mercredi 28 septembre 2011

Brutal Truth : "End Time"

Penser que Brutal Truth n'est qu'un groupe de grind, c'est une grossière erreur. Certes, ils ont pour ainsi dire inventé le genre, et ils ont toujours su garder la brutalité frontale inhérente au genre, mais contrairement à d'autres qui tournent vite en rond et répètent inlassablement les mêmes morceaux de 30 secondes album après album, Brutal Truth a su se diversifier, et a toujours intégré des morceaux différents à ses albums, aux tempos plus lents (voire carrément ultra lourds), aux ambiances plus noisy, voire expérimentales. Résultat, un album de Brutal Truth peut s'écouter dans son intégralité sans qu'on s'ennuie une seconde, parce que le groupe ne se répète jamais, même s'il reste reconnaissable entre mille (ah les hurlements de Danny Lilker !). Sur End Time, ce côté expérimental et noisy est particulièrement mis en avant (le morceau d'ouverture est limite déroutant), même si des morceaux comme Fuck Cancer balayent tout sur leur passage en moins d'une minute. Au final, cette variété a l'avantage de rendre l'album plus aéré et digeste, mais malgré tout, les meilleurs moments sont à chercher quand la machine s'emballe. Un excellent album qui, s'il ne chatouille même pas le génie absolu de Extreme Conditions Demand Extreme Responses, livre quand même son quota de défoulisme et reste la BO parfaite à se mettre dans les oreilles si d'aventure on se retrouvait avec une tronçonneuse dans les backstages de la tournée des Enfoirés.

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