Affichage des articles dont le libellé est The Black Dahlia Murder. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est The Black Dahlia Murder. Afficher tous les articles

jeudi 23 juin 2011

The Black Dahlia Murder - Ritual


Avec une cadence d'un nouvel album tous les deux ans, on pouvait craindre une certaine perte d'inspiration de la part de la quintette du Michigan. L'analyse du quatrième et précédent opus 'Deflorate' abondait dans ce sens, avec en sus le départ de John Kempainen (lead guitar) qui n'arrangeait pas les affaires...

Je rassure de suite les fans et autres amateurs : Ritual est tout juste excellent et permet d'asseoir TBDM commme l'un des groupes majeurs de death mélodique. Car l'adjectif "mélodique" n'est pas usurpé ici : intro et outro au violon/violoncelle (A shrine to madness, Blood in the ink), nappes de piano (Carbonized in cruciform) et soli plus qu'à la hauteur sur pratiquement chaque titre, preuve que la dernière recrue, Ryan Knight, s'est enfin fait sa place dans le groupe. Quid des autres membres, me direz-vous ? Shannon Lucas est encore un peu plus monstrueux derrière ses fûts en enchaînant les parties à 200 BPM de moyenne avec d'autres plus calmes mais plus variées. Ryan Williams, le bassiste, a lui carrément pris une autre dimension avec un jeu très clair et parfaitement audible durant tout l'album (merci la production !). Un véritable plus, alors que la basse est souvent le parent pauvre d'un groupe de death classique. Quand à Trevor Strnad (chant) et Brian Eschbach (rythm guitar), les membres fondateurs, ils peuvent se targuer d'avoir pondu le meilleur album du groupe (vu dans sa globalité), bourré de bonnes idées (aaah, ce break dans Conspiring with the damned) tout en gardant leur identité (
pas comme les gueux de Morbid Angel
).

Les gaillards, friands de scène, écument en ce moment les festivals européens puis commenceront probablement une tournée aux US avant de revenir nous dire coucou.

lundi 7 juin 2010

Bowlingcore

Ah il est loin le temps où les clips de métal se déroulaient dans des ruines, des déserts, de la boue, des cimetières, des églises, des hangars, des ruelles sombres, les tréfonds de l'enfer... Aujourd'hui, on peut faire du deathcore au bowling, comme The Black Dahlia Murder dans son nouveau clip, Necropolis.

mercredi 10 février 2010

Get in the ring mutherfucker !

Vous connaissez évidemment tous Trevor Strnad. Mais si... c'est le beugleur du Black Dahlia Murder dont on vous a déjà parlé ici et .
Toujours en tournée avec une tripotée d'autres poinçonneurs de partition, le Trevor nous démontre ici qu'il maitrise l'uppercut aussi bien que les vocalises deathcore lorsqu'un stage diver a le malheur de l'approcher d'un peu trop près. Fun.

Morale : never argue with a frontman whose name has four consonants in a row...


mardi 2 février 2010

Le chanteur à Black Dahlia...

Ercan nous dit dans son post d'hier :
Un set pourtant relativement bref ponctué des gesticulations du frontman, Trevor, qui n'a rien a envier à un Herbert Von Karajan dirigeant l'orchestre philharmonique de Vienne (et qui a en plus de faux airs de Butt...), mais mortellement efficace et dévastateur.
Je vois pas le rapport...
 

lundi 1 février 2010

THE BLACK DAHLIA MURDER + 3 INCHES OF BLOOD + NECROPHOBIC + THE FACELESS + CARNIFEX + OBSCURA + INGESTED - Muziekodroom, Hasselt - 31 janvier 2010


Un dimanche de fiançailles? Naaaan. Un dimanche de barbarie chez nos voisins limbourgeois dans cette superbe infrastructure hasseltoise qu'est le Muziekodroom pour ce Bonecrusher Fest des familles. Ouais, on est jaloux et on l'avoue.

Entrée en matière sur les derniers efforts d'Ingested, qui nous prouve d'emblée qu'on ne s'est pas trompés d'endroit. De quoi échauffer délicatement nos petites oreilles gelées avant de disparaitre pour laisser la place aux Allemands d'Obscura. Pas de chance pour eux, le matériel du soliste a décidé de faire chier et le technicien n'a pas l'air d'être diplômé en électronique. On passera donc le tiers du set (déjà fort court à la base) à attendre que ça s'arrange pour pouvoir enfin entrer dans le monde de ces branleurs de manche invétérés sans pouvoir y arriver. Dommage.

