qui mèle avec aisance le progressif ultra technique cher à Dream Theater à une puissance et un énoooorme son qu'on retrouve plutôt du côté de Meshuggah ou Fear Factory, avec un chant assuré par un duo masculin/féminin super mélodieux, sans tomber dans la soupe heavy ou le marasme gothique mes couilles à la Nightwish/WithinTemptation et toutes les merdes du genre... Une bonne surprise en somme. - Sylosis : "Conclusion Of An Age"
Le thrash anglais n'est pas commun, mais là, on a à faire à des maîtres du genre... Musicalement, c'est quelque part entre le Metallica cher à nos glorieuses eighties, le tout mâtiné d'une touche death mélodique à la suédoise, voire parfois de groupes comme Killswitch Engage... Le tout porté par une voix puissante, pas très mélodieuse, certes, mais bien couillue et assez variée pour ne pas être lassante. - Entwine : "Painstained"
Une fois encore, un groupe qui mélange les genres avec audace et brio... Ici, on est face à des finlandais qui pratiquent un rock/metal mélodique, teinté d'ambiances gothiques, à la voix suave, presque pop, enrichi de quelques riffs bien gras comme on les aime... - Samael : "Above"
Je sais qu'Ercan attend cet album de pied ferme, je ne lui soufflerai donc pas la politesse et lui laisse le plaisir de nous en faire une vraie belle chronique dont il a le secret. - Nashville Pussy : "From Hell To Texas"
Si vous ne connaissez pas Nashville Pussy, jetez vous sur ce groupe de hard'n'rock'n'metal'n'roll texan qui décoiffe, le genre à faire passer Motorhead pour des vieux papys sur le retour... Et pourquoi pas commencer par cet album qui est parfait dans le style Nashville Pussy-ien... Et si vous connaissez déjà, vous serez pas déçu. - Various Artists : "Year Of The Cycos"
Depuis quelques années, Mike Muir ne trouve plus vraiment sa place sur la scène métal... D'ailleurs, s'agit-il toujours bien de Metal? Plus ou moins, Suicidal tendencies fournissant encore et toujours son quota de gros riffs bien gras, mais la frontière est souvent mince entre ST, Infectious Grooves, qui lui explore la facette funk-core du Muir, Cyco Miko, qui est un peu entre les deux, voire même plus punk... Vous avez du mal à suivre ? ben moi aussi à vrai dire, surtout avec ce "Year Of The Cycos" qui est une compile de nouveaux morceaux de tous les groupes précités... Un joyeux bordel donc, mais qui n'arrive pas à la moitié de la chaussette blanche de ce que ST a pu fournir dans les années 80 et 90... - The Prodigy : "Invaders Must Die"
Prodigy est de retour !! la bonne blague... D'ailleurs, à l'écoute de cette daube, j'aurais préféré que ce soit une blague. - CDC : "Burn"
- CDC : "Bonjour, nous faisons du gros hardcore bien méchant et on vient mettre des tatanes dans la gueule à ta race..."
- Butt : "Ouais ben faites la queue comme tout le monde hein !"
En voilà, un mois qui commence bien !
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