J'avais peur que sans Dallas, God Forbid ne perde de sa superbe. On y perd apparemment juste ses lignes de chant magiques, mais le reste est toutjours aussi bon !
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dimanche 8 avril 2012
samedi 19 juin 2010
Genetic, le one man band de Dallas Coyle
Le problème avec les one man bands de nos jours, c'est qu'ils ont quand même fort tendance à tous sonner pareil, à être instrumentaux, désincarnés et vides de sens. Si le projet de Dallas Coyle n'échappe pas à tous ces écueils, il n'en reste pas moins intéressant à écouter. Déjà, c'est pas n'importe qui Dallas Coyle. Ancien guitariste de God Forbid, c'est aussi lui qui est responsable de toutes les lignes de chant clair des derniers albums du groupe, et c'est donc à mon sens lui qui donne toute sa couleur et son intérêt à Earthsblood. Depuis, il n'a eu de cesse de s'épancher un peu partout sur internet sur sa créativité et l'absolue intouchabilité de son talent. en d'autres mots, il est gentil le garçon, mais il se la raconte sévère.
Son premier album "solo", fleure donc bon le one man band. C'est bizarre, ça part dans tous les sens, c'est déstructuré, et ça manque cruellement du recul nécessaire à la composition de chansons, sans parler d'un avis extérieur. Le projet transpire le geek qui a tout fait tout seul dans sa chambre et qui a enregistré la moindre de ses idées au moment où elles lui pasaient par la tête. Voilà pour les défauts.
Maitenant, il a beau se la petter, il est effectivement très doué le garçon. Du coup, l'album fourmille d'idées brillantes, de mélodies extrêmement bien foutues, voire de traits de génie. Mais il faudrait vraiment qu'il revienne dessus, retravaille ses structures, et tienne compte d'un avis extérieur, genre celui d'un producteur. S'il fait ça, Genetic pourrait bien devenir le meilleur one man band de tout l'univers. Jusque là, ça reste une curiosité intéressante, mais indigeste. On peut écouter ça ici.
Son premier album "solo", fleure donc bon le one man band. C'est bizarre, ça part dans tous les sens, c'est déstructuré, et ça manque cruellement du recul nécessaire à la composition de chansons, sans parler d'un avis extérieur. Le projet transpire le geek qui a tout fait tout seul dans sa chambre et qui a enregistré la moindre de ses idées au moment où elles lui pasaient par la tête. Voilà pour les défauts.
Maitenant, il a beau se la petter, il est effectivement très doué le garçon. Du coup, l'album fourmille d'idées brillantes, de mélodies extrêmement bien foutues, voire de traits de génie. Mais il faudrait vraiment qu'il revienne dessus, retravaille ses structures, et tienne compte d'un avis extérieur, genre celui d'un producteur. S'il fait ça, Genetic pourrait bien devenir le meilleur one man band de tout l'univers. Jusque là, ça reste une curiosité intéressante, mais indigeste. On peut écouter ça ici.
jeudi 4 février 2010
Gratos : Soul At War - Soul At War
Dallas Coyle est l'ancien guitariste de God Forbid, et il était surtout son second vocaliste, celui à la voix claire si particulière, qui donne son cachet vraiment à part au dernier album du groupe, "Earthsblood", un des meilleurs albums de l'année dernière. C'est aussi un garçon un peu bizarre, qui a une rubrique récurrente sur MetalSucks, dans laquelle il a un comportement bipolaire où il alterne donc entre encensage de tous ces braves trolls qui peuplent les commentaires des articles, et insultement de ces mêmes braves dès qu'ils ont malheur de ne pas capter ses blagues absolument incompréhensibles, pour s'excuser la semaine suivante. Dans un élan d'amour, il a décidé de donner à ses lecteurs tout ce qu'il avait enregistré avec son nouveau projet, Soul At War, un one man band où il fait tout tout seul. La musique est à l'image de Dallas : variée, intéressante, originale, et bouffe un peu à tous les rateliers, les influences passant allègrement du death le plus poisseux à la musique électronique ou au rock alternatif atmosphérique expérimental. C'est en tout cas plus agréable à écouter que Graphic Novel, un autre de ses projets oscillant entre musique électronique et musique de film. C'est en grande partie dû à son chant évidemment, unique en son genre, aussi bien au niveau du timbre que du placement. La démo est donc certes un peu brouillonne, les morceaux pas tout à fait terminés, mais ça donne une bonne idée de ce que pourrait être la suite de la discographie de Dallas Coyle, et le moins qu'on puisse dire, c'est que ça promet... Il ne faut donc pas voir cette démo comme un produit fini, mais plutôt comme les tâtonnements et expérimentations d'un artiste qui cherche sa voie. Et dans ce cadre, non seulement c'est agréable à écouter, mais en plus, c'est super intéressant, humainement parlant. Bref, ce serait bête de ne pas jeter une oreille dessus, que vous soyez fans de God Forbid ou pas, d'ailleurs.
