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dimanche 14 août 2011

The Acacia Strain : "The Impaler"

En voyant pour la première fois un clip tout sérieux de The Acacia Strain, je me dis que finalement, leur humour y est pour beaucoup dans la sympathie que j'éprouve pour le groupe parce que là pour le coup ben bof... N'empêche, je cueille l'occasion pour vous recommander leur album live sorti il y a peu, qui s'appelle The Most Known Unknown, et qui DECHIRE !

jeudi 3 février 2011

Fais péter le subwoofer #3

Alors oui JE SAIS, ceci est un re-post. Mais quand on a la chance d'être béni par un son pareil, pourquoi est-ce que je me gênerais-je ?

Ici c'est la basse qui joue un rôle prépondérant -- tchéquez le son de la gratte vers 2'30 et puis goûtez à toute la différence que la basse apporte cinq ou six secondes après.

jeudi 30 décembre 2010

Top Album 2010 : # 2

BUTT'S # 2. DANKO JONES : "Below The Belt"
Quelle putain de découverte que ce Danko Jones !! Ce type est sans conteste le mec le plus rock n'roll à avoir jamais foulé un sol situé sur terre depuis Elvis, minimum ! Sa grande gueule, son bagoût et son arrogance cachent mal un amour immodéré du rock n'roll et de ses fans, délivrant un show parfait en novembre dernier à Eindhoven. Et Below The Belt, mes amis, quel album ! LA définition même du rock n'roll, ne souffrant d'aucun temps morts, que des instant classics aux paroles ravageuses et aux mélodies ultra tubesques ! L'album parfait, y a pas d'autres mots...

VINZ'S # 2. SHINING : "Blackjazz"
Je vous présente mon super-joker pour cette année. Plus qu'un nouveau style parfaitement décrit par le titre de l'album, "Blackjazz" s'apparente à l'équivalent musical d'une expérience extra-corporelle vers l'esprit d'un aliéné, voire d'un psychopathe… un moment hallucinatoire, à la fois perturbant, effrayant et fascinant. On déblatère souvent sur le black metal comme une traduction sonore de divers mouvements ou groupuscules satanistes, mais qui reste souvent crystallisé dans ses aspects caricaturaux. Avec cet album, Shining introduit une nouvelle tendance, beaucoup plus insidieuse et subtile, que j'hésite encore à appeler Evil Metal ou Insane Metal... du grand art, vraiment.

PHIL'S # 2. THE ACACIA STRAIN : "Wormwood"
Contrairement à plusieurs ici, je connaissais déjà The Acacia Strain depuis 2 albums au moins.  Riffs ultra-lourds et humour à gogo peuvent faire bon ménage, parfois.  Avec Wormwood, les ricains tapent fort et proposent leur produit le mieux fini, le plus abouti de leur discographie.

JB'S # 2. (METAL) WATAIN : "Lawless Darkness"
JB'S # 2. (ROCK-ELECTRO-OTHER) UNDERWORLD : "Barking"

