Si Carnifex a pu entretenir
l’illusion sur son album précédent, Until I Feel Nothing lasse très vite. Faut
dire que quand on fait du deathcore, on part pas avec toutes les cartes en main
pour faire un album intéressant, n’est pas All Shall Perish qui veut. Sur Hell
Chose Me, c’est justement vers eux que Carnifex lorgnait, et ils y
arrivaient pas trop mal, grâce à une exécution brutale, précise et sans
failles. Ici, s’ils restent précis, ils lorgnent plus volontiers du côté de
Black Dahlia Murder, avec beaucoup moins de succès. Au bout du compte, Until I
Feel Nothing est un album bien exécuté, mais qui ne présente que très peu
d’intérêt, aucun morceau ne sortant vraiment la tête de l’eau.
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lundi 7 novembre 2011
mercredi 8 septembre 2010
Carnifex : Entombed Monarch live
Comme quoi le deathcore, quand c'est bien fait, ça continue à déchirer...
mardi 27 juillet 2010
Carnifex : "Sorrowspell"
Ah y m'énervent Carnifex !! C'est exactement à cause de ce genre de groupe que je ne peux pas faire une croix sur le deathcore une bonne fois pour toutes... Pourtant, on est en plein dedans hein, le boquet est un concentré de l'abc du deathcore, que ce soit dans le boquet qui alterne passage death, passage grind, passage thrash, break lourd, surbreak encore plus lourd, au look du chanteur avec sa coiffure improbable et son tatouage de cou (je suis moi-même pas mal tatoué, mais les tatouages de cou, c'est quand même un truc que je ferais JAMAIS !!!). Sauf que la précision dans l'exécution, le talent à couper le souffle des musiciens et la brutalité sans faille de la chanson (et de l'album dont il est tiré, Hell Chose Me) rappelle les meilleures heures de All Shall Perish, le père de tous les groupes de deathcore (plus ou moins). Et tant pis s'il faut se taper des Whitechapel et des Born Of Osiris par paquets de douze, si une fois de temps en temps on en sort un Carnifex, je veux bien faire le sacrifice.
mercredi 26 mai 2010
Babies come from the pits of HELL !!!
Quand on demande à un enfant de demander à Carnifex, Misery Index, Revocation ou Fear Factory d'où viennent les bébés, on a les réponses qu'on mérite. Mention particulière à Burton C. Bell pour la technique du noyage de poisson dans des termes techniques, et la palme de la meilleure réponse revient à Gene FUCKING Hoglan, bien entendu...
lundi 15 mars 2010
Les sorties de la semaine
- Hayseed Dixie : "Killer Grass"
Si vous prononcez le nom du groupe à voix haute, ça devrait vous rappeler quelque chose... C'est voulu, puisque le groupe s'est fait connaître en reprenant exclusivement des morceaux d'AC/DC à la sauce country, version acoustique guitare/banjo/violon. Par la suite, ils se sont diversifiés en reprenant entre autres Motorhead, Kiss, Led Zeppelin ou Aerosmith. Ils continuent sur leur lancée, rendant cette fois ci hommage à Queen, Black Sabbath ou encore The Who. Le concept s'essoufle un peu, mais si vous n'avez jamais entendu ça, ça vaut la peine d'y jeter une oreille. - Union Of Sleep : "Union Of Sleep" (2009)
Une fois encore, un groupe de doom/stoner/sludge (biffez la mention inutile) ruiné par un chant criard, en retrait et inutile. Dommage, parce que d'un point de vue musical, c'est bien gras comme j'aime bien. - Jungle Rot : "What Horrors Await" (2009)
Si le death metal peut être très technique, démonstratif et virtuose, il peut aussi se permettre d'être facile, bête, et méchant tout en restant sympa à écouter (qui a dit Six Feet Under ?). Jungle Rot a le groove, les paroles saignantes, les riffs faciles et l'efficacité en commun avec le groupe de Chris Barnes. Malgré tout, s'ils faisaient encore illusion en 2001 avec Dead And Buried, ici, c'est quand même moins rigolo sur la longueur. - The Murder Of My Sweet : "Divanity"
Ah un bon vieux groupe de métal gothico-symphonique avec une grognasse au chant. Je ne devrais en faire qu'une bouchée, d'autant que l'opportunisme de la chose est d'un flagrant qui donnerait une crédibilité artisitique à Evanescence. Mais pourtant, c'est pas si mal que ça en fait. Le groupe est fortement influencé par Queen et l'album a une couleur cinématographique qui rend l'ensemble très digeste. On a l'impression qu'on nous chante un vieux film noir des années 40, et c'est loin d'être déplaisant, même s'il faut subir quelques purges infâmes, à l'image du premier single et de l'horrible clip qui l'accompagne, Follow The Rain. - Outrage : "Contaminated" (2009)
Le logo est ultra-cheap, la pochette aussi, et le death pratiqué par les autrichiens d'Outrage aussi. Rien de bien méchant hein, y a bien pire, mais ça fait vraiment amateur.
