mercredi 30 décembre 2009

TOP 2009 #2 : HACRIDE - Lazarus


Ingano, ké suspense! No more...
Il faut bien avouer qu'il ne fallait pas être diplômé d'une haute école de voyance pour deviner que cet album allait finir aussi haut. En fait, je ne sais même pas s'il y a besoin d'un long bla-bla pour justifier le choix. Hacride nous a offert là un disque d'une perfection à faire peur avec ses immenses plages interminables mais toujours trop vite terminées, son sens de la mélodie obscure et désenchantée, ses ambiances mortelles de sensibilité. Difficile de mettre l'un ou l'autre élément en avant tellement tout est simplement parfait. C'est beau, point.
Probablement l'un des albums de la décennie et l'une des plus belles réussites du métal français de ces dernières années.

SUICIDAL TENDENCIES : "You Can't Bring Me Down" - Live in Korea 19/12/2009

Je vais sans doute me faire traiter de fossile (roux) par un type au front dégarni qui habite dans le trou du cul du monde, n'empêche que Suicidal Tendencies en live, c'est une pure tuerie. Certes, ils n'ont plus vraiment sorti d'album valable depuis Still Cyco After All These Years en 1993 (!), mais c'est pas grave. J'ai eu la chance de les voir en 2000, tout devant, même que Mike Muir m'a sué dessus, et que j'ai gueulé "THEY'RE FUCKING WITH ME ! SU-BLI-MA-NA-LLYYYYYYY !!!!!" dans son micro, et que ça reste dans mon top 5 de bons souvenirs de concerts (j'ai aussi chanté avec Joey Belladonna à un concert d'Anthrax, mais c'est une autre histoire, oui je me la pette, je sais, c'est parce que les roux pettent, c'est bien connu). Bref, tout ça pour dire que l'énergie que Mike Muir dégage sur scène est unique en son genre, et qu'apparemment, les années n'ont pas prise sur lui, j'en veux pour preuve ces images captées il y a moins de 10 jours :

Top Album 2009 : 2. ALICE IN CHAINS - "Black Gives Way To Blue"


Il n'y a pas énormément de groupes que j'écoute régulièrement depuis 1991, sans jamais me lasser ou avoir des périodes creuses. Depuis que je les ai découverts, je n'ai jamais vraiment cessé d'écouter Alice In Chains. Je leur ai toujours voué un culte sans nom, et ils représentent aujourd'hui encore une influence majeure sur la musique que je fais et la musique que j'aime. Quand en 2006, le groupe a décidé de trouver un successeur au regretté Layne, j'étais, comme tout le monde, un peu sceptique. Heureusement, j'avais tort, les vidéos inondant youtube démontrant déjà à l'époque que William Duvall avait ce qu'il fallait pour remplir ce rôle. Lors de l'annonce d'un nouvel album studio, 14 ans après le dernier album studio du groupe, les mêmes doutes se sont emparés de moi. Comment être à la hauteur de ce qu'ils avaient déjà accompli ? Comment combler le vide cruel laissé par Layne ? Comment respecter l'héritage d'Alice In Chains sans pour autant sonner désuet, has been ? Black Gives Way To Blue est la réponse à toutes ces questions. L'album est tout simplement extraordinaire. Il s'intègre parfaitement à la discographie du groupe, faisant fi de la décennie et demi qui s'est écoulée. Tous les éléments qui faisaient d'Alice In Chains le groupe qu'il était dans les années 90 sont là, rien n'a été perdu, même si un des membres n'est plus là. De la lourdeur des riffs à la parfaite harmonie des voix, des guitares, en passant par l'incomparable talent du groupe à passer de l'électrique à l'acoustique avec une aisance absolument unique en son genre, rien ne manque à cet album pour qu'on puisse le qualifier de chef d'oeuvre. Magistral.