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jeudi 23 décembre 2010

Top Album 2010 : # 9

BUTT'S # 9. KORN : "III - Remember Who You Are"
Qu'est ce qui se passe ? Qu'est ce Korn fout ici, aussi bien placé ? Soit je suis possédé, soit il y a une DeLorean dans mon garage. Ou alors, tout simplement, pour la première fois depuis 1998 et Follow The Leader, Korn a commis l'impensable : réussir un album. Ils s'étaient attelés avec une hargne sans nom à détruire tout ce qu'ils avaient bâti depuis 1994, multipliant les concerts pourris, les participations hasardeuses, les albums inaudibles, les changements de line up pas crédible (un lapin ??? WTF ???), au point que je les avais jetés aux oubliettes et que je faisais semblant que je les connaissais pas quand je les croisais. Mais voilà, Ross Robinson, qui pourtant a lui aussi produit des trucs bien nazes entretemps, a repris le groupe sous son aile, comme du temps des deux premiers albums (d'où le III, bande d'inculques), et s'est attelé à reproduire la magie de l'époque. Bon, on est loin du génie créatif et de la révolution sonore qui débordait de tous côtés sur les deux premières plaques hein, mais bon, ça n'empêche aucunement ce III - Remember Who You Are de faire mouche, aussi étrange que ça puisse paraître.

VINZ'S # 9. NEVERMORE : "The Obsidian Conspiracy"
Septième album pour Nevermore, et toujours la grande pêche. Dix chansons brillantissimes jouées avec brio, la glorieuse gratte de Jeff Loomis en tête. Présenté comme ça, c'est normalement le top 3 assuré, seulement voilà : le seul reproche qu'on peut formuler est que l'album est trop "carré", en ce sens qu'il ne surprend jamais. C'est finalement la seule chose qui manque peut-être à un groupe de vétérans comme Nevermore : la prise de risque.


PHIL'S # 9. BLEEDING THROUGH : "Bleeding Through"
Merci à Butt (note de l'intéressé : de rien m'fi !) de m'avoir fait découvrir un n-ième groupe de metalcore, sauf que celui-ci en vaut la peine avec plus de variétés (grâce au clavier) et des compos qui restent à l'esprit.


JB'S # 9. (Metal) : MELECHESH : "The Epigenesis"

JB'S # 10. (Rock-Electro-Other) : STONE TEMPLE PILOTS : "Stone Temple Pilots"

mardi 1 juin 2010

Bleeding Through, c'est pas beau de copier...

Bleeding Through, c'est rempli de ce qu'il faut pas faire pour être crédible : jouer du metalcore pur jus en 2010, avoir une claviériste, s'acoquiner sans vergogne et avec la même aisance au black symphonique ou au hardcore tough guy, utiliser des bûcherons pour faire les choeurs de bûcherons, pomper le titre de sa chanson (Anti-hero) à God Forbid, spolier Kill Bill, Pro Pain, Lamb Of God, la liste est longue... Mais ce qui est paradoxal, c'est qu'ils le font vachement bien ! Du coup, malgré qu'on se demande qui sont ces rigolos qui cumulent les clichés, on ne peut pas s'empêcher de tout casser. D'ailleurs, j'ai tout cassé...


