- AC/DC : "Highway To Hell" (1979) & "If You Want Blood You've Got It" (1978)
Alors certes, les 7 albums sortis par AC/DC dans les années 70 (si on oublie les versions australiennes de leurs débuts, pcq alors ça devient vachement compliqué) mériteraient tous leur place ici... Malgré tout le talent de Brian Johnson et le mérite indiscutable qui est le sien dans la suite de la carrière du groupe, Bon Scott était quand même un chanteur à la voix, à la présence et au charisme légendaire. Chapeau bas à AC DC donc, et si j'ai choisi ces deux albums, c'est parce que "Highway To Hell" est un testament incroyable, sorti à peine quelques semaines avant que Bon Scott ne guindaille à mort, au sens propre... Et "If You Want Blood..." est non seulement un des meilleurs albums live que mes pauvres oreilles aient jamais entendu, c'est aussi un disque dont la pochette a marqué mon enfance, je ne sais plus quel âge j'avais quand je suis tombé dessus dans les rayons d'un disquaire, mais j'étais assez jeune et naïf pour croire que le mec avait VRAIMENT été tué sur scène avec une guitare... Ecoutage en vinyle indispensable, pour les deux galettes... - Led Zeppelin : "IV" (1971)
4e album du groupe, à peine 2 ans (!!) après la sortie du premier opus, ils étaient prolifiques à l'époque les gaillards !!! D'autant que les 4 premiers albums de Led Zep, c'est quand même ceux qui définissent le mieux la carrière du groupe... Sur ce 4ème album sont approfondies les influences folk, traditionnelles, voire "world music" abordées sur le 3ème du nom, et elles viennent se mêler au hard rock n' roll bluesy qui restent leur marque de fabrique, surtout sur Black Dog et Rock n'Roll, les deux brûlots qui ouvrent l'album, qui n'ont pas pris une ride et qui donnent toujours envie de... euh... claquer ses doigts, mais brutalement. On trouve aussi sur cet album l'ultra méga top classique incontournable et néanmoins magnifique "Stairway To Heaven", mais la force de cet album, c'est sa cohérence, les 8 morceaux de la galette étant délectables, faisant de cet album le plus agréable à écouter dans son intégralité, d'où sa présence dans mon top à moi... - Pink Floyd : "The Wall" (1979)
Difficile d'aborder la chronique d'un tel album... Non seulement c'est un classique absolument intouchable qui figure bien à l'aise au panthéon des meilleures oeuvres musicales jamais composées, toutes catégories confondues (et je pèse mes mots), mais c'est aussi un disque avec lequel j'ai grandi, puisque c'est ma grande soeur qui l'écoutait quand j'étais tout piti, puis j'ai repris le flambeau. C'est aussi le seul disque dont le goût m'aura été transmis par un membre de ma famille, eux qui avaient (et ont toujours) des goûts de chiotte en la matière... Bref, un disque extrêmement important dans ma vie, et même si le reste de la carrière de Pink Floyd m'en touche une sans faire bouger l'autre, un double album au concept et à la qualité visuelle et sonore n'ayant pas pris une ride, alors qu'il fête ses 30 ans... Incontournable... - Rainbow : "Long Live Rock n'Roll" (1978)
Peu de temps avant que Ronnie James Dio ne remplace (avec brio) Ozzy au sein de Sabbath et lui redonne ses lettres de noblesses, il brillait au sein de Rainbow, projet de Ritchie Blackmore suivant son départ de Deep Purple... Cet album est le dernier ayant été enregistré avec Dio, et il est excellent. 8 morceaux, 4 par face, tous parfaits, un classique du classic rock, indispensable...
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dimanche 28 juin 2009
Ultimate Universal Top Album : les années 70 (suite et fin)
Ah ben en voilà une belle épine qui s'apprête à sortir de mon gros panard... J'en finis avec les années 70 et je vais pouvoir enfin attaquer les choses sérieuses avec les années 80 !! Voici donc ce qui a marqué ma discographie dans ma prime jeunesse...
nombreux contributeurs de ce modeste blog...
lundi 9 février 2009
Universal Top Album : Les années 1970 : Black Sabbath - The Ozzy Years
En continuant mon périple dans les méandres des meilleurs disques sortis depuis le moyen âge, je ne peux pas faire autrement qu'inaugurer la joyeuse entrée dans les années 70 en consacrant un article entier à ceux par qui tout arriva : Black Sabbath...