- Carnifex : "Hell Chose Me"
Le deathcore, c'est un peu comme les pitas. Y a beau y avoir tout le temps la même chose dedans, et principalement des trucs pas très catholiques, y a des fois ou c'est quand même vachement bon. Carnifex fait clairement partie de cette deuxième catégorie. Malgré une surenchère de tous les poncifs du genre, de l'alternance growls caverneux/hurlements aux passages grinds et aux inévitables breaks lourdingues, sans oublier une batterie tellement triggée qu'on se demande si elle n'a pas juste été programmée, ben ça le fait. C'est brutal, bien joué, agréable à écouter et bien evil.
lundi 1 février 2010
THE BLACK DAHLIA MURDER + 3 INCHES OF BLOOD + NECROPHOBIC + THE FACELESS + CARNIFEX + OBSCURA + INGESTED - Muziekodroom, Hasselt - 31 janvier 2010

Un dimanche de fiançailles? Naaaan. Un dimanche de barbarie chez nos voisins limbourgeois dans cette superbe infrastructure hasseltoise qu'est le Muziekodroom pour ce Bonecrusher Fest des familles. Ouais, on est jaloux et on l'avoue.
Entrée en matière sur les derniers efforts d'Ingested, qui nous prouve d'emblée qu'on ne s'est pas trompés d'endroit. De quoi échauffer délicatement nos petites oreilles gelées avant de disparaitre pour laisser la place aux Allemands d'Obscura. Pas de chance pour eux, le matériel du soliste a décidé de faire chier et le technicien n'a pas l'air d'être diplômé en électronique. On passera donc le tiers du set (déjà fort court à la base) à attendre que ça s'arrange pour pouvoir enfin entrer dans le monde de ces branleurs de manche invétérés sans pouvoir y arriver. Dommage.
La suite est plus sérieusement attendue au tournant par les connaisseurs présents en nombre si on se fie aux prestations plus que prometteuses offertes sur disque. Et putain de nôdidju, même si on n'a pas payé cher, on va en avoir pour son argent dès que les Californiens de Carnifex vont monter déchiqueter les planches. Un criminel à la batterie, gratteux et bassiste déchainés et un vocaliste beugleur aux faux airs d'Anselmo époque Cowboys From Hell, tout y est, la superpuissance en plus. Chapeau bas pour des gars si bas placés sur l'affiche.
Entrée en matière sur les derniers efforts d'Ingested, qui nous prouve d'emblée qu'on ne s'est pas trompés d'endroit. De quoi échauffer délicatement nos petites oreilles gelées avant de disparaitre pour laisser la place aux Allemands d'Obscura. Pas de chance pour eux, le matériel du soliste a décidé de faire chier et le technicien n'a pas l'air d'être diplômé en électronique. On passera donc le tiers du set (déjà fort court à la base) à attendre que ça s'arrange pour pouvoir enfin entrer dans le monde de ces branleurs de manche invétérés sans pouvoir y arriver. Dommage.
La suite est plus sérieusement attendue au tournant par les connaisseurs présents en nombre si on se fie aux prestations plus que prometteuses offertes sur disque. Et putain de nôdidju, même si on n'a pas payé cher, on va en avoir pour son argent dès que les Californiens de Carnifex vont monter déchiqueter les planches. Un criminel à la batterie, gratteux et bassiste déchainés et un vocaliste beugleur aux faux airs d'Anselmo époque Cowboys From Hell, tout y est, la superpuissance en plus. Chapeau bas pour des gars si bas placés sur l'affiche.
The Faceless, pourtant loin d'être des clampins de seconde zone, vont alors paraitre quelque peu endormis après le torrent venant de ravager la scène. Mention tout de même à leur death aussi technique que précis.

Comment parler ensuite de Necrophobic sans exploser de rire. J'en sais rien. De grands Suédois maquillés à l'ancienne, des titres, des paroles, des poses, des riffs et des structures démodés depuis vingt ans... Si au moins c'était drôle! Ben oui en fait, c'était très drôle même si la moitié de la salle préféra aller rire au bar ou avec les autres musicos aux stands merchandising. Les aurait-on enviés? Toujours est-il qu'on fera un peu plus tard exactement la même chose, peu désireux de subir les insupportables 3 Inches Of Blood qu'on verrait bien noyés dans l'équivalent de leur nom...
Et enfin arrivent nos gros tarés adorés du dahlia noir. Là, pas de surprises : ça déchire tout, ne laisse rien, et avec le sourire. Un set pourtant relativement bref ponctué des gesticulations du frontman, Trevor, qui n'a rien a envier à un Herbert Von Karajan dirigeant l'orchestre philharmonique de Vienne (et qui a en plus de faux airs de Butt...), mais mortellement efficace et dévastateur. On n'est pas au sommet de la scène deathcore par hasard et on n'y reste pas si on ne joue pas comme ces mecs jouent.
Décompte des points? Carnifex haut la main pour la salve de riot gun ramassée en pleine figure par chaque individu dans la salle, The Black Dahlia Murder sans problème et sans surprise. Et quelques cellules auditives de plus abandonnées à la mort en terre flamande...
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