mardi 29 décembre 2009
Top Album 2009 : 3. GOD FORBID - "Earthsblood"
Earthsblood a été le premier album que j'ai écouté en 2009 pour lequel je me suis dit qu'il finirait dans le top. Malgré les quasi 200 sorties qui l'ont suivi, très peu d'albums lui sont arrivés à la cheville. Pourtant, on pourrait facilement croire que God Forbid n'est qu'un groupe de metalcore parmi tant d'autres. Ce serait faire une grossière erreur, tant la discographie du groupe va bien au delà de ça. Déjà, God Forbid n'est pas un groupe de metalcore, pas plus que Chimaira ou Lamb Of God. Ils ont juste eu le malheur de débuter au moment ou le style explosait et où tout ce qui sortait des étiquettes standard était étiqueté metalcore. On devrait plutôt parler de metal moderne, même si le terme est à la fois con-con et un peu fourre tout. God Forbid est en outre le genre de groupe qui s'améliore d'album en album, et dont les nouvelles sorties sont toujours supérieures aux précédentes. Earthsblood est leur cinquième album, et s'ils n'ont pas vraiment de mauvais album, on comprend très vite que celui-ci est largement supérieur à tout ce qu'ils ont pu faire par le passé. Les compos sont ultra efficaces, tout en ne négligeant pas une complexité dans les structures, les arrangements, et les riffs, qui sont beaucoup plus complexes que par le passé, donnant une touche quasi progressive à certains passages. Le vrai plus, c'est que toute cette technique n'est jamais démonstrative, et n'empêche jamais l'album d'être surpuissant. On s'en prend plein la gueule de bout en bout, avec certains passages stellaires qui atteignent des sommets. Une autre grande force de cet album, c'est le travail fabuleux que le groupe a accompli sur les lignes vocales. Le chant est assuré par Byron Davis et par Dallas Coyle, et ils chantent leur race tout au long de l'album. Que ce soit dans les beuglages ultra maîtrisés et placés de manière parfaite, ou dans les parties mélodiques, qui sont parmi les meilleures jamais entendues sur un album de ce genre, tout simplement. Au final, on se retrouve avec un album d'une richesse inouïe, qui contient absolument tout ce qu'un album de "metal moderne" se devrait de contenir, voire qui définit un nouveau standard.
dimanche 27 décembre 2009
TOP 2009 : #15 -> 10
Et on poursuit. Deuxième quart en partant de la fin...
#15 : 16 - Bridges To Burn
L'une des belles surprises de l'année, d'inspiration toute downienne. C'est lourd et gras, poisseux et costaud, très franc et sans fioritures inutiles. De quoi accompagner idéalement un bon gibier et le whisky qui s'en suit...
#14 : GOD FORBID - Earthsblood
Voilà l'un des albums les plus attendus du début de l'année dans la catégorie métal extrême mélodique. Déception? Oh que non. Difficile évidemment de renouveler le genre, à l'image d'un Killswitch Engage qui se répète, mais quand c'est bien composé, bien joué et bien enregistré comme c'est le cas ici, ça ne peut que faire mouche. Une valeur sûre, le bon placement de père de famille.
#13 : MASTODON - Crack The Skye
Bon, ici on s'arrête deux secondes. Ce Mastodon cru 2009 est certainement le disque qui a fait couler le plus d'encre (tapoter le plus de claviers?) cette année si on doit en juger par le nombre de tops annuels dont il pare la cime et il mérite indéniablement tous les éloges. C'est bluffant de maitrise, de créativité et de talent. Le genre d'opus à vous dégoûter de jouer de la musique. "Pourquoi ce classement si loin du sommet??!" vont donc s'insurger nos fidèles lecteurs que je salue. Très franchement, je n'en sais rien... Toujours est-il que j'ai personnellemment beaucoup plus d'affinités avec la version instrumentale du disque. Piste? Sais pas. On va sagement ranger tout cela sous le how convenient onglet des goûts et des couleurs et se débarasser du débat qui pourrait être infini et ne déboucher sur rien. Sachant par expérience que certaines des plaques que je n'ai appréciées à leur juste valeur que plusieurs années après leur sortie entrent pour ne plus jamais en sortir dans mon coffre à emmener sur l'île déserte, je vais m'en tenir là pour l'instant...