lundi 11 octobre 2010

Les sorties de la semaine

  • The Acacia Strain : "Wormwood"
    C'est la troisième fois que je rédige cette chronique. La première fois, je l'ai descendu pour son simplisme qui le rend vite très chiant. Puis, j'ai eu un orgasme auditif, du coup je lui ai redonné une chance et de fait, même si c'est à peu près aussi fin que Pro Pain, ça taille dans le gras. Et puis il y a eu la chronique condescendante de mon pote VinZ, qui tente tant bien que mal de se dépatouiller d'avoir dit qu'il aimait bien avant de se rendre compte qu'en tapant "deathcore band list" sur google, une réponse sur deux mène inexorablement vers The Acacia Strain. Eux s'en défendent. Logique, être labellisé deathcore de nos jours, c'est pas ce qui se fait de plus crédible. N'empêche, c'est pas parce qu'on retourne sa veste que ça efface les tattoos dans le cous, les stretchings d'oreille, et tous les clichés inhérents à l'étiquette deathcore. Alors certes, musicalement, Wormwood
     n'a pas grand chose à voir avec le deathcore, et est un album correct, mais c'est un peu fastoche d'utiliser tous les gimmicks et les clichés du genre pour après dire "ouais non même pas vrai on est hyper originaux nous". Quant à VinZ, il ne reconnaîtra pas qu'il a tort, bien évidemment, mais que voulez-vous ? Ce mec aime Radiohead goddammit !!
  • The Hillbilly Moon Explosion : "Raw Deal"
    Un groupe de jeunes qui rendent un vibrant hommage au rockabilly teinté de surf de la manière la plus traditionnelle qui soit. La différence avec les millions d'autres groupes du genre, c'est que la production, elle, est moderne et limpide, et que le groupe met un point d'honneur à respecter les codes d'époque, sans se laisser berner par les sirènes du modernisme. En cela, la démarche est assez proche de celle Brian Setzer, et l'album est une belle réussite.
  • The House Of Capricorn : "Sign Of The Cloven Hoof"
    The House Of Capricorn a un peu le cul entre les deux chaises du sludge poisseux et gras (pour le son et la production) et du stoner rock fastoche à la QOTSA (pour le chant). Il faudrait qu'ils choisissent un camp, parce qu'on a souvent l'impression que le chanteur a enregistré ses parties en écoutant autre chose que ce qu'on entend sur le disque.
  • Gemini Syndrome : "Demo"
    Gemini Syndrome est un groupe produit par Mikey Doling, actuel guitariste de Channel Zero (et ancien de Snot, Soulfly, tout ça). Le plus original, dans ce groupe, c'est son frontman albinos. Sinon, c'est du alt. metal pas mal fichu, mais qu'on ne retient pas longtemps.
  • Impending Doom : "There Will Be Violence"
    Avec un titre d'album pareil, et un nom de groupe pompé à un titre du dernier Chimaira, y a intérêt à assurer derrière, et pas à faire un deathcore mille fois entendu. Bon, certes, c'est un peu deathcore, mais à un niveau homéopathique, le reste tenant surtout du gros métal moderne, ultra puissant, et d'une efficacité redoutable. Bref, une bonne surprise, moi qui m'attendais à une daube.
  • Yakuza : "Of Seismic Consequence"
    J'avais découvert Yakuza il y a quelques années, où ils se démarquaient de la production d'époque (ça devait être en 2005, par là) par la présence dans leur line up d'un saxophoniste. Côté musique, c'était assez barré, un hybride à classer quelque part (faute de mieux), entre John Zorn, Meshuggah et Tool, avec un sax... Sur cet album, on ressent une petite pointe blackouille de ci de là, ce qui me ferait ajouter Ihsahn à la liste des références, même si le raccourci est un peu facile.

vendredi 24 septembre 2010

The Acacia Strain -- Wormwood

Suite à une injonction plus ou moins amicale succédant elle-même à un post dans lequel une personne mal informée / mal intentionnée / mal rasée (*) que je ne nommerai pas s'est de nouveau fourvoyée, j'ai bien l'honneur de vous parler du dernier mastodonte sonique en date, à savoir le cinquième opus de The Acacia Strain.


Pour planter le décor, quelques mots de Vincent Bennett, le chanteur : "[...] deathcore is the new nu-metal. You see the same kids and the same ethic. It sucks. And if anyone calls us “deathcore” then I might do something very bad to them. We aren’t deathcore. We are heavy."

Et en toute objectivité, il a mille fois raison... Je tiens à signaler que je découvre le groupe à peine, et donc que l'étiquette "deathcore" pourrait s'avérer plus discutable à l'écoute des plaques précédentes. Mais bref -- en toute objectivité donc, il y a deux grandes tendances dans Wormwood qui confirment la thèse : 1) les compos sont bien trop carrées et pas assez alambiquées (on y reviendra plus loin), et 2) le chanteur est un beau spécimen de beugleur mais ne s'époumonne pas assez pour rentrer dans la catégorie en question.

