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dimanche 29 janvier 2012
THEY'RE FUCKING WITH ME !! SUBLIMANALLYYYYYYY !!!
Une petite pensée pour mes potes de Spitdown qui, dans quelques heures, ouvriront les hostilités du Persistance Tour au mythique 013 de Tilburg !! Je regrette de ne pas y être, mais je suis sûr qu'ils vont tout déchirer !!!
samedi 19 mars 2011
Terror : "Return To Strength"
Qui n'a pas eu sa grosse tatane en travers de sa gueule ? C'est par ici :
DESTROY YOUR FUCKING WORLD !!! Hahaha c'est trop fort j'adore !!!
DESTROY YOUR FUCKING WORLD !!! Hahaha c'est trop fort j'adore !!!
mercredi 12 janvier 2011
Terror : "Keepers Of The Faith"
Comme à l'accoutumée, le nouveau clip de Terror est une power ballad ayant pour thème la solitude d'un enfant dont les parents sont morts le soir de Noël.
lundi 15 novembre 2010
Les sorties de la semaine
- Adler's Appetite : "Adler's Appetite"
Tous les mecs qui ont joué sur Appetite For Destruction et qui ont depuis quitté les Guns y sont allés de leur effort solo. Aucun n'est évidemment parvenu à atteindre le sommet de ce chef d'oeuvre, mais les premiers efforts d'Izzy, de Duff, puis de Slash, sont pour le moins sympatoches. Il aura fallu attendre vachement longtemps pour que le batteur mythique du groupe s'y mette, et il aurait mieux fait de s'abstenir. Certes, il joue comme à l'époque, avec plein de cowbell et tout ça, mais les tâcherons qui l'accompagnent, le chanteur en tête, sont juste à chier. - Malevolent Creation : "Invidious Dominion"
Décidément, les groupes de death des débuts du genre sont prolifiques cette année. Et à l'instar d'Immolation, Grave ou encore Master, Malevolent Creation nous prouve une fois encore, si besoin était, que les vieux en ont encore sous le capot, et qu'ils enterrent les jeunots en deux coups de cuiller à pot. Une leçon magistrale de death à l'ancienne, du grand art. - Terror : "Keepers Of The Faith"
Depuis que Hatebreed a viré metal et que Jamey Jasta s'est mis à chanter en clair, il ne reste plus que Terror pour ramasser tes dents dans le pit. Pas de surprise, les chansons sont courtes (15 en moins de 40 minutes), efficaces, rapides et déchirent tout ! Entre eux et le nouveau Madball qui arrive, je pense que le hardcore pur et dur a encore de beaux jours devant lui. - Madball : "Empire"
Quand on parle du loup... Dans le même ordre d'idée, mais en encore plus crédible, Madball s'éloigne un peu de temps à autres du hardcore pur et dur pour s'encanailler avec des plans thrash qui ne sont pas sans rappeler Slayer par moments. Je dois bien reconnaître que je connais assez mal la discographie du groupe, mais là pour le coup, cet album est une tuerie ! - Cephalic Carnage : "Misled By Certainty"
Le death ultra technique, voire expérimental, de Cephalic Carnage m'a toujours un peu laissé de marbre. C'est que j'aime bien comprendre ce que j'écoute, savoir où une chanson commence, et où elle se termine. Du coup, même si je suis le premier à reconnaître le talent des bohnommes, cet album me donne très vite mal à la tête à force de tout le temps partir dans tous les sens. Mais je suis sûr que les fans apprécieront. - Murderdolls : "Women And Children Last"
Avec un titre digne d'une blague d'école primaire, diffcile d'attendre quelque chose de bien de ces ersatz de Rob Zombie, menés par un Joey Jordison qui ferait mieux de rester derrière ses fûts et un Wednesday 13 (au chant) qui devrait arrêter de tout pomper à Rob Zombie, Alice Cooper et Marilyn Manson et s'acheter une personnalité, pour voir. - Marty Friedman : "Bad DNA"
Le guitariste légendaire de Megadeth s'est depuis fourvoyé dans la culture japonaise, et a plus ou moins disparu des sphères métalliques. C'est du moins ce que je croyais, mais cet album solo, même s'il reste un album chiant de guitar hero qui fait des gammes (avec des arrangements pourris, certes), il n'en reste pas moins éblouissant de technique, et est clairement un album métal... Va savoir, peut être qu'après Ellefson, lui aussi prépare un retour aux côtés de Dave...
