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jeudi 16 décembre 2010

Les sorties de la semaine

  • Place Of Skulls : "As A Dog Returns"
    Et hop ! Encore un groupe de doom/stoner/psychédélique à ajouter à ma collection. Bon, c'est pas les plus originaux du genre hein, loin de là, ils ne proposent rien qu'on ait déjà entendu ailleurs, souvent en mieux.
  • Union Of Sleep : "Death In The Place Of Rebirth"
    Le sludge massif et gueulard de Union Of Sleep est gras, plus encore que sur leur précédent album, sorti l'année dernière (productifs, les gars). Le problème, c'est que depuis que j'ai entendu Haarp, il en faut beaucoup pour m'impressionner, et là y en a pas assez.
  • Acid Witch : "Stoned"
    Si Acid Witch m'avait bien fait rire avec son premier album, "Witchanic Hellucinations", musicalement, ça n'allait pas vraiment au delà de l'ancedotique, le groupe pratiquant un doom à voix death bourrés d'effets halloweenesques tirés des vieux films d'horreur des années 50. S'ils gardent grosso modo la même recette, ils ne se cantonnent plus au gimmick et évitent de devenir un groupe parodique, notamment par le biais d'un groove très bienvenu que ne renierait pas Six Feet Under. C'est toujours rigolo, mais c'est moins fatiguant.
  • Exciter : "Death Machine"
    Difficile de croire que ce groupe, qui fait partie des pères fondateurs du thrash, ou plus précisément de ce sous genre appelé speed metal, ait pu sortir une purge pareille. C'est produit avec les pieds, les morceaux sont nazes, le chant est pourri, et y se passe rien, on dirait du black metal !
  • Arms Of The Sun : "Arms Of The Sun"
    En bon fan de Pantera et Down, je ne peux décemment pas passer à côté d'un groupe dans lequel officie Rex FUCKING Brown. Pourtant, j'ai un peu du me forcer hein, parce que les deux trois boquets glanés sur le net ces derniers mois étaient loin de me convaincre. Et l'album... ben pareil hein, je suis loin d'être convaincu. Le premier truc auquel j'ai pensé, c'est les Stone Temple Pilots, pour ce côté heavy pop qui transparait dans la plupart des morceaux. C'est pas une catastrophe, mais ça casse pas trois pattes à un canard non plus.
  • Hardcore Superstar : "Split Your Lip"
    Depuis une dizaine d'années et une belle chiée d'albums, Hardcore Superstar s'attelle à nous faire revivre les plus belles heures du glam metal des 80's à la Motley Crue. L'effort est louable, et leur son heavy, gras et actuel joue en leur faveur. Mais malgré tout, comme à chaque fois, il y a un je-ne-sais quoi de bidon qui transparait dans leur musique. On a l'impression qu'ils appliquent une méthode, qu'ils ont trouvé un gimmick qui marche, pas que ce sont des vrais amoureux du genre. Tout le contraire d'un Hell n'Diesel par exemple. Et puis ça manque de tubes tout ça ma ptite dame !
  • Ektomorf : "The Gypsy Way EP"
    Je sais que je m'acharne un peu sur ces pauvres hongrois qui ont sans doute mieux à faire que se faire démolir par moi. N'empêche, je ne peux pas laisser passer ça !! The Gypsy Way est un EP qui contient 3 titres. Le premier est un massacre total du "We Die Young" d'Alice In Chains. La reprise se veut fidèle, mais n'oublions pas qu'Ektomorf est mauvais. Même leur imitation de Soulfly est calamiteuse, alors quand ils s'attaquent à Alice In Chains, c'est un peu la grenouille qui veut se faire plus grosse que le boeuf et qui explose dans une gerbe de bave, de boyaux et de merde. C'est un peu l'effet que ça m'a fait aussi d'entendre ça. Mais je n'étais pas au bout de mes peines. Suit une reprise du "Rusty Cage" de Soundgarden. Et là, c'est juste affligeant. Parce que ces blaireaux ne se sont pas contentés de massacrer Soundgarden, non non, il a fallu qu'ils reprennent la chanson avec les arrangements de Johnny Cash, et c'est absolument innomable. Pas écouté le dernier boquet du coup, mais quelque chose me dit que c'est pas du Dream Theater.
  • Horn Of The Rhino : "Weight Of Coronation"
    Calé confortablement entre sludge massif et doom épique, Horn Of The Rhino ne se distingue de la masse que par un chant surprenant, mais ô combien plaisant ! Quelque part entre Keith Caputo (pour la sensibilté), Chris Cornell (pour les tonalités à la fois suraigües et surpuissantes) et Dax Riggs (pour la soul). Il chante tellement bien qu'on se demande pourquoi il gueule sur certains morceaux, mais en écoutant attentivement, on se rend compte que même quand il gueule il le fait mieux que les autres.
Voilà les gars, ça y est, c'est fini, j'ai plié 2010 !! Je sais qu'il reste encore 15 jours, mais j'arrête de chroniquer les nouvelles sorties, sauf bien sûr en cas de révolution dans le top album, mais je n'y crois pas des masses. 
Donc, à partir de demain et jusqu'à ce que je vous ai tous saoulés à mort avec ça, le blog sera résolument TOP ALBUM !!! En ce qui me concerne, je suis encore parti sur un top 30, parce que j'ai écouté 400 putains d'albums cette année, et que donc y en a forcément plein des biens (et plein des à chier aussi, je vous rassure). 
Mes acolytes, Ercan, VinZ, Phil, JB, et peut être quelques invités surprise, ont eux à priori opté pour un top 10, et je pense qu'on a trouvé un moyen de bien nous distinguer les uns des autres, parce que l'année dernière c'était un peu le bordel quand même ! 
Et comme d'hab hein, n'hésitez pas à ne pas être d'accord avec nous dans les commentaires, voire à nous envoyer vos propres top 10, 20, 100 ou 1000 (ici) que je me ferai un plaisir de publier en ces pages ! 