lundi 24 mai 2010

Les sorties de la semaine

  • Headcharger : "The End Starts Here"
    Je suis déçu par Headcharger. Présenté comme un groupe révolutionnaire de la déjà riche scène rock n'roll stoner française, mes attentes étaient forcément élevées. Au final, un album de hard rock moderne certes pas mal fait, mais qui manque cruellement de charme et de refrains. Dans ce genre de musique, c'est juste impardonnable.
  • Bleeding Through : "Bleeding Through"
    Je me souviens que ce groupe, la première fois que je l'ai entendu, a été un des premiers que j'ai considéré comme le groupe de metalcore de trop, dans une scène qui commençait à peine à saturer. Aujourd'hui qu'il est complètement noyée dans un masse inextricable de groupes qui font tous tout le temps todi pareil, Bleeding Through parvient à tirer son épingle du jeu par une précision d'exécution qui devient difficile à trouver, voire par une originalité située dans des influences qui n'hésitent pas à aller chercher dans le black symphonique. Le clavier est donc ultra présent. Cela dit, n'allez pas vous attendre à une révolution hein, mais dans le style, on a clairement affaire au haut du panier avec eux.
  • Stygian : "Fury Rising"
    Le métal mélodique des philadelphiens de Stygian n'est pas foncièrement originale : un métal puissant, groovy, racé, appuyé par un chant relativement mélodique. On pense souvent à Godsmack, pour ce côté gros riffs accompagnés par un chant très mélodique, mais la comparaison s'arrête là. Pourtant, à défaut d'être révolutionnaire, l'album se laisse écouter sans peine, l'efficacité étant de mise tout au long des 10 titres de la plaque.
  • Lair Of The Minotaur : "Evil Power"
    Surtout connus pour la brutalité frontale de leurs clips, Lair Of The Minotaur sont loin d'être des rigolos. Leur musique laisse peu de place à la poésie, le but étant d'être le plus métal possible. C'est effectivement très métal, mais c'est aussi bien basique et un peu chiant sur la longueur.
  • Melissa Auf Der Maur : "Out Of Our Minds"
    Je ne sais pas bien pourquoi je voulais écouter cet album. A priori, l'album solo de l'ancienne bassiste de Hole et des Smashing Pumpkins, j'aurais même pas du en entendre parler. Mais maintenant qu'il est passé par mes esgourdes, je dois bien reconnaitre que c'est vachement bien foutu en fait. Original, référencé mais pas plagié, l'album est hyper varié, toujours inventif et surprenant. C'est bien écrit, bien joué, super bien chanté. Un excellent album dans un style rock alternatif où il est très difficile de me plaire.
  • The Ocean : "Heliocentric"
    J'étais persuadé que cet album (et sa deuxième partie à paraitre, Anthropocentric) allait sans peine se réserver une bonne place au chaud dans le sommet de mon top. Le problème, quand on attend beaucoup d'un album, c'est qu'on devient intransigeant et qu'on accepte aucune faiblesse. Or, cet album en a une énorme, et elle est derrière le micro. Autant les compos sont stellaires, les arrangements mirobolants, les structures gigantesques, autant le chant tombe à chaque fois comme un cheveu dans la soupe, jamais assuré, banal, aux lignes dépouillées, parfois limite faux. Il y a vraiment un décalage gigantesque entre la musique proposée par le groupe et ses lignes de chant, qui devient très vite rédhibitoire en ce qui me concerne. Dommage.

dimanche 7 mars 2010

News Of The World

  • Soundgarden va ressortir son tout premier single en vinyle... C'était donc ça la big surprise de 2010 ? En attendant, ils offrent aux gens inscrits à leur newsletter un mp3 de Spoonman enregistré en live en 96, quelle générosité !
  • Theatre  Of Tragedy arrête les frais. Zut alors...
  • On parle d'une adaptation en série de Shaun Of The Dead. Je me réjouis de voir ça.
  • Pourquoi qu'on parle jamais de Cathedral ? Méga précurseurs du stoner old school à la Black Sabbath, ils devraient être à la super mode en ces temps de revival dans tous les sens. Mais bon, ça n'empêche pas Edwige's Eye, leur nouveau morceau en écoute sur MySpace, d'être excellent et d'enterrer 86,29 % des groupes qui revendiquent les mêmes influences.
  • Bleeding Through a mis un nouveau morceau en ligne sur leur MySpace. Comme d'hab, c'est du super bon metalcore aux influences limite black qui devrait plaire aux fans.
  • Vision Of Disorder vient de terminer l'écriture de son nouvel album. J'espère vraiment qu'il sera dans la veine de son premier album qui est une pure tuerie.
  • Faith No More revient en Europe ! Pour le moment juste au Sonisphere espagnol (avec Alice In Chains, Volbeat, Heaven & Hell, Slayer, Anthrax, l'affiche de merde quoi), mais je présume qu'ils vont pas se taper 8 heures d'avion juste pour une date, non ? Update : ils sont confirmés à Dour le 15 juillet...
  • Alice In Chains sera à l'affiche de Werchter le même jour que Pearl Jam ! Bon, je n'aime ni Pearl Jam ni Werchter, mais les deux groupes sur une même affiche en Belgique, ça le fait...

samedi 6 février 2010

MACHINE HEAD + HATEBREED + BLEEDING THROUGH - Forest National, Bruxelles - 5 février 2010


Quand on vous annonce une telle sauterie dans cette fabuleuse enceinte qu'est notre Forest National, c'est un peu comme... Peu importe, ceux qui savent comprennent.

