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lundi 18 juillet 2011

Oil Carter : "The Punisher"

Je vous ai déjà brièvement parlé des toulonnais de Oil Carter, aperçus en coup de vent au Sonisphere, mais j'en suis encore décoiffé. Ils sont aussi les voisins de répète de Jo, qui leur met la pression pour qu'ils viennent nous faire un petit coucou sur Hail & Kill. En attendant, dites moi pas un peu si c'est pas le meilleur groupe de southern metal stoner sludge di monde ça ???


dimanche 10 juillet 2011

The Big FUCKING Four au Sonisphere, Amnéville, France

Il ne me restait plus grand chose à voir dans ma chienne de vie, et maintenant que les Big Four se sont étalés devant mes yeux ébahis, je crois que je peux tranquillement me retirer de la vie publique et renoncer définitivement aux festivals.

Commençons par les détails qui fâchent. L'organisation d'un festival comme le Sonisphere (qui a quand même accueilli 75 000 visiteurs sur deux jours) nécessite rigueur, professionnalisme, sérieux, et expérience. Autant de qualités qui faisaient visiblement défaut aux rigolos qui ont choisi le site, réparti sur trois étages, reliés par un couloir ridiculement étroit; à ceux qui ont décidé qu'il fallait des tickets pour la bouffe, mais pas pour les boissons, sauf au premier niveau, où il en fallait aussi pour les boissons, mais des autres. Du coup, pour avoir un hamburger, une frite et un coca, j'ai du faire 4 fois la file, 15 minutes à chaque fois. Et la cerise sur le gâteau, c'était l'accès au pit, accordé selon un principe de "premier arrivé premier servi" ultra foireux, complété par un accès à la tête du client, la fosse étant isolée par des barrières (qui se sont effondrées pendant le concert de Metallica, évitant la catastrophe de peu). Ajoutons à ça une gestion du parking calamiteuse (nous on était garé plus loin donc pas de soucis, mais il paraît que certains ont mis trois heures à en sortir !), un service d'ordre largement dépassé, et on aurait franchement pu connaître le pire festival de toute l'histoire de l'humanité. 

Ce qui a vraiment sauvé l'affaire, c'est les groupes ! Répartis sur deux scènes se faisant face, en alternance avec pour ainsi dire aucun temps mort, la musique a finalement remporté la victoire et balayé les manquements limite graves de l'orga. 

Mass Hysteria ouvrait les hostilités. Fidèles à eux-mêmes, ils ont chauffé le public à blanc avec leur métal industriel festif et jumpant, dans la bonne humeur et les bavardages incessants du chanteur. Mention particulière au magnfique circle pit dans lequel se sont lancés le chanteur et le guitariste, donnant du fil à retordre à la technique, et les premières sueurs froides à une sécurité déjà dépassée.

Diamond Head enchaîne sur la grande scène. Groupe mythique surtout grâce aux 4 morceaux que Metallica a repris à son compte (Am I Evil ?, Helpless, It's Electric et Sucking My Love), le groupe n'a pas vraiment convaincu, la faute à une interprétation mollassonne et à un nouveau chanteur sorti d'on ne sait où, coiffé comme Tintin et chantant comme une version du pauvre de David Coverdale. Anecdotique donc, même si on s'est vite douté que les membres originels du groupe allaient sans doute finir sur scène avec le Big Four pour la jam finale.

Loudblast maîtrise son sujet avec son death mélodique et original, mais je n'ai pas vraiment pu profiter du show, tout excité que j'étais à l'idée de revoir Anthrax une fois encore. Malgré tout, j'étais quand même content d'entendre les morceaux de Sublime Dementia et Cross The Threshold, ce dernier étant un de mes morceaux préférés de death du monde ! Emptiness Crushes My Soul, tiré du dernier album, fonctionne aussi particulièrement bien sur scène.

Le premier des Big Four met tout de suite tout le monde d'accord en ouvrant le set par un Caught In A Mosh survitaminé, suivi par un Got The Time d'enfer, et le reste du set, qui comme à l'accoutumée fait la part belle à Among The Living, est juste excellent. Andreas Kisser assure son intérim de remplacement de Scott Ian comme un chef, allant jusqu'à reprendre la première minute de Refuse/Resist avec classe. Un grand type, dommage que Sepu ne soit plus que l'ombre de ce qu'il a été. Le nouveau morceau, Fight'em Til You Can't, s'intègre parfaitement au set du groupe, laissant augurer le meilleur pour l'album à venir, annoncé pour septembre. Anthrax reste un des meilleurs groupes que j'ai jamais vu sur scène, et si cette fois était la première où je les voyais de loin (merci le pit VIP de mes couilles), ça m'a permis de vivre le concert différemment, de mieux me concentrer sur l'interprétation (parfaite) de leur catalogue. Mais bon, j'aurais quand même bien mis 2-3 baffes pendant la war dance moi !