lundi 15 mars 2010

Les sorties de la semaine

  • Hayseed Dixie : "Killer Grass"
    Si vous prononcez le nom du groupe à voix haute, ça devrait vous rappeler quelque chose... C'est voulu, puisque le groupe s'est fait connaître en reprenant exclusivement des morceaux d'AC/DC à la sauce country, version acoustique guitare/banjo/violon. Par la suite, ils se sont diversifiés en reprenant entre autres Motorhead, Kiss, Led Zeppelin ou Aerosmith. Ils continuent sur leur lancée, rendant cette fois ci hommage à Queen, Black Sabbath ou encore The Who. Le concept s'essoufle un peu, mais si vous n'avez jamais entendu ça, ça vaut la peine d'y jeter une oreille.
  • Union Of Sleep : "Union Of Sleep" (2009)
    Une fois encore, un groupe de doom/stoner/sludge (biffez la mention inutile) ruiné par un chant criard, en retrait et inutile. Dommage, parce que d'un point de vue musical, c'est bien gras comme j'aime bien.
  • Jungle Rot : "What Horrors Await" (2009)
    Si le death metal peut être très technique, démonstratif et virtuose, il peut aussi se permettre d'être facile, bête, et méchant tout en restant sympa à écouter (qui a dit Six Feet Under ?). Jungle Rot a le groove, les paroles saignantes, les riffs faciles et l'efficacité en commun avec le groupe de Chris Barnes. Malgré tout, s'ils faisaient encore illusion en 2001 avec Dead And Buried, ici, c'est quand même moins rigolo sur la longueur.
  • The Murder Of My Sweet : "Divanity"
    Ah un bon vieux groupe de métal gothico-symphonique avec une grognasse au chant. Je ne devrais en faire qu'une bouchée, d'autant que l'opportunisme de la chose est d'un flagrant qui donnerait une crédibilité artisitique à Evanescence. Mais pourtant, c'est pas si mal que ça en fait. Le groupe est fortement influencé par Queen et l'album a une couleur cinématographique qui rend l'ensemble très digeste. On a l'impression qu'on nous chante un vieux film noir des années 40, et c'est loin d'être déplaisant, même s'il faut subir quelques purges infâmes, à l'image du premier single et de l'horrible clip qui l'accompagne, Follow The Rain.
  • Outrage : "Contaminated" (2009)
    Le logo est ultra-cheap, la pochette aussi, et le death pratiqué par les autrichiens d'Outrage aussi. Rien de bien méchant hein, y a bien pire, mais ça fait vraiment amateur.
  • Carnifex : "Hell Chose Me"
    Le deathcore, c'est un peu comme les pitas. Y a beau y avoir tout le temps la même chose dedans, et principalement des trucs pas très catholiques, y a des fois ou c'est quand même vachement bon. Carnifex fait clairement partie de cette deuxième catégorie. Malgré une surenchère de tous les poncifs du genre, de l'alternance growls caverneux/hurlements aux passages grinds et aux inévitables breaks lourdingues, sans oublier une batterie tellement triggée qu'on se demande si elle n'a pas juste été programmée, ben ça le fait. C'est brutal, bien joué, agréable à écouter et bien evil.