samedi 25 septembre 2010
Terror : "Stick Tight"
Je ne le dirai jamais assez fort : Terror, c'est la toute grande classe du hardcore américain. Ce groupe dégage une violence absolument inouïe, que ce soit dans les boquets, dans l'ambiance de feu de leurs concerts, ou dans le montage frénétique du clip hallucinant qui vient de sortir.
jeudi 19 août 2010
mercredi 7 juillet 2010
Terror dans ta gueule
Terror, c'est une leçon de "ramasse tes dents dans le pit" permanente. Et ils n'ont visiblement pas l'intention de changer leur ligne directrice d'un iota, contrairement à un Hatebreed qui, l'air de rien, explore quand même de nouveaux horizons. Ici, le nouveau boquet, Stick Tight, c'est 2'33 de retournage de gueule dans les règles, du grand art.
dimanche 20 juin 2010
News Of The World
- Il sort après demain, mais pour les impatients, le nouvel Ozzy est écoutable ici.
- Une collection de DVD, Classic Albums, sort régulièrement des making of d'albums historiques. Et là, il sortent le making of de l'album qui définit le genre que l'on aime par dessus tout : Paranoid de Black Sabbath. ça a l'air vachement bien fait, comme on peut l'entrevoir ici.
- Va y avoir du rififi au sommet du top album 2010 : le nouveau Crowbar est annoncé pour l'automne !
- Imperfect Harmonies est le titre du deuxième album de Serj Tankian qui sortira à la rentrée ! REFORME SYSTEM OF A DOWN GODDAMMIT !!
- La tournée des Big Four pourrait s'étendre au monde. M'en fous, moi je vais ouvrir pour eux mardi !!
- J'ai rien compris à la bisbrouille qu'il y a eu entre Mastodon et la bande originale de Jonah Hex qu'ils étaient censés composer. Plus besoin de comprendre, puisque le groupe va sortir un EP avec la musique qu'ils ont composée à cette occasion, et que c'est le seul truc cool à propos de cette histoire.
- Terror, groupe de hardcore à faire passer Hatebreed pour les enfants d'Amiens, sortira son cinquième album, Keepers Of The Faith, fin août.
- Après Maynard, c'est Billy Howerdel qui confirme que A Perfect Circle est en phase de réveil.
- L'annonce de la sortie d'un album "hommage" à Ronnie James Dio par Manowar m'avait paru un peu douteux, surtout parce qu'ils ne parlaient pas de ce qu'ils avaient faire des bénéfices de l'album. Wendy Dio, la veuve du chanteur, est bien d'accord avec moi, et à déclaré que c'était des gros rapiats pourris... Enfin, elle ne s'adressait pas directement à Manowar, mais à tous les groupes qui sortent des soi disant hommages à Ronnie James dans le seul but de s'en foutre plein les pognes.
samedi 6 mars 2010
Orgasme Auditif : Terror - "Spit My Rage"
La semaine dernière, je taggais inconsciemment l'orgasme auditif de Séba avec Terror au lieu de Throwdown. Sans doute une erreur d'inattention, n'empêche que ça m'a fait penser que Terror avait un tout joli moment de pure haine hardcore dans un de ces morceaux. Spit My Rage est un morceau de l'album One With The Underdogs, sorti en 2004. 2 minutes anti-tout et pro-haine qui donnent envie d'en découdre immédiatement. L'orgasme intervient à la toute fin du morceau (ça commence à 1'52'') , où après nous avoir asséné un magnifique : "Spit My Rage ! In Your Fucking Face ! BLWAH !", on entend un raclement de gorge totalement joussif de mépris. Excellent...
dimanche 10 mai 2009
Durbuy Rock 2009 -- "Faites du bruit Durbuy"
Ca faisait un moment que je m'étais quasiment juré de ne plus mettre les pieds dans un festival, mais que voulez-vous, il n'y a que les fans de Slayer qui ne changent pas d'avis...