L'ennui de Forest, c'est que c'est à Bruxelles. Et même pire : à l'autre bout de Bruxelles par rapport à nous. Et le Ring un vendredi soir, ça ressemble à la couronne d'épines du Nazaréen, ou encore au film du même nom, ça fait mal rien qu'à y penser, et ça peut faire peur. Et accessoirement expliquer pourquoi nous avons gentiment loupé Bleeding Through, après avoir déjà pleuré le désistement d'All Shall Perish...

Forest, pour l'occasion, arbore sa configuration club. Tout le second étage des tribunes est occulté d'un rideau, réduisant la capacité à quelque 5000 âmes. Bières en main, dernières vidanges et prise de position dans une zone offrant un point de vue acceptable, voilà déjà Hatebreed qui déboule, Marshall rugissant, bandana en place et tout ce qui va avec. Le son est bestialement puissant et l'ambiance quasi religieuse du lieu a quelque chose de prenant. Enchainant les classiques, Hatebreed va assurer ce qu'il sait le mieux faire : bousiller tout ce qui bouge. Quiconque les ayant déjà vus atomiser une salle moins imposante sait parfaitement que Forest n'est pas le lieu idéal pour que de tels dogues en liberté s'expriment au mieux mais peu importe, on a déjà vu pire comme support band. Doomsayer, Perseverance, Defeatist, Live For This, Destroy Everything, I Will Be Heard et tous leurs petits amis, l'ensemble saupoudré de circle pits, remerciements en français et coucou à Do Or Die. Je laisse libre cours à l'imagination pour visualiser le spectacle...

Machine Head. Machine FUCKIN' Head.
Ma première personnelle avec ces gentils garçons remonte à 1995 et leur première tournée européenne en headliners (au Vooruit de Gand), soutenus par Mary Beats Jane et... Meshuggah (ouais putain!). Forts de leur debut album, Burn My Eyes, ils avaient interprété le disque dans sa globalité et agrémenté la démonstration d'un South Of Heaven de derrière les fagots qui avait achevé les derniers survivants. MH, c'est déjà énorme en soi. Et c'est encore plus massif sur scène. Alors, les voir jouer en tête d'affiche à Forest...
Difficile évidemment d'accepter l'idée de les voir déguerpir après l'heure de show syndical. Il faut que ce soit spécial. Et bon sang, ça va l'être. Interprétant d'entrée de jeu Clenching The Fists Of Dissent et Imperium, la fierté d'Oakland n'a qu'une chose en tête : vous démonter la vôtre. Et comme tout fan de Metallica adepte du ''do you want some old shit ?!" l'aime, MH va plonger dans son vieux répertoire pour mieux assurer le présent. Spine, Bay Of Pigs, Struck A Nerve, Old ou encore un monstrueux Block (nommé Fuck It All par un Robb grand coutumier des plantages de titres de chanson) vont nous immerger, en madeleines de Proust empoisonnées, dans nos jeunes temps où on s'en bousillait les oreilles avec des walkmans à cassette. Pas un de ces putains de morceaux n'a pris une ride et on pourrait même tout à fait imaginer un show de trois heures composé uniquement de ces délicieusetés vintage. Ou de six en rajoutant les nouveaux puisque ces salauds ont la fâcheuse manie d'en composer toujours d'aussi mortels. Ainsi, les meilleurs moments de The Blackening côtoieront ceux des précédents avant un Davidian d'apocalypse en fin de show. Rien à faire, Machine Head is dodelijk!




Nous extrayant le sourire aux lèvres des ruines fumantes, des membres de notre équipage eurent l'honneur du voisinage de pissoir d'un certain Phil Baheux (batteur de Channel Zero, vous savez ça quand même...) qui, du haut de ses sympathiques 2m05, expliqua à l'assemblée que leur retour sur scène avait dépassé de loin leurs espérances les plus délirantes et qu'ils étaient actuellement archi motivés à enregistrer un album "qui va vous claquer à la gueule" avant de partir démonter quelques scènes supplémentaires...

Soirée aussi inoubliable qu'instructive donc, qui ne laissa rien sur son passage sinon un goût de trop peu. Phil (Demmel de MH) ayant lui aussi laissé échapper à la presse que le prochain album allait "enterrer The Blackening", on attend la suite de tout ça au tournant. A vous de concrétiser les gars...