#12 GOD DAMN - Old Days
L'autre très bonne surprise downienne de l'année. Sauf que là, il est difficile de parler d'influence. Ce n'est plus une comparaison mais une métaphore. GD ne joue pas comme Down. GD JOUE du Down. Je n'ai jamais été grand fan des groupes ersatz singeant l'identité d'autres, mais là on tient un phénomène à part. C'est simple : Old Days aurait pu être le troisième album de Down en lieu et place d'Over The Under. Et il aurait peut-être même pu mieux faire l'affaire. Ca va aussi loin que ça... Impressionnant rôle de composition donc (dans tous les sens du terme), mais qui tournera vite en eau de boudin si cela se répète.
#11 HE IS LEGEND - It Hates You
Richissime découverte de fin d'année que cette légende qui te hait. A la fois moderne et classique, débordant d'inventivité mélodique et d'une efficacité imparables, voilà quelque chose qui ne nécessite pas un doctorat en droit pour être défendu. C'est très très très bon. Point final. Notons pour l'anecdote que The Primarily Blues me sert de musique de réveil depuis. De quoi attaquer la journée du bon pied! (non, je mens, personne n'attaque une journée du bon pied)
#10 NAPALM DEATH - Time Waits For No Slave
Braaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaarggghh !!!! vous dirait Barney si on lui demandait de parler d'un nouveau ND. Et il aurait raison. Ces braves beugleurs de Birmingham ont pris l'habitude depuis une dizaine d'années de nous offrir boucherie sur hécatombe et la tradition perdure avec ce monumentalement puissant effort à classer parmi les meilleures tueries de l'année. Avec les paroles en plus (parce que oui, il y a des paroles), ça donne sincèrement envie de pendre un capitaliste avec les tripes d'un prêtre et d'envoyer la vidéo à leur mère. Si vous arrivez à écouter ce truc sans faire la tête de Rambo cautérisant sa blessure, laissez tomber, c'est que ça n'est pas fait pour vous.
#15 : 16 - Bridges To Burn
L'une des belles surprises de l'année, d'inspiration toute downienne. C'est lourd et gras, poisseux et costaud, très franc et sans fioritures inutiles. De quoi accompagner idéalement un bon gibier et le whisky qui s'en suit...
#14 : GOD FORBID - Earthsblood
Voilà l'un des albums les plus attendus du début de l'année dans la catégorie métal extrême mélodique. Déception? Oh que non. Difficile évidemment de renouveler le genre, à l'image d'un Killswitch Engage qui se répète, mais quand c'est bien composé, bien joué et bien enregistré comme c'est le cas ici, ça ne peut que faire mouche. Une valeur sûre, le bon placement de père de famille.
#13 : MASTODON - Crack The Skye
Bon, ici on s'arrête deux secondes. Ce Mastodon cru 2009 est certainement le disque qui a fait couler le plus d'encre (tapoter le plus de claviers?) cette année si on doit en juger par le nombre de tops annuels dont il pare la cime et il mérite indéniablement tous les éloges. C'est bluffant de maitrise, de créativité et de talent. Le genre d'opus à vous dégoûter de jouer de la musique. "Pourquoi ce classement si loin du sommet??!" vont donc s'insurger nos fidèles lecteurs que je salue. Très franchement, je n'en sais rien... Toujours est-il que j'ai personnellemment beaucoup plus d'affinités avec la version instrumentale du disque. Piste? Sais pas. On va sagement ranger tout cela sous le how convenient onglet des goûts et des couleurs et se débarasser du débat qui pourrait être infini et ne déboucher sur rien. Sachant par expérience que certaines des plaques que je n'ai appréciées à leur juste valeur que plusieurs années après leur sortie entrent pour ne plus jamais en sortir dans mon coffre à emmener sur l'île déserte, je vais m'en tenir là pour l'instant...
#12 GOD DAMN - Old Days
L'autre très bonne surprise downienne de l'année. Sauf que là, il est difficile de parler d'influence. Ce n'est plus une comparaison mais une métaphore. GD ne joue pas comme Down. GD JOUE du Down. Je n'ai jamais été grand fan des groupes ersatz singeant l'identité d'autres, mais là on tient un phénomène à part. C'est simple : Old Days aurait pu être le troisième album de Down en lieu et place d'Over The Under. Et il aurait peut-être même pu mieux faire l'affaire. Ca va aussi loin que ça... Impressionnant rôle de composition donc (dans tous les sens du terme), mais qui tournera vite en eau de boudin si cela se répète.