Car s'il est vrai qu'on pourrait encore débattre des jours entiers pour attribuer la paternité du Hard Rock, ou du Metal, ou du gros Riff, ou des 3 à l'un ou l'autre groupe (le débat se répètera quand il s'agira de déterminer qui a inventé le thrash ou le death), il y a une chose que personne ne peut nier, c'est que Black Sabbath est LE groupe le plus influent de toute l'histoire du rock gras... Parfois de manière indirecte, mais de Maiden à Caliban, en passant par Cradle Of Filth ou n'importe quel autre groupe qui se targue d'une étiquette "metal" ou assimilé, c'est par Black Sabbath que tout a commencé. Tout commence dans les années 60 avec un groupe appelé Earth, qui a eu envie de se démarquer de ces gros cons de hippies et compose un morceau aux antipodes des fleurs au bout du fusil. Il raconte le détail d'une messe noire dans laquelle Satan vient réclamer son dû, du point de vue de la victime offerte par ses suppôts... Ils intitulent le morceau "Black Sabbath", et trouvent que c'est tellement une bonne idée qu'ils changent de nom pour s'appeler comme ça et créer un nouveau style... ça tombe bien, Woodstock est passé, la guerre du Vietnam bat son plein, et c'est avec un plaisir non dissimulé que Black Sabbath shoote dans les dents de l'idéal hippie moribond... Entre 1970 et 1975 sortiront les 6 albums les plus indispensables de leur discographie, suivis par deux autres plus dispensables, avant que le groupe opère un grand virage dans les années 80 en remerciant Ozzy et en le remplaçant par Ronnie James Dio, sur lequel on aura l'occasion de revenir... Mais voyons un peu ces albums en détail :
Car s'il est vrai qu'on pourrait encore débattre des jours entiers pour attribuer la paternité du Hard Rock, ou du Metal, ou du gros Riff, ou des 3 à l'un ou l'autre groupe (le débat se répètera quand il s'agira de déterminer qui a inventé le thrash ou le death), il y a une chose que personne ne peut nier, c'est que Black Sabbath est LE groupe le plus influent de toute l'histoire du rock gras... Parfois de manière indirecte, mais de Maiden à Caliban, en passant par Cradle Of Filth ou n'importe quel autre groupe qui se targue d'une étiquette "metal" ou assimilé, c'est par Black Sabbath que tout a commencé. Tout commence dans les années 60 avec un groupe appelé Earth, qui a eu envie de se démarquer de ces gros cons de hippies et compose un morceau aux antipodes des fleurs au bout du fusil. Il raconte le détail d'une messe noire dans laquelle Satan vient réclamer son dû, du point de vue de la victime offerte par ses suppôts... Ils intitulent le morceau "Black Sabbath", et trouvent que c'est tellement une bonne idée qu'ils changent de nom pour s'appeler comme ça et créer un nouveau style... ça tombe bien, Woodstock est passé, la guerre du Vietnam bat son plein, et c'est avec un plaisir non dissimulé que Black Sabbath shoote dans les dents de l'idéal hippie moribond... Entre 1970 et 1975 sortiront les 6 albums les plus indispensables de leur discographie, suivis par deux autres plus dispensables, avant que le groupe opère un grand virage dans les années 80 en remerciant Ozzy et en le remplaçant par Ronnie James Dio, sur lequel on aura l'occasion de revenir... Mais voyons un peu ces albums en détail :
- Black Sabbath (1970)
L'album s'ouvre logiquement sur le morceau titre : une ambiance lourdinguissime, un tempo qui n'est jamais descendu plus bas (à part dans les groupes de drone-doom-sludge-chépakoi-core qu'affectionne notre ami Ercan, mais ces gens sont des robots, donc hors concours), et une ambiance noirissime... Le reste de l'album est à l'avenant : The Wizard et son harmonica pour appuyer les gros riffs, Behind The Wall Of Sleep et son groove imparable (normal quand on a la section rythmique la plus groovy de toute l'histoire de l'univers), N.I.B. et son humour décalé, Evil Woman, Sleeping Village le quasi instrumental, pour se clore par un The Warning affichant 10min33sec au compteur, dont une jam incroyable que je vous invite à aller réécouter tout de suite... - Paranoid (1971)