La suite est plus sérieusement attendue au tournant par les connaisseurs présents en nombre si on se fie aux prestations plus que prometteuses offertes sur disque. Et putain de nôdidju, même si on n'a pas payé cher, on va en avoir pour son argent dès que les Californiens de Carnifex vont monter déchiqueter les planches. Un criminel à la batterie, gratteux et bassiste déchainés et un vocaliste beugleur aux faux airs d'Anselmo époque Cowboys From Hell, tout y est, la superpuissance en plus. Chapeau bas pour des gars si bas placés sur l'affiche.



The Faceless, pourtant loin d'être des clampins de seconde zone, vont alors paraitre quelque peu endormis après le torrent venant de ravager la scène. Mention tout de même à leur death aussi technique que précis.


Comment parler ensuite de Necrophobic sans exploser de rire. J'en sais rien. De grands Suédois maquillés à l'ancienne, des titres, des paroles, des poses, des riffs et des structures démodés depuis vingt ans... Si au moins c'était drôle! Ben oui en fait, c'était très drôle même si la moitié de la salle préféra aller rire au bar ou avec les autres musicos aux stands merchandising. Les aurait-on enviés? Toujours est-il qu'on fera un peu plus tard exactement la même chose, peu désireux de subir les insupportables 3 Inches Of Blood qu'on verrait bien noyés dans l'équivalent de leur nom...

Et enfin arrivent nos gros tarés adorés du dahlia noir. Là, pas de surprises : ça déchire tout, ne laisse rien, et avec le sourire. Un set pourtant relativement bref ponctué des gesticulations du frontman, Trevor, qui n'a rien a envier à un Herbert Von Karajan dirigeant l'orchestre philharmonique de Vienne (et qui a en plus de faux airs de Butt...), mais mortellement efficace et dévastateur. On n'est pas au sommet de la scène deathcore par hasard et on n'y reste pas si on ne joue pas comme ces mecs jouent.

Décompte des points? Carnifex haut la main pour la salve de riot gun ramassée en pleine figure par chaque individu dans la salle, The Black Dahlia Murder sans problème et sans surprise. Et quelques cellules auditives de plus abandonnées à la mort en terre flamande...

dimanche 6 septembre 2009

Les sorties de la semaine

He ben ça y est, les vacances sont finies !! Les sorties n'en finissent plus de pleuvoir !! Je n'ai pas pu me retenir de faire les chroniques des nouveaux Megadeth et Porcupine Tree en sus la semaine dernière et j'ai bien fait, vu le nombre d'albums encore sortis depuis !!! On va faire bref hein du coup. Ah oui, et concernant les notes des albums, vu le succès fulgurant du sondage (3 votes en une semaine, dont le mien, waouh chuis soufflé !!), on va décider de ne rien décider tout de suite hein.