#11 HE IS LEGEND - It Hates You
Richissime découverte de fin d'année que cette légende qui te hait. A la fois moderne et classique, débordant d'inventivité mélodique et d'une efficacité imparables, voilà quelque chose qui ne nécessite pas un doctorat en droit pour être défendu. C'est très très très bon. Point final. Notons pour l'anecdote que The Primarily Blues me sert de musique de réveil depuis. De quoi attaquer la journée du bon pied! (non, je mens, personne n'attaque une journée du bon pied)
#10 NAPALM DEATH - Time Waits For No Slave
Braaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaarggghh !!!! vous dirait Barney si on lui demandait de parler d'un nouveau ND. Et il aurait raison. Ces braves beugleurs de Birmingham ont pris l'habitude depuis une dizaine d'années de nous offrir boucherie sur hécatombe et la tradition perdure avec ce monumentalement puissant effort à classer parmi les meilleures tueries de l'année. Avec les paroles en plus (parce que oui, il y a des paroles), ça donne sincèrement envie de pendre un capitaliste avec les tripes d'un prêtre et d'envoyer la vidéo à leur mère. Si vous arrivez à écouter ce truc sans faire la tête de Rambo cautérisant sa blessure, laissez tomber, c'est que ça n'est pas fait pour vous.
jeudi 10 décembre 2009
SVT'09 : D'une oreille distraite...
Donc, le seul vrai top 2009.
J'ai repris ici les albums qui ne m'ont fait ni chaud ni froid. Peut-être parce que j'étais pas trop "in ze moude" au moment de les écouter, mais peut-être aussi parce qu'ils sont pas si bons que ça, finalement, je vais pas non plus m'excuser à la place de ceux qui les ont pondus, non mais sans blague.
/V\
J'ai repris ici les albums qui ne m'ont fait ni chaud ni froid. Peut-être parce que j'étais pas trop "in ze moude" au moment de les écouter, mais peut-être aussi parce qu'ils sont pas si bons que ça, finalement, je vais pas non plus m'excuser à la place de ceux qui les ont pondus, non mais sans blague.
- Into The Moat The Campaign – De plus en plus de mal à me concentrer pour apprécier ce genre de délire plus ou moins experimental...
- Daath The Concealers – Okay j’imagine qu’il existe une base de fans prêts à se masturber chaque fois qu’Emil Werstler empoigne sa gratte, mais rien à faire, j’accroche pas. Surtout pour l’absence totale de groove, je suppose.
- God Forbid Earthblood et Shadows Fall Retribution – Metalcore léché certes, mais metalcore tout de même. Les maigres efforts pour se démarquer (en essayant de sonner comme certaines vieilles gloires du thrash) ne m’ont pas convaincu. Dans le cas de God Forbid, ces efforts sont d’ailleurs ruinés par des plages carrément inconvenantes comme Walk Alone.
- Tenet Sovereign – Pour les amateurs de death ultra-speed et bien vociférant. Pour ma part, j’ai trouvé le chant particulièrement fatiguant.
- Divine Heresy Bringer Of Plagues – Moins impressionnant et plus convenu que son illustre prédécesseur, voilà un album qui fera plaisir aux fans de Yeung, pour peu qu'on supporte son jeu de double caisse plus de dix minutes... OK gamin, t'es ultra rapide, mais ça finit par lasser...
- Mechanism Inspired Horrific – Pour les fans du grand Gene Hoglan. Ou ceux que Yeung commence à lasser (cf plus haut). C’est donc du death bien technique, avec un je-ne-sais-quoi d’indus, mais la mayonnaise n’a jamais pris dans mes tympans. Peut-être à cause du chanteur qui, à force de vouloir explorer tous les registres, finit par en devenir irritant.
- Mass Hysteria Failles – Pour une fois que des froggies ne sont pas en haut de l’affiche ! C’est pas que le chant dans la langue de Voltaire me dérange, mais le côté vaguement rap-metal que le groupe a toujours traîné me donne la moue des mauvais jours.