C'est donc avec grand plaisir que j'ai laissé le Phil m'emmener à Bomal pour cette treizième édition du Durbuy Rock. Le crochet par Bastogne pour la séance mitraillette nous a malheureusement privés des premiers groupes de la journée, ainsi que, accessoirement, l'envie de faire du stage-diving avant la tombée de la nuit.
Nous sommes donc arrivés au moment où les Américains de Horse The Band concluaient leur set, signant une performance leur attribuant la palme des "zarbis du jour" : des guitares vaguement death et un chant scream/growl accompagnés par un synthé genre Bontempi et un... triangle. Je n'invente rien, le type au triangle était super motivé et convaincu que son instrument faisait toute la différence. Je n'ai pas distingué de cable reliant ce bout de métal à une disto, peut-être n'y ont-ils pas encore pensé.
Un de nos objectifs pour ce jour était de se remplir les cages à miel des bons décibels pondus par Hacride, et les Français ne nous ont pas déçus. Tout d'abord ils jouaient sur la scène extérieure (remarque importante pour la suite), mais en plus ils ont osé jouer deux des plus longs morceaux de Lazarus, pour notre plus grand plaisir.
La mauvaise nouvelle, c'est que l'horaire (à savoir quarante minutes à partir de 15h) était absolument indigne d'un groupe de cette trempe. Résultat, un public plus que clairsemé et mollasson comme un gros pourceau qui vient de s'enfiler, euh... au hasard, une mitraillette. Malgré cette désillusion, le groupe a fourni une solide prestation et le chanteur Sam n'a pas perdu son sourire et sa décontraction. Nous nous sommes empressés d'aller le féliciter juste après, et il nous a fait part d'une "possible date au Luxembourg à la rentrée". Je signe à deux mains, no soucy !!!
On repasse devant la scene intérieure pour y découvrir un groupe dont la description m'avait alléché : Amen Ra, "groupe belge culte du post-hardcore down-tempo". Tout un programme non ? En fait, le programme a fait flop au bout d'un morceau et demi, vu que la musique, bien que lourdissime à souhait, ne proposait que des accords plaqués paresseusement sur un faux rythme doom/sludge, et n'offrait donc que trop peu de variation.
Mais il nous a tout de même été donné d'assister à une grande première (?) dans ce genre d'évènement : le chanteur a chanté L'INTEGRALITE du set dos au public. Combiné au fait que son "chant" était plutot une succession de cris stridents désarticulés, que même à côté Brutal Truth parait propre sur soi, vous imaginez aisément que cette "expérience" fut plutot déplaisante.
Re-scène extérieure, et commence notre long pélerinage dans la jungle du hardcore pur et dur, avec cinq gosses rassemblés dans une formation nommée Trapped Under Ice. C'est vilain, minimaliste, pas communicatif, et en plus à force de se démener et de gueuler à pleins poumons, le chanteur passe le dernier quart de chaque chanson à reprendre son souffle en zappant un mot sur deux. Bref, il y a encore du chemin à faire, et c'est pas ce genre de prestation qui va me réconcilier avec le hardcore, rumine-je dans ma barbe.
Phil et moi choisissons le moment pour nous dégourdir les jambes et méditer devant l'Ourthe sereine, ce qui nous fait manquer une grande partie de Sidilarsen, une formation electro-metal de Toulouse. Je regrette un peu ce timing, car ce que j'ai pu en entendre se laissait écouter avec un certain plaisir, malgré le côté un peu démodé de cette frange du metal. C'était assez proche de Mass Hysteria, avec des moments sympathiques et propices à déclencher le "vautchon" (comme on dit dans la région), genre une reprise du Breathe de Prodigy, etc. Sans doute la petite surprise de la journée, en ce qui me concerne... à creuser.
