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vendredi 5 novembre 2010

Heaven & Hell : Children Of The Sea live @ Wacken, 2009

Contrairement à tout plein de gens, j'ai pas attendu qu'il soit mort pour adorer Ronnie James Dio, qui était juste LE meilleur chanteur de heavy metal, point barre. Bientôt sortira un CD/DVD live de Heaven & Hell, enregistré à Wacken en 2009 où il paraît qu'ils ont tout déchiré. Alors certes, je trouve ça un peu minable de se repaître du cadavre de Dio, mais bon, si l'ensemble du concert est aussi bon que l'extrait ci-dessous, ça vaudra quand même le coup...

samedi 12 juin 2010

Heaven & Hell : "The Mob Rules" Live @ Atlantic City

Le 29 août 2009, Heaven & Hell donne à Atlantic City le dernier concert de la tournée américaine en support de The Devil You Know. Tout le monde l'ignorait à l'époque, mais ce concert fût le dernier donné par Ronnie James Dio, ce qui confère à la vidéo ci dessous des allures de document historique...

samedi 2 janvier 2010

SVT'09 : Grande Dis'

Bon après ceci, il sera relativement aisé de deviner mon podium pour 2009... en fait non, vu que je suis loin d'avoir écouté tout ce qui est sorti cette année. Donc le suspense n'est qu'à moitié défloré.

Mention spéciale pour cette catégorie : Paradise Lost, malgré l'amour sans borne que je voue à Alice In Chains.
  • Alice In Chains Black Gives Way To Blue et Heaven & Hell The Devil You Know – Ex aequo à plus d’un titre ! Les deux groupes partagent pas mal de choses : un come-back, une histoire de chanteur(s), et plus que jamais, la leçon donnée aux jeunots. La comparaison ne s’arrête pas là : les deux albums sont dominés par une paire de plages exceptionnelles, qui jettent une ombre sur le reste, lui-même de bonne facture mais sans être bouleversant. Ce qui frappe avant tout, c’est l’écriture : simple, carrée, sans fioritures et autres branlages de mouches. Ceci dit, je suis peut-être un vieux con, aussi.
  • Between The Buried And Me The Great Misdirect – A l’instar du monumental Crack The Skye, le dernier opus de BtBaM pousse très loin l’innovation dans la construction des compos, alternant les passages rapides et brutaux avec des moments parfois très surprenants, évoquant le jazz ou le rock alternatif. Là où l’approche diffère radicalement de celle de Mastodon, c’est qu’elle enfante un melting-pot que d’aucuns trouveront indigeste, plutôt qu’un ensemble fluide et cohérent. Cela dit, The Great Misdirect offre une expérience qu’il faut à tout prix essayer. Notez que je suis curieux de voir comment le groupe va gérer ses prestations en live…
  • Chaoswave Dead Eye Dreaming – Déçus de Lacuna Coil, ne désespérez pas ! D'autres Italiens reprennent le flambeau délaissé par la bande à Cristina Scabbia, occupée à diluer inexorablement leur metal. Le compos de Chaoswave sont intelligemment construites et offrent quelques passages anthologiques, comme les descentes de tempo dans The Evident ou A Prayer For The Dying.
  • Goes Cube Another Day Has Passed – Fameux morceau que cet album, qui démarre de la meilleure manière qui soit, en proposant trois plages consécutives qui démontrent l’étendue du talent de ces new-yorkais. La suite se tasse un peu, mais pas suffisamment que pour lâcher l’auditeur, qui se trouve confronté à une réalisation schizophrénique, hésitant entre le stoner originel de Fu Manchu et l’adrénaline d’un At The Drive-In. Ce premier essai risque d’en déconcerter plus d’un, mais il mérite cent fois de s’y attarder.
  • Misery Speaks Disciples Of Doom – Malgré le titre, ces Allemands ne flirtent que vaguement avec le genre cité, pratiquant plutôt un metal thrashisant de fort bonne facture. En fait, Disciples Of Doom regorge de bonnes idées, remarquablement traduites en riffs qui s’enchainent avec un sens de la construction que c’en est un bonheur. Pour les pressés, écoutez directement Black Garden, un bijou de huit minutes qui illustre parfaitement le savoir-faire de ces teutons.
  • Mustasch Mustasch – Ces Nordiques deviennent une valeur sûre dans la discothèque de tout headbanger qui se respecte. On ne peut pas vraiment parler de metal mais plutôt de hard rock qui carbure au super, avec quelques touches qui le font sonner moderne : des grattes accordées plus bas que d’ordinaire, ces accords inattendus sur Damn It’s Dark, ces violons lugubres sur Desolate… sans oublier l’intro/outro Tritonus qui me fout la chair de poule chaque fois que le riff principal déboule dans les infra-sons. Un groupe qui, rappelons-le, doit beaucoup au talent de son chanteur.
  • Paradise Lost Faith Divides Us Death Unites Us – A peine croyable, le parcours des Anglais. Après « l’incident » synthpop consumé dans Host, ils font une espèce de chemin inverse depuis. Ce nouvel album renvoie aux temps de Icon, mais on sent que le métier opère. La voix gronde, et les guitares explorant l’infrasonique sont toujours appuyées par leurs consoeurs très aériennes, sur des compos qui ne déçoivent jamais (riff d’anthologie sur Living With Scars). Un vrai régal.