La légende veut que cet album ait été enregistré en 12 heures alors que les morceaux n'étaient pas tout à fait au point. Résultat : 8 brûlots imparables, d'une efficacité incroyable, et qui n'ont pas pris une ride 38 ans (!!) plus tard. Le morceau titre est bien sûr un classique parmi les classiques (genre même ma soeur le connaît), mais sur les 8 morceaux que compte l'album, il n'y a pas moins de 7 morceaux que TOUS les fans de metal connaissent : War Pigs et ses paroles qui n'ont pas pris une ride, Paranoid, la zoulie balade Planet Caravan, reprise par Pantera en clôture de son "Far Beyond Driven", Iron Man qui dispose du riff le plus reconnaissable du monde, Electric Funeral et son ambiance morbidissime, Hand Of Doom qui est le morceau qui a le plus influencé Slayer (c'est eux qui le disent), Rat Salad qui est le moins connu du lot parce qu'il est instrumental, mais c'est un cadeau pour tous les batteurs; et se clôture sur un Fairies Wear Boots au groove incomparable. - Master Of Reality (1971)
La recette ne change pas sur ce 3ème album, et les classiques se succèdent à nouveau : Sweet Leaf, l'ode à la cigarette qui fait rire, After Forever, Children Of The Grave (qui invente le thrash, voilà je l'ai dit), ou encore Into The Void, qui de nouveau conclut l'abum avec un morceau au groove qui tue. - Vol.4 (1972)
S'il faut bien reconnaître que cet album ne tient pas la comparaison avec ses illustres prédécesseurs, il n'en reste pas moins un classique, qui contient son lot d'incontournables, Supernaut (qui est le nom de feu mon groupe de reprises de Black Sabbath que j'avais avant), Snowblind, et Under The Sun en tête, mais aussi l'insupportable "Changes", qui me donne des boutons depuis toujours... - Sabbath Bloody Sabbath (1973)
C'est par le morceau titre de cet album que j'ai connu le groupe, il y a de nooooombreuses années... Même si c'est la reprise d'Anthrax que j'ai d'abord entendue, ça m'a donné envie de découvrir le groupe à l'époque... Outre ce morceau (magistral), on retrouve aussi sur cet album A National Acrobat et Sabbra Cadabbra, qui seront repris 25 ans plus tard par Metallica sur leur Garage Inc. Beaucoup considèrent qu'il s'agit là du dernier bon album du groupe, mais ces cons se trompent... - Sabbath Bloody Sabbath (1973)
Si cet album reste un des bons albums du groupe, c'est principalement grâce aux monstureux Symptom Of The Universe et ses roulements de batterie de fou, et Hole In The Sky, un morceau sur la folie comme seul Ozzy (le madman) sait en écrire. Pour le reste, c'est ici que les orchestrations hasardeuses et les sons limite pop commencent à prendre le dessus sur la qualité des compos. - Technical Ecstasy (1976) et Never Say Die! (1978)
Les deux albums les plus dispensables de la période Ozzy. A l'époque ravagés par la drogue et leurs égos, ils se sépareront même entre les deux albums, puis enregistrent un Never Say Die! certes meilleur que le précédent, mais d'un niveau médiocre malgré tout... Peu de temps après la sortie de cet album, Ozzy quitte le groupe, ce qui fera le plus grand bien à la fois à Ozzy qui se lance dans une excellente carrière solo, mais aussi au reste de Black Sabbath, puisqu'ils recrutent alors Ronnie James Dio, et redéfinissent le groupe grâce à lui... Mais nous y reviendrons en temps utiles...
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