  • Baroness : "Blue Record"
    Présenté par la presse branchouille comme LA référence ultime en termes de metal/stoner/sludge progressif, le Blue Record faisait office de numero 1 de bien des tops alors même que personne n'en avait entendu une note. Bon, il faut bien reconnaître que le premier album ("Red Record") était plus que sympatoche, et que les morceaux de son successeur glanés sur MySpace avaient l'air encore mieux. Alors qu'en est-il ? Et bien c'est pas mal du tout effectivement. Très créatif, très original, le rock énervé de Baroness a effectivement de quoi séduire, et les compos sont d'une richesse qui donne envie de les décortiquer lentement, au casque, car elles ont plein de choses à révéler. Pour vous donner une idée, on pourrait comparer cet album au dernier Mastodon, avec un côté toutefois beaucoup plus brut de décoffrage, le groupe ne bénéficiant ni de la production, ni du matériel de malade avec lequel Mastodon a enregistré Crack The Skye. Bref, un disque hyper intéressant, qui risque fort de se faire une place de choix, même s'il me faudra sans doute un peu de temps pour l'apprivoiser.
  • Every Time I Die : "New Junk Aesthetic"
    Le clip du premier extrait de cet album m'avait tellement botté le cul que je nourrissais l'espoir que l'album ne révolutionne un peu mon opinion terne au sujet de ce groupe. Malheureusement, Wanderlust illustre très mal un album qui s'avère, comme ses prédécesseurs, criard, bordélique, et pas très fun. Dommage, parce que le single est vraiment bien. Alors certes, quand ça chante, ça chante vachement bien, et les influences stoner sont vraiment excellentes, mais ça doit représenter dans les 15% du contenu de l'album, le reste étant très vite fatigant.
  • Five Finger Death Punch : "War Is The Answer"
    Très formaté, aussi bien au niveau de la musique que du look des musiciens, Five Finger Death Punch propose un metal puissant mais mélodique, groovy, bien balancé, mais très plan plan et opportuniste. ça bouffe un peu au ratelier de tout ce qui marche dans le metal, les beuglages énervés associés aux refrains pop façon Goteborg, les breakdowns à la hardcore, les paroles vindicatives à 2 francs 6 sous, le single ultra évident (Walk Away). Bref, c'est sympatoche, mais pas sincère pour un sou, et très vite oublié.
  • Lynyrd Skynyrd : "God & Guns"
    C'est quand même incroyable de se dire qu'un groupe comme Lynyrd Skynyrd existe encore. Les membres originaux sont pour ainsi dire TOUS morts !!! Après en avoir perdu une bonne partie dans un accident d'avion en 1977, les survivants ne l'auront été que jusqu'il y a quelques mois, où, si mes souvenirs sont corrects, ce sont le bassiste et le claviériste d'origine qui sont morts. Et pourtant, le groupe existe encore, tourne encore, et enregistre encore des albums !!! Alors certes, l'époque de Free Bird, Simple Man, Tuesday's Gone et l'ultimissime classique Sweet Home Alabama sont loin, et ce God & Guns est un album qui tire plus volontiers vers la country FM que le rock sudiste, mais on ne peut pas leur en vouloir : ils sont morts !!!
  • Raised Fist : "Veil Of Ignorance"
    Prouvant avec talent qu'on peut faire du hardcore de manière originale, inspirée et créative, Raised Fist tire son épingle du jeu avec brio, d'abord par la voix unique de son chanteur, quelque part entre Zach De La Rocha et les Spudmonsters, mais aussi par la qualité des compos, qui ne tombe jamais dans la facilité de jouer ultra vite, ou de ponctuer tout et n'importe quoi de breakdowns mille fois entendus. Pourtant, ça reste hardcore, ultra énervé, ultra engagé, le genre de musique qui fait serrer les poings et les dents... Et en même temps, c'est très mélodieux... Bref, un joyeux melting pot où pas mal de choses se mêlent, mais le résultat est une totale réussite.
  • Threat Signal : "Vigilance"
    J'aimais bien le premier album de Threat Signal, mais le groupe a perdu toute forme de crédibilité à mon égard quand son chanteur et son bassiste se sont acoquinés à la mauvaise moitié de Fear Factory pour enregistrer la bouse infâme d'Arkaea. J'ai quand même jeté une oreille sur ce Vigilance, et s'il est clair que les musiciens font un bien meilleur boulot que Christian Olde Wolbers, la voix insupportable de Linkin Park énervé du chanteur est insupportable au bout d'un demi-morceau. Next...
  • The Black Dahlia Murder : "Deflorate"
    Je ne suis sans doute pas le meilleur placé pour juger de cet album, vu que ces derniers temps, le deathcore me laisse au mieux dans une indifférence crasse. Alors certes, j'entends bien que chez Black Dahlia Murder, on ne fait pas les choses à moitié, et ça joue sa race, mais malgré tout, ça ne provoque pas grand chose en moi. Faudrait ptete qu'Ercan nous le chronique du coup puisque si je ne m'abuse, VinZ en a à peu près autant plein le cul que moi du deathcore.
  • Sinocence : "Scar Obscura"
    Sinocence donne dans le thrash ultra mélodique. Tellement mélodique que souvent, ce n'est même plus du thrash, mais plutôt un rock progressif énervé mais très bien fait. Le chant est magistral, et l'alternance de passages quasi atmosphériques et d'envolées thrash très réussie. Ajoutons à cela une très belle pochette comme je les aime, et on obtient un album plus que sympa, dommage qu'il sorte à un moment où je suis bien trop occupé à décortiquer les derniers Megadeth, Porcupine Tree et Baroness. Sans ça, il aurait bien pu provoquer la surprise. Qui sait, il sera peut-être un des oubliés 2009 en 2012 ?
  • Skinlab : "The Scars Between Us"
    Vous vous souvenez de Skinlab ? Dans les années 90, ils ont sorti une poignée d'albums qui pompaient allègrement dans le répertoire des deux premiers Machine Head. Il y avait plein de groupes comme ça à l'époque : Pissing Razors, Dearly Beheaded, Invocator, j'en oublie plein ! Je pensais qu'ils avaient tous disparus, mais je me trompais, Skinlab est toujours là (ou alors ils sont revenus, j'en sais rien) et propose toujours un metal puissant, groovy, un peu daté certes, mais au moins ils ne se sentent pas obligés de faire des refrains pop ou des breakdowns, et rien que pour ça...