/V\

lundi 28 décembre 2009

Top Album 2009 : 4. HEAVEN & HELL - "The Devil You Know"


Comment résister à la magnificence d'un album tel que ce The Devil You Know ? 40 ans après sa formation, presque 30 ans après la sortie du premier album avec Dio au chant, Black Sabbath est de retour. Car si on passe outre le bullshit légal dû aux Osbournes, c'est bien de Black Sabbath dont il s'agit ici. Ozzy n'a pas plus la paternité du groupe qu'un mouton irlandais. Non pas qu'il n'ait pas été influent sur le groupe, et par extension le hard rock et le metal, mais les riffs, la lourdeur, le groove, on les doit avant tout à Tony Iommi et à Geezer Butler, il faut être stupide pour penser le contraire. Cet album est donc bien un album de Black Sabbath, et ça se ressent dès les premières notes du Atom and Evil qui ouvre cet album. D'une lourdeur insondable, tout en restant mélodique à souhait, le style reconnaissable entre mille d'Iommi explose dans les 30 premières secondes du morceau, avant de prendre une dimension lyrique et épique avec l'arrivée de la voix magnifique de Ronnie James Dio, qui ne nous lâchera pas avant la fin de l'album. Tout en étant en accord parfait avec son héritage, le Black Sabbath version 2009 n'en est pas moins moderne, notamment par le biais d'une production limpide et surpuissante. The Devil You Know démontre, si besoin était, que l'arrière garde du metal en a encore à revendre, et quand le groupe qui a inventé le style sort un des meilleurs albums de l'année, et de sa carrière, en 2009, on a bon espoir pour l'avenir du metal. Il ne reste plus qu'à espérer que Dio se remette bien vite de ses soucis de santé et qu'Heaven & Hell, si c'est vraiment comme ça qu'on doit les appeler, a encore de beaux jours et de grands albums devant lui.


dimanche 10 mai 2009

Le meilleur fan du monde...