- Obscura Cosmogenesis – Vous vous êtes toujours demandé comment aurait sonné Gojira si Schuldiner en avait été le frontman ? Alors jetez-vous sur cet album car c’est probablement à ceci que ça ressemblerait. Pour le meilleur ou pour le pire, je ne saurais me prononcer. En tout cas, ces types-là ont lu trop de bouquins écrits par Stephen Hawking, ça me parait clair.
- Napalm Death Time Waits For No Slave – C’est bête à dire, mais après avoir dégusté le grind extrême de Brutal Truth et le death groovant de Obituary, j’ai plus trop le goût pour le death ultra-classique de Napalm Death...
/V\
lundi 16 novembre 2009
Chroniques de concerts
Pleeeeein de chroniques de concerts de ces derniers mois, par JB, qui me charge de vous transmettre, dont acte...
Enfin! Aprés une noyade de plusieurs mois dans ce fucking boulot, j'ai enfin pu trouver le temps pour vous écrire les officiels compte-rendus des concerts vus ces derniers mois. J'espère pouvoir préparer quelques chroniques de CDs...hum... avant Noël. A suivre donc.
ANTHRAX + DEVILDRIVER + GOD FORBID
Rockhal, Esch/Alzette - 17 juin 2009
Voir ANTHRAX live! C'est vraiment quelque chose hors du commun. Y a pas à dire, j'ai beau écrire ces lignes près de 5 mois aprés avoir vu le concert, j'ai toujours des images pleins les yeux. Pour recadrer le truc, ANTHRAX s'est reformé avec un nouveau chanteur. Je dois dire que je ne suis pas très au fait de son identité et que je n'ai fait aucune recherche sur le bonhomme (ndlr : tu aurais dû, car du coup tu saurais qu'il n'est déjà plus dans le groupe, et que selon toute vraisemblance John Bush is back). Car même s'il chante bien, et qu'il se débrouille bien, que ce soit dans le répertoire de John Bush ou de Belladonna, on en a rien à caler de savoir qui il est. Il est clair que si John Bush pouvait re-re-venir dans le groupe ce serait VACHEMENT mieux. Mais bon, voir Anthrax dans la petite salle de la Rockhal c'est pas donné tous les jours, donc même en karaoke on est content! L'important était de voir les quatre autres zouaves sortis droit des magazines metal d'il y a 20 ans et plus! C'est dingue de se dire que ça fait pres de 30 ans que ces gugusses écument les planches, sautant de scènes en scènes, de salles en salles, de stades en stades et enfin de clubs en clubs. Et que même apres toutes ces années (quelques rides s'aperçoivent sur certains visages), l'énergie est toujours bien présente. Frank Bello harangue le public comme si il était face à un stade de 100.000 personnes et qu'il jouait le concert de sa vie. Scott Ian est fidèle à sa reputation de guignol sur patte, n'en manquant pas une. Bon, ok certains passages ou mimiques semblent cliniques. Pas que cela soit de la mise en scène, mais bon on ne peut pas passer autant de temps sur scène sans attraper des tics (ou tocs, comme vous voulez). Le répertoire oscille entre les périodes Belladonna et Bush, avec une nette préference pour la seconde (ce qui m'a tout bonnement ravi). En Vrac: I am the law, among the livin', onlyyyyyyyy, safe home, room for no more, caught in a mosh, antisocial (francais!), madhouse et contact sont quelques unes des perles auxquelles on a eu droit. Worship Music, leur nouvel album devrait sortir cette année (ndlr : ou pas, vu la défection du nouveau chanteur), attendez-vous a du bon !
Ah, oui, c'est juste, GOD FORBID a fait une prestation digne de son dernier album mais n'a jamais vraiment décollé vu le manque de réaction dans le public (j'étais a peu pres le seul a headbanger…) Quant a DEVILDRIVER, c'est pas terrible hein, ni en CD, ni en live.
