Affichage des articles dont le libellé est Obscura. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Obscura. Afficher tous les articles

lundi 1 février 2010

THE BLACK DAHLIA MURDER + 3 INCHES OF BLOOD + NECROPHOBIC + THE FACELESS + CARNIFEX + OBSCURA + INGESTED - Muziekodroom, Hasselt - 31 janvier 2010


Un dimanche de fiançailles? Naaaan. Un dimanche de barbarie chez nos voisins limbourgeois dans cette superbe infrastructure hasseltoise qu'est le Muziekodroom pour ce Bonecrusher Fest des familles. Ouais, on est jaloux et on l'avoue.

Entrée en matière sur les derniers efforts d'Ingested, qui nous prouve d'emblée qu'on ne s'est pas trompés d'endroit. De quoi échauffer délicatement nos petites oreilles gelées avant de disparaitre pour laisser la place aux Allemands d'Obscura. Pas de chance pour eux, le matériel du soliste a décidé de faire chier et le technicien n'a pas l'air d'être diplômé en électronique. On passera donc le tiers du set (déjà fort court à la base) à attendre que ça s'arrange pour pouvoir enfin entrer dans le monde de ces branleurs de manche invétérés sans pouvoir y arriver. Dommage.

La suite est plus sérieusement attendue au tournant par les connaisseurs présents en nombre si on se fie aux prestations plus que prometteuses offertes sur disque. Et putain de nôdidju, même si on n'a pas payé cher, on va en avoir pour son argent dès que les Californiens de Carnifex vont monter déchiqueter les planches. Un criminel à la batterie, gratteux et bassiste déchainés et un vocaliste beugleur aux faux airs d'Anselmo époque Cowboys From Hell, tout y est, la superpuissance en plus. Chapeau bas pour des gars si bas placés sur l'affiche.



The Faceless, pourtant loin d'être des clampins de seconde zone, vont alors paraitre quelque peu endormis après le torrent venant de ravager la scène. Mention tout de même à leur death aussi technique que précis.


Comment parler ensuite de Necrophobic sans exploser de rire. J'en sais rien. De grands Suédois maquillés à l'ancienne, des titres, des paroles, des poses, des riffs et des structures démodés depuis vingt ans... Si au moins c'était drôle! Ben oui en fait, c'était très drôle même si la moitié de la salle préféra aller rire au bar ou avec les autres musicos aux stands merchandising. Les aurait-on enviés? Toujours est-il qu'on fera un peu plus tard exactement la même chose, peu désireux de subir les insupportables 3 Inches Of Blood qu'on verrait bien noyés dans l'équivalent de leur nom...

Et enfin arrivent nos gros tarés adorés du dahlia noir. Là, pas de surprises : ça déchire tout, ne laisse rien, et avec le sourire. Un set pourtant relativement bref ponctué des gesticulations du frontman, Trevor, qui n'a rien a envier à un Herbert Von Karajan dirigeant l'orchestre philharmonique de Vienne (et qui a en plus de faux airs de Butt...), mais mortellement efficace et dévastateur. On n'est pas au sommet de la scène deathcore par hasard et on n'y reste pas si on ne joue pas comme ces mecs jouent.

Décompte des points? Carnifex haut la main pour la salve de riot gun ramassée en pleine figure par chaque individu dans la salle, The Black Dahlia Murder sans problème et sans surprise. Et quelques cellules auditives de plus abandonnées à la mort en terre flamande...

jeudi 10 décembre 2009

SVT'09 : D'une oreille distraite...

Donc, le seul vrai top 2009.

J'ai repris ici les albums qui ne m'ont fait ni chaud ni froid. Peut-être parce que j'étais pas trop "in ze moude" au moment de les écouter, mais peut-être aussi parce qu'ils sont pas si bons que ça, finalement, je vais pas non plus m'excuser à la place de ceux qui les ont pondus, non mais sans blague.
  • Into The Moat The Campaign – De plus en plus de mal à me concentrer pour apprécier ce genre de délire plus ou moins experimental...
  • Daath The Concealers – Okay j’imagine qu’il existe une base de fans prêts à se masturber chaque fois qu’Emil Werstler empoigne sa gratte, mais rien à faire, j’accroche pas. Surtout pour l’absence totale de groove, je suppose.
  • God Forbid Earthblood et Shadows Fall Retribution – Metalcore léché certes, mais metalcore tout de même. Les maigres efforts pour se démarquer (en essayant de sonner comme certaines vieilles gloires du thrash) ne m’ont pas convaincu. Dans le cas de God Forbid, ces efforts sont d’ailleurs ruinés par des plages carrément inconvenantes comme Walk Alone.
  • Tenet Sovereign – Pour les amateurs de death ultra-speed et bien vociférant. Pour ma part, j’ai trouvé le chant particulièrement fatiguant.
  • Divine Heresy Bringer Of Plagues – Moins impressionnant et plus convenu que son illustre prédécesseur, voilà un album qui fera plaisir aux fans de Yeung, pour peu qu'on supporte son jeu de double caisse plus de dix minutes... OK gamin, t'es ultra rapide, mais ça finit par lasser...
  • Mechanism Inspired Horrific – Pour les fans du grand Gene Hoglan. Ou ceux que Yeung commence à lasser (cf plus haut). C’est donc du death bien technique, avec un je-ne-sais-quoi d’indus, mais la mayonnaise n’a jamais pris dans mes tympans. Peut-être à cause du chanteur qui, à force de vouloir explorer tous les registres, finit par en devenir irritant.
  • Mass Hysteria Failles – Pour une fois que des froggies ne sont pas en haut de l’affiche ! C’est pas que le chant dans la langue de Voltaire me dérange, mais le côté vaguement rap-metal que le groupe a toujours traîné me donne la moue des mauvais jours.
  • Obscura Cosmogenesis – Vous vous êtes toujours demandé comment aurait sonné Gojira si Schuldiner en avait été le frontman ? Alors jetez-vous sur cet album car c’est probablement à ceci que ça ressemblerait. Pour le meilleur ou pour le pire, je ne saurais me prononcer. En tout cas, ces types-là ont lu trop de bouquins écrits par Stephen Hawking, ça me parait clair.
  • Napalm Death Time Waits For No Slave – C’est bête à dire, mais après avoir dégusté le grind extrême de Brutal Truth et le death groovant de Obituary, j’ai plus trop le goût pour le death ultra-classique de Napalm Death...