Sur la scène extérieure, une autre formation hardcore (Stick To Your Guns) n'a pas tardé à aligner les sempiternels accords à la mords-moi-l'noeud qu'on avait du subir une petite heure plus tôt. Circulez, y a rien à voir : on décide de splitter pour un casse-dalle en dehors de l'enceinte du festival.
Un crapuleux burger plus tard, nous prenons nos positions dans la salle pour savourer notre dessert, à savoir la venue des Marseillais de Dagoba. Franky fait son sound-check lui-même, et en rajoute des tonnes, mais on s'aperçoit déjà que l'acoustique de la salle ne va pas servir le style d'un groupe comme Dagoba.
Et dès les premières notes du set, c'est la grosse bouse acoustique : bien que très impressionnant à contempler, Franky et sa double caisse bouffent complètement le reste. Regards interrogés vers le type en charge à la table de mixage, mais pas de réaction... J'en parle à la personne à côté de moi pour être sûr que ce n'est pas moi qui deviens sourd, mais non, pas de doute. Une fameuse déconvenue pour un groupe qui doit encore prouver, en ce qui me concerne, que Face The Colossus mérite mieux sur scène que sur platine... La bouillie n'empêchera pas les (nombreux) inconditionnels de s'en donner à coeur joie, et nous assisterons même au seul wall of death de la journée pendant ce set.
Le groupe suivant ne nous consolera pas vraiment, puisqu'il se produit sur la scène extérieure, et l'agenda est tel que après Hacride, seuls des formations hardcore y sévissent. C'est donc au tour de Born From Pain, et allons-y pour une petite heure de musique qui se veut rebelle mais qui reste une des plus formatées, tous genres compris. L'ennui s'installe et les gosiers engloutissent mousse sur mousse.
La nuit tombe et la première (?) grosse pointure arrive sur le podium intérieur :The Milka Boys Samael. Phil et moi avions déjà eu l'occasion d'échanger nos points de vue (convergents) à propos du dernier album, dans lequel le quatuor n'a heureusement pas trop pioché pendant le set. Mais fourtt de nondikass, c'est pas pour autant que celui-ci était emballant. La faute derechef à ce putain de son pourri dans cette putain de salle de putain d'omnisports. On s'est rendu compte que se placer complètement décalés vis-à-vis de la scène améliorait légèrement l'acoustique, ce qui est un comble. Mais bon, je retiens surtout la première place de poseur attribuée sans hésitation au chanteur Vorph, dont le talent de communication reste en mode rase-mottes malgré ses vingt-plus années d'expérience (la majorité de ses interventions consistant à exhorter le public à scander HEY-HEY-HEY à l'unisson)... Bref, on commençait à devenir de mauvaise humeur, et nous n'avons pu tromper l'ennui que grâce à l'arrivée de LG Petrov et Alex Hellid sur le stand de Entombed. Il était révélateur de constater que les grands maitres du Death Metal suédois animaient eux-mêmes leur merchandising. Ma gorge se serra un instant.
De guerre lasse, nous nous sommes dirigés pour la dernière fois vers le podium extérieur pour y subir les assauts de la grrrrrande tête d'affiche hardcore, à savoir les losangeliens de Terror. Après avoir vu les artworks sur les T-shirts en vente, que je considère comme les plus moches depuis la pochette d'un certain Poison, j'avais un a-priori ultra négatif. Et là, je dois avouer... ce fut la deuxième surprise de la soirée. Musicalement, on ne pouvait pas attendre grand chose de cette formation, mais au niveau de la présence sur scène... c'était du jamais vu. En particulier le bassiste, le plus remuant de la création depuis Frank Bello, et surtout le chanteur, qui doit dépenser facile 200.0000 calories en l'espace d'un concert. Hallucinant. Le plus beau, c'était l'appel non dissimulé à mettre le boxon : "We're not fucking rock stars. This stage is your stage. I want to see some serious stage-diving. You, you, you, you and you : you are going to stage-dive on the next song." Et il allait jusqu'à laisser son micro pour laisser un fan le remplacer le temps d'un couplet. Inutile de dire que les circle-pits se sont enchainés... Un bon petit moment de divertissement, qui m'a redonné envie d'écouter Deviate et Downset. Pas Hatebreed hein, faut pas exagérer.