NINE INCH NAILS + MEW
Rockhal, Esch/Alzette – 9 juillet 2009
Ceux qui me connaissent un peu peuvent s'imaginer ce que représente pour moi le fait de voir NIN live (Ercan, uh?). Pour moi NIN est le plus créatif et tout bonnement meilleur groupe de l'univers entier, toutes galaxies confondues, et …euh… tous styles musicaux confondus. Tous leurs albums sont au poil. Faut dire que NIN est un de ces groupes que je suis (= follow) depuis le tout début et pour lequel j'ai tous les albums en édition collector siouplait, achetés le jour de la sortie la plupart du temps chez not' bon Boule avant qu'il ne monte a l'étage d'en haut. Seulement voilà, voir NIN pour la première fois lors de leur tournée d'adieu (le groupe a mis un terme a son activité en septembre 2009, those bastards!) ça a quelque chose de FRUSTRANT. FUCK OFF! me dis-je regulierement depuis ce jour béni. Bon, je vous ai annoncé la sauce, je suis completement parti pris. Mais imaginez un instant le cadre: la scène etait remplie de spots et éclairages en tous genres. Pas moins de 280 spots type downlight en douche sur le plafond de la partie centrale de la scène. Et en fond, un mur de stroboscopes dirigé droit vers la salle. Ajoutez a ça de multiples luminaires robots mulidirectionnels/pivotants et autres lasers. Le mot d'ordre était le suivant: EPILEPTIQUE, RENTRE CHEZ TOI, OU CREVE !!! Ou encore: ICI TU NE TE CHOPERAs PAS D'ACOUPHENE MAIS PAR CONTRE SI T'AS PRIS TES LUNETTES D'ECLIPSE T'AS ETE BIEN INSPIRE… J'vais pas vous emmerder à vous décrire la set-list, je sais que ça ne vous parlera pas et que je prêche dans le désert en essayant de vous enroler dans ma NIN-religion. Ou alors si? Hum. Fuck you all, vous allez avoir droit a la sauce: dans l'ordre : Pinion, Wish, Last, Discipline, March of the Pigs suivi comme à l'habitude de Piggy, Reptile, Burn (super titre tire de la BO de Natural Born Killers, une rareté à voir en live) , Gave Up, La Mer, Something I Can Never Have (mes amis, j'ai beau aimer la musique de dur se baladant avec un majeur levé, cette version au piano était magistrale et donneuse de frissons), Non-Entity, Gone, Still, The Downward Spiral, Mr. Self Destruct (en version VRAIMENT self-destruct), 1,000,000, Echoplex, Survivalism, The Good Soldier, The Day The World Went Away, Dead Souls (Joy Division cover), The Hand That Feeds (Just how deep do you believe? Will you bite the hand that feeds? Will you chew until it bleeds? Can you get up off your knees? Are you brave enough to see? Do you wanna change it?----), Head Like a Hole, Hurt (yeah Trent, Johny Cash n'est pas loin)! Le tout enchainé à un rythme militaire sans la moindre seconde de blanc entre les morceaux. J'peux vous dire que seuls les convaincus en sont sorti indemnes. LE meilleur concert auquel j'ai assisté, et là je suis sérieux et objectif (celui qui me croît est vraiment un débile mental, comment puis-je etre objectif?). Si vous n'avez jamais vu NIN live, et bien vous vivrez votre vie sans sens et mourrez comme des pauvres ignares que vous etes - car NIN, mes amis, c'est fini (…ok, ok, jusqu'à reformation).
MEW ? Crap.
PEARL JAM + GOMEZ
Wuhlheide, Berlin – 15 aout 2009
Bon annif VinZ!
J'aime beaucoup GOMEZ. Bon, ok, c'est vraiment mièvre comme groupe et comme musique, de la brit'pop typiquement… euh… anglaise? Cote prestation live par contre c'est pas terrible. Mais le cadre ne devait probablement pas coller à leur musique. J'explique.
Imaginez une arène. Genre amphithéâtre à ciel ouvert, un 7/8 de cercle avec la scène en guise 8/8eme. Des marches en pierre formant les gradins et un grand pit en sable. Le tout pouvant accueillir plus de 18.000 personnes. Vous vous croyez en Italie, mais nan! vous êtes en Allemagne, et dans la capitale siouplay. Les centaines de chermans bouffant des saucisses autour de vous vous le rappelle constamment. On chope une bière et on y va.
Voir PEARL JAM en concert est toujours une reussite. La fan-base est tellement constante et solide que ces mecs pourrait completement lourder leur show, tout le monde s'en fouterait et serait heureux anyway. Faut dire que 18.000 personnes chantant chaque mot de chaque chanson, ça donne chaud au cœur. Pearl Jam est également un groupe qui tourne sans arrêt, et malgré le fait qu'en Belgique on ne parle plus trop d'eux, je peux vous assurer qu'ils ont toujours la cote dans bien des pays non francophones. La bande a Eddie nous a proposé un set homogène et de qualité puisant dans tous les albums (du très connu "Ten" à l'excellent petit dernier), démarrant a la tombée du jour et se terminant dans la nuit noire, trente morceaux plus loin. Ce concert était comme un gros gateau qu'on se réjouit d'avaler. La cerise sur ce gateau étant de savoir que le groupe sort tous ses concerts en CD (via leur fan-club). J'écoute donc en vous écrivant ces lignes le concert que j'ai vu, et ça c'est vraiment coool. Je dois quand même avouer avoir préféré l'ambiance au Wembley Stadium en 2007, mais entre la fibre vibrante des stades de foot anglais et celle plutot endormie des gros boches, pas d'hésitation-
Y a pas a dire, si vous voulez voir GOMEZ, préférez les clubs londoniens. Par contre pour Pearl Jam, c'etait tip top. Vivement le BACKSPACER-TOUR !
