mardi 29 décembre 2009

TOP 2009 #3 : BEHEMOTH - Evangelion


Behemoth. Evangelion. Hé oui, sur le podium...
Il y a un truc que certains groupes de black ont bien compris (ceux dont on entend encore parler sans exploser de rire du moins) : pour être bon, il faut faire du death. Les Polonais de Behemoth font partie de ceux-ci. Depuis trois albums, ces mecs nous servent un death brutal de très grande classe et cette dernière offrande est une véritable délectation, une pierre angulaire du genre, une oeuvre de potesta absoluta.
En 9 coups, vous êtes hors de l'échiquier, saignant et tremblotant devant ce torrent de barbarie maitrisée à la limite de l'inhumain. Behemoth réussit la jonction entre la pulsion dévastatrice la plus reptilienne et la splendeur divine la plus incommensurable là où d'autres n'atteindraient au mieux que l'ombre flou de l'un des deux pôles.
Il est ainsi intolérable d'écouter un Ov Fire And The Void ou Alas, The Lord Is Upon Me sans ressentir, au delà de l'envie, rien de moins que le besoin de planter ses griffes dans sa cage thoracique et de se déchiqueter en bavant de plaisir. Et aucune autre plage ne vous accordera le répit que vous pourriez espérer, c'est de l'assaut direct, implacable et fulgurant. Une ode à l'essence même du métal, un hurlement de démence à l'épreuve de tout.





Mississauga : From The Inside

Contrairement aux apparences, Mississauga : "From The Inside" n'est pas composé d'images des coloscopies respectives que nous aurions pu subir, mais le titre d'un documentaire qui relègue Farenheit 9/11 et An Inconvenient Truth au rang de publicités pour des couques au beurre surgelées. Il relate l'aventure humaine extraordinaire vécue par un groupe de rock n'roll au moment d'enregistrer sa première démo, en septembre 2007. Un document culte autrement dit ! Enjoy !




Top Album 2009 : 3. GOD FORBID - "Earthsblood"


Earthsblood a été le premier album que j'ai écouté en 2009 pour lequel je me suis dit qu'il finirait dans le top. Malgré les quasi 200 sorties qui l'ont suivi, très peu d'albums lui sont arrivés à la cheville. Pourtant, on pourrait facilement croire que God Forbid n'est qu'un groupe de metalcore parmi tant d'autres. Ce serait faire une grossière erreur, tant la discographie du groupe va bien au delà de ça. Déjà, God Forbid n'est pas un groupe de metalcore, pas plus que Chimaira ou Lamb Of God. Ils ont juste eu le malheur de débuter au moment ou le style explosait et où tout ce qui sortait des étiquettes standard était étiqueté metalcore. On devrait plutôt parler de metal moderne, même si le terme est à la fois con-con et un peu fourre tout. God Forbid est en outre le genre de groupe qui s'améliore d'album en album, et dont les nouvelles sorties sont toujours supérieures aux précédentes. Earthsblood est leur cinquième album, et s'ils n'ont pas vraiment de mauvais album, on comprend très vite que celui-ci est largement supérieur à tout ce qu'ils ont pu faire par le passé. Les compos sont ultra efficaces, tout en ne négligeant pas une complexité dans les structures, les arrangements, et les riffs, qui sont beaucoup plus complexes que par le passé, donnant une touche quasi progressive à certains passages. Le vrai plus, c'est que toute cette technique n'est jamais démonstrative, et n'empêche jamais l'album d'être surpuissant. On s'en prend plein la gueule de bout en bout, avec certains passages stellaires qui atteignent des sommets. Une autre grande force de cet album, c'est le travail fabuleux que le groupe a accompli sur les lignes vocales. Le chant est assuré par Byron Davis et par Dallas Coyle, et ils chantent leur race tout au long de l'album. Que ce soit dans les beuglages ultra maîtrisés et placés de manière parfaite, ou dans les parties mélodiques, qui sont parmi les meilleures jamais entendues sur un album de ce genre, tout simplement. Au final, on se retrouve avec un album d'une richesse inouïe, qui contient absolument tout ce qu'un album de "metal moderne" se devrait de contenir, voire qui définit un nouveau standard.