En fait, en parlant de heavy, la lourdeur extrême des lignes de guitare est telle que j'ai eu l'impression extatique de revivre pour la quatrième fois (ce qui est peu, considérant mon âge) l'expérience indélébile que Crowbar, puis Meshuggah, et enfin Gojira m'ont procurée. Si je devais désigner les trois groupes les plus heavy de la planète metal, ce serait sans doute ceux-là. Et la référence n'est pas innocente, tant les influences des deux premiers jalonnent le style de Wormwood. Le son de la gratte est non seulement très proche de celui qui signe obZen, mais toutes les compos sont parsemées de guitares éthérées qui hantent perpétuellement la section rythmique. Et du côté crowbarien, on retrouve surtout la patte "to-the-point" des structures (lisez : on va pas se faire chier à pondre 37 riffs organisés en 28 sections différentes pour une seule compo), mais aussi un chant qui est parfois très proche de celui de Kirk Windstein, témoin la plage Jonestown :



Quel bonheur donc de faire grandir le trio évoqué ci-dessus en un quatuor... Mais ce serait peut-être aller un peu vite en besogne. Et cela pour une raison toute simple, qui est le défaut majeur que j'ai ressenti sur Wormwood : sa "rejouabilité" relativement faible. En fait, les chansons font tellement l'impasse sur les artifices de composition et semblent finalement si... simplistes qu'au bout d'un moment, on a vite usé le filon. Après quelques écoutes, et l'effet de tsunami acoustique passé, l'expérience n'est donc plus aussi défoulante. Du coup, il vaut mieux espacer les écoutes de manière à savourer la présence écrasante des riffs ">world", ce qui risque pour ma part d'hypothéquer une place dans mon top 2010... Encore une fois, peut-être devrais-je m'attarder sur les albums précédents pour varier les plaisirs... ou peut-être pas ? Si vous êtes familiers avec The Acacia Strain depuis leurs débuts, je serais curieux d'avoir vos avis comparatifs.

(*) Biffer les mentions inutiles

/V\

lundi 20 septembre 2010

Le clip de la semaine : The Acacia Strain : The Hills Have Eyes

Maintenant que VinZ a fait son coming out et reconnu qu'il adorait le dernier album de The Acacia Strain, on peut donc en déduire qu'il va prendre 30 kilos, se faire stretcher ses n'oreilles, et se faire tatouer "DEATHCORE BIATCH" dans le cou. Alors certes, il va sans doute venir nous expliquer pourquoi on a rien compris et que en fait, c'est même pas du deathcore d'abord, même que, gnagnagna... Sauf qu'en fait si, c'est du deathcore, même que c'est eux qui le disent, d'abord.


mardi 14 septembre 2010

Vous en rêviez, The Acacia Strain l'a fait

Merci merci merci mercimercimercimerci Butt pour ton post sur le dernier orgasme auditif en date... sans lui, je serais passé à côté de Wormwood, la plaque qui risque bien d'être la plus lourdissime de 2010 !

Une oreille distraite cataloguerait cet album comme du Meshuggah-light, tant le son des grattes est proche de celui de obZen. Mais en y écoutant de plus près, et avec un petit effort de concentration sur la voix et les riffs aussi légers qu'un semi-remorque de parpaings, on se met à penser que... bon sang mais c'est bien sûr : The Acacia Strain est en train de marier 'chouga et Crowbar !!!

Faites l'exercice sur la plage d'entrée, qui me donne à chaque fois l'envie de mettre le bouton de volume sur 11 chaque fois que le chrono atteint 0'59'' :



Je me demande si je n'aurais pas tout doucement trouvé mon Chimaira pour cette année, tiens.

/V\

dimanche 5 septembre 2010

Orgasme Auditif ! The Acacia Strain : "Tactical Nuke"

Le morceau qui clôture de dernier album de The Acacia Strain, "Wormwood", pourrait figurer en bonne place dans la très convoitée liste des morceaux les plus lourds de toute l'histoire de l'humanité. L'orgasme commence à 0'38'', et ne fait qu'augmenter à mesure que le morceau ralentit pendant les 5 minutes qui suivent. Grandiose.