IAMX
Esplanade St-Leonard, Liege – 19 septembre 2009
Les fetes de Wallonie nous avait apportee IAMX a Liège cette année. Dingue hein!? Merci la RTBF d'avoir un peu de goût de temps en temps. IAMX fait dans le rock-électro avec un style cyber-punk-travelo que ne renierait pas NIN. Très bon sur album, le groupe confirme en enfoncant le clou par un set taillé dans le béton et d'une puissance intéressante. Si vous ne connaissez pas je vous conseille le petit dernier "Kingdom of Welcome Addiction". A revoir en salle au plus vite!
MASSIVE ATTACK
Rockhal, Esch/Alzette – 28 octobre 2009
Ca fait une paye que MASSIVE ATTACK n'a plus trop fait parler de lui. Un EP 'splitting the atom' est bien sorti en téléchargement, avec quatre morceaux intéressants. Mais rien de vraiment secouant, ce qui fait que les albums du groupe commençaient a prendre la poussière sur mon étagère. Ce concert a permis de faire le ménage et de remettre les choses à leur juste place: MASSIVE ATTACK est le fer de lance de la scène electro-hip-hop-rock anglaise, trip-hop si vous préférez. Je ne m'attendais à pas grand-chose de neuf en allant a ce concert – juste à passer un bon moment. Et pourtant, 3D, flanqué de ses éternels compères, nous ont propose un set revisitant complètement un bon nombre de hits de la carrière du groupe. Les morceaux commençant de manière assez conventionnelle et se terminant à cent lieues des chemins battus, souvent en explosion totale. MASSIVE ATTACK a montré à maintes reprises sa qualité à réaliser des remix de ses propres morceaux (avec comme meilleur exemple le coffret 11CD bourré de remix sorti un peu apres Mezzanine). 3D passe tout au long du set de chanteur à mixeur, et également à chef d'orchestre, coordonnant les deux kits de batteries installés de part et d'autre de la scene. Le jeu des musiciens est précis et vraiment percutant par moments. Les voix – aussi bien féminine que masculine – sont exécutées avec précision et sensibilité. Le jeu de lumières (lasers en tous genres) et les textes apparaissant en fond de scène servent d'assise à une musique lancinante et hypnotisante. Un excellent concert redéfinissant le statut du groupe – leader – en attendant le nouvel album.
Les concerts à venir:
Alice In Chains (20/11/2009 @ Hof Ter Lo)
Ghinzu (21/11/2009 @ den Atelier)
Channel FUCKIN' Zero (23/01/2010 @ AB)
JBzzzzzz-
mercredi 11 février 2009
Les sorties de la semaine
Quelques albums pour étoffer la base de données 2009, avec du bon et du moins bon et du PAS BON DU TOUT...