Ouf, voilà une sacré putain de fournée en moins... Je n'ai sans doute pas fini de parler de Baroness, parce que ce qu'ils proposent est assez surprenant, mais je n'ai pas encore vraiment eu le temps de le décortiquer à fond...

samedi 21 février 2009

The Black Dahlia Murder + Cephalic Carnage + Psycroptic + Sylosis - Biebob - 20 février 2009

Inutile de s'éterniser longuement sur le plaisir de finir une semaine et d'en entamer une de congé (saleté de prof!) avec un telle séance de plafonnage de tympan... On sait tout ça, alors autant faire comme ces gourous du metal de mort adorent : bourrer dedans, tout de suite et à fond...
Surprise d'entrée de jeu : ce sacré Biebob est quasi plein dès l'entame des hostilités. La sono ne fait pas semblant et le gars à la console a l'air de connaitre son boulot, nous évitant la quelque peu désagréable impression d'écouter une tondeuse à gazon mal réglée pendant 4 heures.
Sylosis donc. Découverts sur le tard par votre serviteur (qui s'en mord les doigts), les Anglais font péter leur trashcore enjolivé d'ambiances synthétisées sans aucun complexe. Ça manque de présence mais c'est net, carré et strictement exécuté. Chapeau bas.
La suite est un saut dans l'inconnu : peu nombreux sont les metalheads initiés à l'existence même de Psycroptic. Il faut dire qu'avec un nom de sirop pour la toux il ne doit certainement pas être aisé de faire sa promotion, surtout lorsqu'on déboule de Tasmanie... Peu importe, les gars n'en ont cure et assurent leur set avec une efficacité diabolique (diable --> Tasmanie... ok, je sors...) et une cruauté death qui n'a rien à envier aux plus grands. Belle surprise et sacrée baffe.
Les deux derniers à pulvériser Vosselaar sont largement attendus au tournant. Cephalic Carnage n'est rien de moins qu'une icône de la frange la plus délirante de la scène deathcore et l'un des porte-drapeaux les plus représentatifs de l'écurie Relapse. Les bougres vont s'avérer pour le moins fidèles à leur réputation : déjantés sur album, déchainés sur scène... Ce morceau est l'histoire d'un gars qui se fait enculer par un zombie dans les chiottes d'un avion, nous déclare le bassiste (à 6 cordes), et ne vous inquiétez pas, vous allez bientôt pouvoir rentrer vous branler à la maison... Délicieux...
Mais pas autant que le Dahlia Noir qui mettra une fois pour toutes tout le monde d'accord : on passe une putain de soirée à faire jouir les actionnaires des fabricants d'appareils auditifs... L'assaut est direct et foudroyant, ponctué du bruit des mâchoires écrasées au sol. Beaucoup de groupes jouent, ces gars-là pas. Ils laissent ça aux gosses, ils ont passé l'âge. C'est du dans ta gueule, et si t'aimes pas, profites-en pour te barrer tant que ton cerveau est encore capable de diriger tes jambes. On a envie de fermer les yeux et de se laisser porter par la vague de feu. Un blast atomique devant lequel on ouvrirait les bras, espérant être déchiqueté au ralenti, voir ses membres s'envoler, ses cellules s'éparpiller...
Ouais, belle soirée finalement... :-)