Minuit approchait et les messies du mal allaient enfin arriver... Entombed, un des groupes que je me suis juré de voir sur scène avant ma/leur disparition. Oui, c'était la première fois pour moi... donc, comme le puceau que je suis, et voulant éviter la déconvenue des groupes les ayant précédés sur la scène intérieure, je me suis dit que le moins risqué (acoustiquement) serait de se positionner contre ladite scène. Eh ben c'était la meilleure idée de la journée. Le son était tout de suite mille fois meilleur, pas cristallin mais c'est chose impossible dans ce genre de manifestation. Nous étions quasiment à portée de main de Alex Hellid, qui oeuvre désormais seul à la gratte -- un putain de sacerdoce, si vous voulez mon avis. Mais il a tenu bon, en donnant un sens à l'expression "jouer les yeux fermés", aidé par de solides Nico Elgstrand (basse) et Olle Dahlstedt (percu). Le chant de LG était difficilement audible, mais c'était un semi-problème vu que le chanteur était très visiblement plein comme une barrique, au point que c'en devenait pathétique par moments.
Il range sa clope dans sa poche, s'emmêle les pinceaux dans les cables des grattes, chancelle et vacille... un vrai branquignol. Quant au set, il nous a faits voyager du début à la fin de la carrière du groupe, avec des titres comme Sinners Bleed, Night Of The Vampire, Damn Deal Done, ainsi qu'un To Ride, Shoot Straight And Speak The Truth sorti tout droit de mes phantasmes... Un minimum de présence scénique, mais un maximum d'impact. Lorsque LG quitte la scène avant le rappel, j'ai un pincement au coeur : aucun morceau de Wolverine Blues, un des albums que je porte au pinacle depuis 1993. Le quatuor se représente sur scène pour le rappel convenu et joue cinq autres morceaux que je vous donne en mille : Morning Star / Demon / Wolverine Blues / Out Of Hand / [connais pas]. Autant dire que j'ai fini ce Durbuy Rock en mode "sévèrement burné"... signe du destin, j'ai pratiquement découvert sous ma semelle un médiator d'Alex... y a des soirs comme ça...
Dans la purée de pois qui nous a accompagnés sur le retour, le larsen résonnait dans mes oreilles et semblait me projeter continuellement aux premières secondes de Eyemaster : "I Am The Way"...
/V\
C'est donc avec grand plaisir que j'ai laissé le Phil m'emmener à Bomal pour cette treizième édition du Durbuy Rock. Le crochet par Bastogne pour la séance mitraillette nous a malheureusement privés des premiers groupes de la journée, ainsi que, accessoirement, l'envie de faire du stage-diving avant la tombée de la nuit.Nous sommes donc arrivés au moment où les Américains de Horse The Band concluaient leur set, signant une performance leur attribuant la palme des "zarbis du jour" : des guitares vaguement death et un chant scream/growl accompagnés par un synthé genre Bontempi et un... triangle. Je n'invente rien, le type au triangle était super motivé et convaincu que son instrument faisait toute la différence. Je n'ai pas distingué de cable reliant ce bout de métal à une disto, peut-être n'y ont-ils pas encore pensé.
Un de nos objectifs pour ce jour était de se remplir les cages à miel des bons décibels pondus par Hacride, et les Français ne nous ont pas déçus. Tout d'abord ils jouaient sur la scène extérieure (remarque importante pour la suite), mais en plus ils ont osé jouer deux des plus longs morceaux de Lazarus, pour notre plus grand plaisir.