- Deathstars : "Night Electric Night"
Je me suis intéressé à ce groupe uniquement parce qu'ils ont accusé Metallica de leur avoir piqué leur logo pour death magnetic, soit, et surtout le titre d'un de leurs morceaux, "cyanide". Bref, je voulais entendre ce que ces ptits cons présomptueux avaient à proposer de si bien pour se permettre de s'en prendre comme ça à Metallica... Alors, en gros, on prend Marilyn Manson, Rammstein et tout ce que les ptites gothiques de 13 ans aiment chez Cradle Of Filth, on met tout dans un mixer en évitant hyper soigneusement d'y laisser glisser la moindre once de créativité ou d'originalité, et on obtient cette soupe auditive inintéressante et mille fois entendue... Si vous avez déjà passé la période difficile de la puberté, obligé vous trouvez ça moooooové, mais je présume que les fans les plus extrêmes (hem) de Tokyo Hotel (qui ça ?) doivent y trouver leur compte... - The Eyes Of A Traitor : "A Clear Perception"
Un album de math-deathcore technique, puissant, brutal et bien exécuté, même s'il pèche souvent par manque d'originalité. Quelques lignes de chant clair de ci de là rendent toutefois l'ensemble relativement digeste. Les fans du genre devraient y jeter une oreille attentive en tout cas. - Hatesphere : "To The Nines"
Malgré un style assez convenu qui n'a pas bougé d'un iota depuis le premier album, à savoir un thrash sans concessions, hyper bourrin et pas mélodique pour un sou, les danois de Hatesphere dénotaient malgré tout, en particulier sur scène, car leur beugleur en titre, Jacob Bredahl, était un frontman hors pair, avec une présence incroyable, sans prise de tête, avec un sourire permanent imprimé sur la tronche, à l'opposé des murder face qui sont légion dans le genre... Le truc, c'est que sur cet album, le line-up a radicalement changé, puisqu'il ne reste que le guitariste-fondateur du groupe !! Plus de Jacob donc, mais plus non plus des 3 autres musiciens... Il est donc assez étonnant de constater que cet album est strictement identique à tous ces prédécesseurs, ce qui est bien (parce que c'est bien fait) mais pas top (parce que c'est pas des masses original). - Lamb Of God : "Wrath"
Enfin, le premier concurrent sérieux au titre tant convoité d'album de l'année atterrit dans nos oreilles accueillantes... Annoncé par le monstrueux "contractor", c'est toutefois avec une pointe de déception que je chronique cet album... Alors certes, il y a des morceaux d'une efficacité imparable ("Contractor", "Broken Hands"), et l'album est globalement plus rapide et bourrin que Sacrament, son prédécesseur, mais je trouve malgré tout que c'est un Lamb Of God en pilote automatique auquel nous avons droit... ça reste bien joué, ça reste des structures de morceaux incroyables, mais ça prend pas des masses de risques et ça a tendance à vite se mordre la queue... Peut-être que j'apprendrai à apprécier l'album avec le temps, mais pour le moment, c'est un peu bof bof... - God Forbid : "Earthsblood"
Jouant dans la même catégorie que Lamb Of God (avec Unearth, dans la catégorie "injustement étiquetés Metalcore alors que rien à voir"), God Forbid étonne avec cet album, et c'est tant mieux !! Un album mature, original, avec des compos riches et complexes, des mélodies hyper accrocheuses, et une petite pointe d'influence prog du plus bel effet dans un groupe de cet acabit... J'ai toujours bien aimé ce groupe, sans pour autant jamais être vraiment ébloui, mais cet album est jusqu'ici la meilleure surprise de cette année en ce qui me concerne...
Bien, ben la compétition est lancée semble-t-il, on commence à avoir des concurrents un peu sérieux dans la compète... Et dire que cette année, on attend encore les sorties de Killswitch Engage, Chimaira, ALICE IN CHAINS (!!), et KISS (!!!!!!!!!!!!!!!!!!!)... Deux énormes poids lourds, mais qui ne seront pas forcément en tête du classement, puisqu'Alice In Chains est amputé de Layne, et Kiss, ben y sont capables de tout hein...
mercredi 4 octobre 2006
Putain d'affiche !!!!
Sunday, October 29:
KILLSWITCH ENGAGE
MINDLESS SELF INDULGENCE
THE HUMAN ORCHESTRA
UNEARTH
A LIFE ONCE LOST
ALL THAT REMAINS
CELLADOR
DESPISED ICON
ED GEIN
FROM A SECOND STORY WINDOW
FULL BLOWN CHAOS
GOD FORBID
JOB FOR A COWBOY
REMEMBERING NEVER
SUICIDE CITY
THROUGH THE EYES OF THE DEAD
THE WARRIORS
Et tout ça à Chênée !!!!
Non, j'déconne, c'est dans le New Jersey en fait... Eh ouais... Connards d'américains de MERDE !!!
KILLSWITCH ENGAGE
MINDLESS SELF INDULGENCE
THE HUMAN ORCHESTRA
UNEARTH
A LIFE ONCE LOST
ALL THAT REMAINS
CELLADOR
DESPISED ICON
ED GEIN
FROM A SECOND STORY WINDOW
FULL BLOWN CHAOS
GOD FORBID
JOB FOR A COWBOY
REMEMBERING NEVER
SUICIDE CITY
THROUGH THE EYES OF THE DEAD
THE WARRIORS
Et tout ça à Chênée !!!!
Non, j'déconne, c'est dans le New Jersey en fait... Eh ouais... Connards d'américains de MERDE !!!
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