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dimanche 27 novembre 2011

Chroniques Express

Vous l'aurez constaté, je ne chronique plus des masses d'albums ces derniers temps, ce qui ne m'empêche pas d'en écouter... Histoire de rattraper le retard, un petit mot sur les dernières plaques à avoir violenté mes esgourdes :
  • Black Sun Aeon : « Blacklight Deliverance » 
    Bel effort pour un groupe de death doom gothique à chanteuse, genre qui est loin d’être mon préféré. 
  • Brand New Sin : « United State »
    Stoner mollasson bien naze où il ne se passe strictement rien. 
  • Sick Of It All : « Nonstop »
    J’ai souvent du mal à comprendre l’intérêt pour un groupe de réenregistrer ses classiques. Certes, Testament a déchiré le concept avec First Strike Still Deadly, mais à part ça… Pareil pour SOIA. C’est bien, mais ça n’apporte pas grand-chose aux originaux (ceux que je connais en tout cas). 
  • Uneven Structure : « Februus »
    Le djent me casse profondément les couilles. Certes, certains groupes tirent leur épingle du jeu, mais ce n’est certainement pas le cas d’Uneven Structure, qui noie le poisson dans des plages atmosphériques interminables qui plombent l’album. Sans doute le disque le plus chiant que j’aie entendu cette année. 
  • Fishbone : « Crazy Glue »
    Quand la fusion était reine, j’étais un gros client, et le nom de Fishbone ressortait souvent, mais je n’ai jamais écouté. C’est sympa, c’est pas ce qu’on entend tous les jours, et s’il n’y avait pas ce côté ska/reggae que je vomis, ce serait vraiment cool. 
  • Leprous : « Bilateral »
    J’ai beaucoup été impressionné par le clip posté ici il ya quelque temps, et si l’album est bon, il manque un peu d’énergie pour vraiment décoller. Reste un chanteur à tomber et des compos bien fofolles, faudrait juste un peu de cojones. 
  • Terrorvision : « Super Deluxe »
    Je ne connais pas grand-chose de ce groupe, mais je ne m’attendais pas à ce rock certes guilleret, mais bien énergique et plaisant à souhait. 
  • Lofofora : « Monstre Ordinaire »
    Le nouveau Lofo est étonamment métal par rapport à ses prédécesseurs. C’est cool parce que ça pette, mais on distingue mal les paroles de Reuno, ce qui est dommage, parce que si elles ne sont pas toujours très finaudes, elles sont souvent très drôles, parfois pas volontairement. 
  • Andromeda : « Manifest Tyranny »
    C’est dégueulasse d’attirer le chaland avec un single de metal progressif à tomber par terre, bien thrashy, court et efficace, tout ça pour finalement ne sortir qu’un album de prog parmi d’autres, certes bien torché, mais qui n’atteint jamais le niveau du morceau qui ouvre l’album.

dimanche 18 octobre 2009

Les sorties de la semaine

Petite semaine encore en quantité d'albums, mais deux excellentes surprises dans le tas !
  • Brand New Sin : "Distiled"
    Je n'ai découvert que très récemment ce groupe dont voici déjà le quatrième album. Les trois premiers versent dans un stoner rock n'roll pas aussi poisseux qu'à la Nouvelle Orléans (ils sont New Yorkais), mais qui délivre son lot de gros riffs et de lignes de chant catchy à souhait. Imaginez une version ultra couillue, efficace et originale de Nickelback couplée au gros son de motard à la Black Label Society et vous aurez une idée de ce que ça peut donner. Sur cet album par contre, le chanteur étant parti, c'est le guitariste qui reprend le flambeau, et le groupe en profite pour réorienter quelque peu sa musique vers un rock un peu plus convenu, avec un chant plus punk, un groove moins omniprésent et un formatage plus radio US des compos. Ce n'est pas mauvais, mais c'était mieux avant.
    5,5/10
  • Cilice : "Deranged Headtrip"
    Dans la série "Vinz, Ercan, asseyez vous et préparez vous à changer de sous vêtements", voici Cilice. Le premier album de ces hollandais devrait nous mettre pour une fois d'accord tous les trois. La musique doit beaucoup à Meshuggah, aussi bien au niveau des polyrythmes à tous les étages, genre le riff de gratte qui part dans la direction opposée du rythme de batterie, mais finalement tout se retrouve en bout de course, qu'aux solos absolument impossibles à reproduire (on n'a pas assez de doigts). Et vocalement mes amis, on a affaire à un type qui sait absolument tout faire : ses growls sont caverneux comme l'enfer, ses cris ont de quoi fendre la vitre blindée qui sépare Chris de ses clients récalcitrants, et le mec chante mieux que ta soeur sous la douche. Autant à l'aise dans des lignes de chant ultra bluesy, rauques et pleines d'âme que dans les mélodies catchy dignes des meilleurs de Goteborg, tout en se permettant des expérimentations vocales dignes d'un Mike Patton. Je n'avais pas autant été sur le cul par un album de ce style depuis Gizmachi, et c'était en 2005. On pourrait, si on voulait vraiment leur chercher la petite bête, leur reprocher de ne pas être assez affranchi de leurs influences, mais faudrait vraiment être mauvais pour ça, parce que l'album est vraiment excellent, et croyez moi, c'est encore plus impressionnant à écouter qu'à lire, donc jetez-vous sur ce disque.
    8/10
  • Death Before Dishonor : "Better Ways To Die"
    Avec un tel nom, pas de surprises, on n'a pas affaire à un groupe de flamenco, mais plutôt à un gros hardcore qui tache, à la Terror, mâtiné de plans metal bêtes et méchants, façon Sworn Enemy. Bref, ils n'ont peut être pas inventé le fil à couper l'eau chaude, mais ça reste efficace quand on a envie de se défouler un peu et de casser les dents des gens qui nous entourent. C'est aussi vachement court, seulement 24 petites minutes pour 11 chansons !
    6/10
  • Rodrigo y Gabriela : "11:11"
    Attention les oreilles, je vais vous parler d'un duo mexicain de guitare flamenco... Non, je n'ai pas viré ma cuti et cédé aux promesses de la world music, mais il se fait que le nom de ce duo tombe tellement souvent devant mes yeux que j'ai quand même été jeter une oreille pour voir et paf ! ça fait mal. C'est totalement instrumental, il n'y a que deux guitares (acoustiques, forcément), mais ils revendiquent autant des influences jazz que flamenco que... metal. Alors certes, il n'y a pas de disto, pas de double pédale et tout ça, mais la virtuosité de certains solos, la rapidité d'exécution de certains riffs sont en effet familiers. En plus, 11:11 est un album ou chaque morceau se veut un hommage à un artiste ou à un style de musique apprécié par le duo, et sur Atman, morceau en hommage à Dimebag Darrell, Alex Skolnick (de Testament, bande d'inculques) vient taper son petit solo. Bref, un album aux antipodes de ce qu'on a l'habitude d'entendre, mais qui vaut vraiment la peine d'être découvert.
    7.5/10