La mauvaise nouvelle, c'est que l'horaire (à savoir quarante minutes à partir de 15h) était absolument indigne d'un groupe de cette trempe. Résultat, un public plus que clairsemé et mollasson comme un gros pourceau qui vient de s'enfiler, euh... au hasard, une mitraillette. Malgré cette désillusion, le groupe a fourni une solide prestation et le chanteur Sam n'a pas perdu son sourire et sa décontraction. Nous nous sommes empressés d'aller le féliciter juste après, et il nous a fait part d'une "possible date au Luxembourg à la rentrée". Je signe à deux mains, no soucy !!!On repasse devant la scene intérieure pour y découvrir un groupe dont la description m'avait alléché : Amen Ra, "groupe belge culte du post-hardcore down-tempo". Tout un programme non ? En fait, le programme a fait flop au bout d'un morceau et demi, vu que la musique, bien que lourdissime à souhait, ne proposait que des accords plaqués paresseusement sur un faux rythme doom/sludge, et n'offrait donc que trop peu de variation.
Mais il nous a tout de même été donné d'assister à une grande première (?) dans ce genre d'évènement : le chanteur a chanté L'INTEGRALITE du set dos au public. Combiné au fait que son "chant" était plutot une succession de cris stridents désarticulés, que même à côté Brutal Truth parait propre sur soi, vous imaginez aisément que cette "expérience" fut plutot déplaisante.Re-scène extérieure, et commence notre long pélerinage dans la jungle du hardcore pur et dur, avec cinq gosses rassemblés dans une formation nommée Trapped Under Ice. C'est vilain, minimaliste, pas communicatif, et en plus à force de se démener et de gueuler à pleins poumons, le chanteur passe le dernier quart de chaque chanson à reprendre son souffle en zappant un mot sur deux. Bref, il y a encore du chemin à faire, et c'est pas ce genre de prestation qui va me réconcilier avec le hardcore, rumine-je dans ma barbe.
Phil et moi choisissons le moment pour nous dégourdir les jambes et méditer devant l'Ourthe sereine, ce qui nous fait manquer une grande partie de Sidilarsen, une formation electro-metal de Toulouse. Je regrette un peu ce timing, car ce que j'ai pu en entendre se laissait écouter avec un certain plaisir, malgré le côté un peu démodé de cette frange du metal. C'était assez proche de Mass Hysteria, avec des moments sympathiques et propices à déclencher le "vautchon" (comme on dit dans la région), genre une reprise du Breathe de Prodigy, etc. Sans doute la petite surprise de la journée, en ce qui me concerne... à creuser.
Sur la scène extérieure, une autre formation hardcore (Stick To Your Guns) n'a pas tardé à aligner les sempiternels accords à la mords-moi-l'noeud qu'on avait du subir une petite heure plus tôt. Circulez, y a rien à voir : on décide de splitter pour un casse-dalle en dehors de l'enceinte du festival.
Un crapuleux burger plus tard, nous prenons nos positions dans la salle pour savourer notre dessert, à savoir la venue des Marseillais de Dagoba. Franky fait son sound-check lui-même, et en rajoute des tonnes, mais on s'aperçoit déjà que l'acoustique de la salle ne va pas servir le style d'un groupe comme Dagoba.
Et dès les premières notes du set, c'est la grosse bouse acoustique : bien que très impressionnant à contempler, Franky et sa double caisse bouffent complètement le reste. Regards interrogés vers le type en charge à la table de mixage, mais pas de réaction... J'en parle à la personne à côté de moi pour être sûr que ce n'est pas moi qui deviens sourd, mais non, pas de doute. Une fameuse déconvenue pour un groupe qui doit encore prouver, en ce qui me concerne, que Face The Colossus mérite mieux sur scène que sur platine... La bouillie n'empêchera pas les (nombreux) inconditionnels de s'en donner à coeur joie, et nous assisterons même au seul wall of death de la journée pendant ce set.Le groupe suivant ne nous consolera pas vraiment, puisqu'il se produit sur la scène extérieure, et l'agenda est tel que après Hacride, seuls des formations hardcore y sévissent. C'est donc au tour de Born From Pain, et allons-y pour une petite heure de musique qui se veut rebelle mais qui reste une des plus formatées, tous genres compris. L'ennui s'installe et les gosiers engloutissent mousse sur mousse.