Ces derniers jours, tous les sites de news Metal ont posté cette vidéo où on voit un fan de Black Sabbath petter une durite tellement qu'il est content de voir son groupe préféré en vrai... J'avais un peu ignoré le truc, n'ayant pas envie de voir un gamin à mèche y aller de ses éructations prépubères tel un vulgaire fan de Britney Spears ou Rihanna... Puis j'ai quand même craqué et en fait le fan en question est non seulement pas un jeune à mèche mais plutôt un vieux à bide, et en pkus de ça il est à mourir de rire... Regardez donc cette vidéo jusqu'au bout, et si vous vous marrez pas au moins une fois, ben c'est que vous êtes pas drôles...

mercredi 22 avril 2009

La playlist de la semaine : The Heaviest Playlist of The Universe

Le nouveau Black Sabbath m'a surpris par la lourdeur de ses riffs... En, même temps, il s'agit de Black Sabbath, les inventeurs du riff gras et lourd, donc c'est finalement assez logique... En tout cas, ça m'a donné envie de concocter une playlist avec ce que le monde a fait de plus lourdingue ces 40 dernières années... Après la moyenne de 350 bpm de la dernière playlist, on devrait ici retomber aux alentours de 12 bpm...

  • Heaven & Hell : "Atom & Evil" (sur "The Devil You Know" - 2009)
    C'est le morceau d'ouverture du nouveau Sabbath, celui-là même qui m'a donné l'idée de cette playlist.
  • Black Sabbath : "Electric Funeral" (sur "Paranoid" - 1971)
    Certainement le morceau le plus lourd, gras et hopeless de Sabbath si on excepte l'éponyme évidemment, mais je ne voulais pas tomber dans la facilité.
  • Crowbar : "To Carry The Load" (sur "Odd Fellows Rest" - 1998)
    Les empereurs du genre !! Impossible de passer à côté d'eux sur une compile du genre... D'ailleurs impossible de n'en choisir qu'une tant leur discographie est à elle seule la playlist la plus heavy du monde...
  • Down : "Bury Me In Smoke" (sur "NOLA" - 1995)
    Même si Down va souvent puiser dans le caractère plus groovy du stoner, ils peuvent délivrer du gros riff (Kirk n'y étant évidemment pas étranger...), et ce morceau en est sans doute le meilleur exemple.
  • Alice In Chains : "Junkhead" (sur "Dirt" - 1992)
    Il ne faut pas oublier que toute une frange du grunge est dans la droite lignée Sabbathienne, c'est bien joli les chanteurs morts et les unplugged tout ça, mais AIC c'est avant tout "Dirt" et son énorme son.
  • Soundgarden : "Gun" (sur "Louder Than Love" - 1989)
    Il est partout notre ami Chris Cornell... Avant de shaker son booty et de kiffer des biatch au volant de lowriders pimpés par XZibit, il était au volant de Soundgarden, et leur injustement méconnu 2ème album contient des morceaux lourdingues...
  • Type O Negative : "Summer Breeze" (sur "Bloody Kisses" - 1993)
    Pas besoin de commentaires pour ce groupe évident sur une telle compile...
  • Danzig : "Godless" (sur "Danzig III : How The God Kills" - 1992)
    Ce morceau a été un des premiers morceaux au tempo super lent que j'ai jamais entendu, j'en garde des frissons...
  • Length Of Time : "A Devil In A Modern World" (sur "Approach To The New World" - 1997)
    Comme quoi y faut pas forcément venir du fin fond du bayou pour faire des morceaux d'une lourdeur à décoller la rétine... LOT est un des meilleurs groupe issus de notre beau royaume, si pas le meilleur (ouais, même devant Channel, fallait pas splitter voilà). Le tempo est souvent rapide, mais quand ils ralentissent, ça donne envie de décaper un four avec la tête d'un chiot.
  • Chimaira : "Everything You Love" (sur "Chimaira" - 2005)
    Sur leur 3ème (et meilleur) album, se trouve ce morceau incoryable... Tellement lourd que la plupart des gens à qui je le fais écouter meurent en saignant des gencives...
  • Set The Tone : "Dirty Jeans On" (sur "Set The Tone vs. Es La Guerilla" - 2005)
    Quand je disais qu'il fallait pas aller loin... Ce morceau du groupe liégeois est celui que je préfère, principalement à cause d'un chanteur invité dont le nom m'échappe mais qui délivre une ligne de chant magistrale.
  • Alice In Chains : "Dirt" (sur "Dirt" - 1992)
    Deuxième incontournable de la lourdeur sur l'album mythique du groupe.
  • Soundgarden : "I Awake" (sur "Louder Than Love" - 1989)
    Quand je serai grand, je veux être Chris Cornell, mais quand il était jeune...
  • Length Of Time : "Losing My Heaven" (sur "How Good The World Could Be... Again - 2000)
    Ce morceau est aussi à ajouter à la playlist sans fin des "orgasmes auditifs" de VinZ, pour son intro qui donne envie de retourner un pneu de tracteur à mains nues.
  • Crowbar : "Planets Collide" (sur "Odd Fellows Rest" - 1998)
    J'aurais pu choisir un morceau d'un autre album pour la 2ème salve de Crowbar qui clôture cette playlist, mais y a rien à faire, ça reste mon album préféré des gros...