/V\

mardi 3 mars 2009

Les sorties de la semaine - II

Sacrée fournée en effet...

- SAMAEL : "Above"
Ces sacrés Suisses nous étonneront toujours. Palliant l'absence de côtes par une abondance de liquide d'un autre genre dans les coffres de leurs banques, les Helvètes nous ont déjà démontré à plus d'une reprise leur talent à manier la distorsion tant et si bien qui quiconque ayant déjà jeté une oreille à Coroner ou, plus récemment, aux excellents cyber-métalleux de Sybreed ne serait rien de mieux qu'un converti que l'on prêche.
Samael ne déroge évidemment pas à la règle, loin s'en faut...
Auteurs en 1996 de "Passage", l'un des plus immenses albums de l'histoire du metal, réitérant l'exploit en 2004 avec "Reign Of Light", assurant l'essentiel avec le très bon Solar Soul de 2007, nos braves gus étaient pour le moins attendus au tournant avec ce "Above" d'abord annoncé comme un projet parallèle de Xy, compositeur principal, puis finalement ramené dans le giron du vaisseau mère samaelien.
Résultat?
La catastrophe :-)
Soyons clair : je vois d'ici les fans de la première heure, les hordes de clampins accrochés à cette période black du début des années 90 qui m'a toujours donné envie de rayer la Scandinavie de la carte, faire des bonds de joie dans le tintamarre de leurs bracelets en skaï clouté made in China devant ce MINABLE retour en arrière sans AUCUNE inspiration, mais il est honnêtement permis de se demander si l'on doit rire ou pleurer face à un spectacle aussi décevant. Des tas de groupes puisent dans leurs origines pour réaliser des choses sublimissimes (qui a dit Death Magnetic?), mais là... On se retrouve donc complètement atterré à essayer de s'enfiler les 11 morceaux de cet... album sans s'évanouir d'ennui... ou de honte... Aucune plage relevant l'autre, platitude généralisée, tournures faciles et téléphonées, production d'amateur (où est Vorph? et où sont les instruments? c'est du mono ou quoi?), et j'en passe et des meilleures. Ou des pires, c'est selon.
D'ores et déjà LA déception de l'année...




- BURIED INSIDE : "Spoils Of Failure"
Il était grand temps que ces gamins donnent une suite à l'oppressant "Chronoclast" de 2005 et force est d'avouer que l'attente en valait la peine. Huit morceaux numérotés de I à VIII et autant de briques atterrissant dans le ventre comme de l'huile bouillante. Un postcore sludgy du meilleur effet, maniaco-dépressif à souhait, sans concession aucune. Du tout bon boulot...




- THE AGONIST : "Lullabies For The Dormant Mind"
Vous vous êtes déjà demandés ce que pouvait donner le croisement d'un opéra-metal aux refrains d'Eurovision à la Within Temptation avec les beuglements bestiaux des plus tarés des deathcoreux? Ben cherchez plus, ça donne The Agonist... Curiosité à mi-chemin entre les deux mondes évoqués, par moments sacrément efficace, à d'autres plutôt rigolo, un disque qui fait plaisir, à défaut d'être révolutionnaire.




- THE MILES BETWEEN : "Deceiver"
Beeeeeeeerrrrrgggghhhhh !!!!!!!!! Vous en voulez encore du metalcore qui fait fondre la gueule? Bouffez-moi ça alors. Sérieux, ça vaut le détour!




- OBSCURA : "Cosmogenesis"
Fans d'Atheist, de Cynic et de Death, levez la main. Maintenant rabaissez-là et téléchargez-moi ce truc rapidement. Inutile de s'y étaler longuement: du death de grand art, technique à souhait, archi-travaillé, parfois carrément prog, ça ne court pas tant que ça les rues. Les connaisseurs apprécieront...




Mention particulière, en passant, à l'EP éponyme de Shaping The Random, déjà relevé dans le post précédent. 14 minutes qui se réécoutent sans fin... \m/