La nuit tombe et la première (?) grosse pointure arrive sur le podium intérieur :
De guerre lasse, nous nous sommes dirigés pour la dernière fois vers le podium extérieur pour y subir les assauts de la grrrrrande tête d'affiche hardcore, à savoir les losangeliens de Terror. Après avoir vu les artworks sur les T-shirts en vente, que je considère comme les plus moches depuis la pochette d'un certain Poison, j'avais un a-priori ultra négatif. Et là, je dois avouer... ce fut la deuxième surprise de la soirée. Musicalement, on ne pouvait pas attendre grand chose de cette formation, mais au niveau de la présence sur scène... c'était du jamais vu. En particulier le bassiste, le plus remuant de la création depuis Frank Bello, et surtout le chanteur, qui doit dépenser facile 200.0000 calories en l'espace d'un concert. Hallucinant. Le plus beau, c'était l'appel non dissimulé à mettre le boxon : "We're not fucking rock stars. This stage is your stage. I want to see some serious stage-diving. You, you, you, you and you : you are going to stage-dive on the next song." Et il allait jusqu'à laisser son micro pour laisser un fan le remplacer le temps d'un couplet. Inutile de dire que les circle-pits se sont enchainés... Un bon petit moment de divertissement, qui m'a redonné envie d'écouter Deviate et Downset. Pas Hatebreed hein, faut pas exagérer.
Minuit approchait et les messies du mal allaient enfin arriver... Entombed, un des groupes que je me suis juré de voir sur scène avant ma/leur disparition. Oui, c'était la première fois pour moi... donc, comme le puceau que je suis, et voulant éviter la déconvenue des groupes les ayant précédés sur la scène intérieure, je me suis dit que le moins risqué (acoustiquement) serait de se positionner contre ladite scène. Eh ben c'était la meilleure idée de la journée. Le son était tout de suite mille fois meilleur, pas cristallin mais c'est chose impossible dans ce genre de manifestation. Nous étions quasiment à portée de main de Alex Hellid, qui oeuvre désormais seul à la gratte -- un putain de sacerdoce, si vous voulez mon avis. Mais il a tenu bon, en donnant un sens à l'expression "jouer les yeux fermés", aidé par de solides Nico Elgstrand (basse) et Olle Dahlstedt (percu). Le chant de LG était difficilement audible, mais c'était un semi-problème vu que le chanteur était très visiblement plein comme une barrique, au point que c'en devenait pathétique par moments.
Il range sa clope dans sa poche, s'emmêle les pinceaux dans les cables des grattes, chancelle et vacille... un vrai branquignol. Quant au set, il nous a faits voyager du début à la fin de la carrière du groupe, avec des titres comme Sinners Bleed, Night Of The Vampire, Damn Deal Done, ainsi qu'un To Ride, Shoot Straight And Speak The Truth sorti tout droit de mes phantasmes... Un minimum de présence scénique, mais un maximum d'impact. Lorsque LG quitte la scène avant le rappel, j'ai un pincement au coeur : aucun morceau de Wolverine Blues, un des albums que je porte au pinacle depuis 1993. Le quatuor se représente sur scène pour le rappel convenu et joue cinq autres morceaux que je vous donne en mille : Morning Star / Demon / Wolverine Blues / Out Of Hand / [connais pas]. Autant dire que j'ai fini ce Durbuy Rock en mode "sévèrement burné"... signe du destin, j'ai pratiquement découvert sous ma semelle un médiator d'Alex... y a des soirs comme ça...Dans la purée de pois qui nous a accompagnés sur le retour, le larsen résonnait dans mes oreilles et semblait me projeter continuellement aux premières secondes de Eyemaster : "I Am The Way"...
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