Volbeat a assuré un show parfait, démontrant une aisance remarquable alors qu'ils étaient calés entre deux mastodontes, Anthrax et Slayer. Pas impressionné pour un sou, Michael Poulsen harangue un public conquis, allant jusqu'à déclarer que ce soir, le public avait droit au Big 5 ! Bon ok, il m' a piqué ma blague, mais il fallait oser, et le groupe a définitivement montré, si besoin était, qu'il a largement la carrure nécessaire pour devenir aussi légendaire que les précités. Je suis content de les avoir vus au 013, parce qu'à mon avis, c'est fini les clubs pour eux.

A mon âge avancé, c'est dur de se taper Anthrax, Volbeat puis Slayer d'une traite, sans pause, même pas le temps de boire un godet ou de faire pipi ! Mais on ne vit qu'une fois, et je me réjouissais de revoir Slayer, particulièrement en forme ces derniers mois. Je n'ai pas été déçu, ils n'ont pas failli une seconde à leur réputation de tueurs, et ont juste tout déchiré ! La setlist était particulière, le show s'ouvrant sur God Hates Us All, et comprenant le rarissime DittoFUCKINGhead !! Un tout grand moment donc, avec une mention particulière à Gary Holt, remarquable remplaçant de Jeff Hannemann, certes moins connu et plus discret que Kisser, mais assurant ses parties avec un talent indéniable et un plaisir communicatif. Tom Araya était lui aussi en grande forme, c'est juste excellent de le voir avec un sourire jusqu'aux oreilles chanter "That's why it's become my obsession to treat God like an infection"

Exode massif des foules pour éviter de subir la moindre note des calamiteux Papa Roach (défi remporté) et on en profite pour se désaltérer, se sustenter, se soulager et visiter les lieux, avant de tomber par hasard sur une toute petite scène annexe sur laquelle un groupe effectuait son soundcheck. Ils s'appellent Oil Carter, et ça TUE !! Je les ai contactés pour avoir un peu plus de news et de son, on en repalera donc sans doute bientôt.

On revient juste à temps pour Megadeth. J'aime bien Megadeth, mais je suis pas vraiment un fan hardcore. C'était la première fois que je les voyais et si je n'ai pas été déçu, je n'ai pas été non plus ébloui, tout au plus amusé, en particulier par les poses de tueur de Chris Broderick. Dave Mustaine était en voix ce soir, ce qui n'a évidemment rien gâché, au contraire.

On se resauve histoire d'éviter Tarja, qui a gagné l'Eurovision ou un truc comme ça. Une photo de cul plus tard (y me la faut celle-là les gars !), on revient se placer judicieusement pour l'apothéose de la soirée. Les images du Bon, la Brute et le Truand accompagnent The Ecstasy Of Gold, avant que le groupe n'atomise l'assemblée avec un Hit The Lights hallucinant. Metallica est le plus grand groupe de tous les temps. Il n'y a pas de mots pour décrire le ressenti des 2h presque 30 de leçon de musique totale. A chaque fois que je les vois, c'est mieux que la fois d'avant. Je ne suis certes pas objectif, mais je m'en branle. Seule légère ombre au tableau, la désormais classique jam des Big Four a été amputée de Slayer et de Megadeth, déjà repartis à la fin du set de Metallica, mais agrémentée par la présence du guitariste de Diamond Head, pour un Helpless des familles un peu vite expédié à mon goût. Mais c'est comme pour l'orga en fait, j'ai vraiment pas envie de chicaner et de passer mon temps à raler sur ce qui ne s'est pas bien passé ! J'ai passé une excellente journée, vu des excellents concerts, passé du temps avec des gens sympathiques, pour ce qui est sans doute mon tout dernier festival, parce qu'il n'y aura jamais une meilleure affiche que celle d'hier, et que donc dorénavant les Graspop, Sonisphere et autres Dynamo devront se passer de ma présence. Ben oui, c'est qu'on est plus tout jeunes hein ma ptite dame, il est temps de passer le flambeau aux djeuns !


Metallica Setlist

1. Hit the Lights
2. Master of Puppets
3. The Shortest Straw
4. Seek & Destroy
5. Welcome Home (Sanitarium)
6. Ride the Lightning
7. The Memory Remains
8. All Nightmare Long
9. Sad But True
10. The Call of Ktulu
11. One
12. For Whom the Bell Tolls
13. Blackened
14. Fade to Black
15. Enter Sandman
ENCORE
16. Helpless (w/ Diamond Head & Anthrax)
17. Damage, Inc.
18. Creeping Death