Voilà, je reconnais que je ne suis pas le plus fin spécialiste du genre, mais je ne demande qu'à élargir mes horizons de lourditude, donc si vous avez des suggestions allez y hein... Enfin tant que ça reste dans la mesure de l'audible pcq les groupes de "doom-drone-chépakoi-core-ouskya-un-coup-de-caisse-claire-tous-les...-euh...-ah-ben-y-en-a-qu'un-?-Bizarre-pourtant-le-morceau-fait-87-minutes...", très peu pour moi...

lundi 20 avril 2009

L'Album de la Semaine : Heaven & Hell - The Devil You Know (2009)



Pour les inculques, "Heaven & Hell", c'est le titre d'un album de 1980, le premier enregistré par Black Sabbath après le départ d'Ozzy, et donc avec Ronnie James Dio au chant...


Et il faut bien le reconnaître, s'il y en avait un seul à l'époque capable de prendre la place du madman, c'est bien lui... S'ensuivit le non moins classique "The Mob Rules", après quoi Dio fut remplacé par plein de gens, puis il revient en 1992 le temps d'un "Dehumanizer" qui est bien mais pas top.


En 2006, après que la reformation du groupe dans son line up d'origine se soit terminée en eau de boudin (merci Sharon), Tony Iommi et Geezer Butler décident de reformer le 2e line up classique de Black Sabbath et réintègrent Dio (ainsi que Vinny Appice) le temps d'une tournée et d'un album live magistral ("Live Radio City Music Hall")... Une compile contenant 3 inédits plus tard ("The Dio Years"), les revoilà en studio pour donner un successeur à "Forbidden", dernière purge en date (1995 quand même)...


C'est ainsi que sort (enfin bientôt, c'est pour le 24), "The Devil You Know", et cet album est une pure TUERIE !!!! Les riffs sont gigantesquissimes, la production énooooOOOOOOorrme, Dio est en toute grande forme, la pochette est ce que j'ai vu de plus métal depuis un Deicide dont le nom m'échappe, et la plaque contient au moins 3 gigantesques tubes potentiels (le premier single "Bible Black", mais aussi "Atom & Evil" qui ouvre l'album et le grandiose "Follow The Tears"), quelques morceaux agréables ("Eating The Cannibals" (tchu j'aurais du y penser à ce titre goddammit !!), "The Turn of The Screw", "Rock & Roll Angel"), et un minimum de remplissage ("Double the Pain", "Neverwhere").


Bref, un tout grand classique, ce qui est assez étonnant quand on pense que Black Sabbath s'apprête à fêter les 40 (!!!!) ans de leur premier album éponyme, genre que même ACDC c'est des jeunots à côté !


Les papys du métal en ont encore à revendre, et ça fait du bien !!!


Ah oui, en cours de route, et conflits de management aidant (re-merci Sharon), le groupe s'est vu contraint de ne pas s'appeler Black Sabbath, mais bon c'est pareil hein...