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dimanche 20 décembre 2009

SVT'09 : Satis'

Bien. Bien bien bien bien.

Après les clûûtes qui gisent désormais dans les tréfonds de l'oubli pour ne jamais en ressortir, attardons-nous sur les albums qui m'ont fait lever un sourcil. (Je parlerai plus tard de ceux qui m'ont fait lever DEUX sourcils, voire d'autres attributs corporels que je ne nommerai pas ici.)

Mention spéciale dans cette catégorie : Kiss, Slayer (eh oui, vous voyez que je suis honnête à ce point), et à l'extrême rigueur, Lamb Of God.
  • 3 Inches Of Blood Here Waits Thy Doom – Avec un nom pareil, on pouvait s’attendre à du hardcore bien routier, mais non, c’est du re-thrash que ces Canadiens proposent. Alors on verse une larmouille sur le temps où on s'usait les yeux sur les pochettes de Maiden et Priest, mais c'est à peu près tout.
  • Amorphis Skyforger – Metal mélodique qui explore un certain lyrisme à grands renforts de pianos, chœurs et synthés. C'est en général joli mais ça sonne un peu suranné et les compos manquent de prise de risque. Bref, pas de quoi crier au génie.
  • Bury Your Dead It’s Nothing Personal – Je peux comprendre que l’on trouve des atomes crochus avec cette plaque, mais perso je reste perplexe devant cette espèce de resucée de l’album fondateur Home de Sevendust.
  • Candlemass Death Magic Doom – On ne peut décemment pas parler de revival dans le chef de ces Suédois puisqu'ils oeuvrent depuis 1980… Mais tchu que ça sent bon le old school sabbathien. Et donc, bis repetita : aaah les premiers Maiden, Priest, ‘tallica, bouhou, snif, etc. Volgende suivant.
  • Devildriver Pray For Villains – Curieux album, qui démarre très bourrin puis qui devient plus écoutable au fil des compos… Mais bref, Devildriver préfère rouler des grosses mécaniques la plupart du temps (au propre comme au figuré, la double caisse occultant les grattes la plupart du temps).
  • Fu Manchu Signs Of Infinite Power Fu Manchu, c’est un peu les AC/DC du stoner : sorte de pères fondateurs, souvent imités, un son reconnaissable entre mille… et une fâcheuse tendance à refaire toujours le même album. Mais bon, du moment que la qualité dudit album reste constante, alors ça va.
  • Goatwhore Carving Out The Eyes Of God – Old-school revival en bonne et due forme, avec un son qui n'est pas sans rappeler les grattes de Obituary.
  • God Damn Old Days – Une fois n'est pas coutume, voici des Frenchies plus qu'influencés par le stoner de Down… le mimétisme du chanteur avec Anselmo est particulièrement impressionnant. On leur prête bien volontiers une oreille, mais en l'absence de toute différenciation ou de trace novatrice, c'est bien d'ersatz qu'il convient de parler.
  • Kiss Sonic Boom – Il ne fallait s’attendre à aucune surprise avec ce (nouveau) come-back, dans la mesure où Ki$$ propose toujours ce hard-rock bubble-gum ultra formaté. Il n’y a aucune chanson fondamentalement mauvaise dans Sonic Boom, mais aucun trait de génie ni de prise de risque non plus… le public ciblé est clairement le redneck moyen. Là où l’album me surprend positivement, c’est au niveau du son des grattes : rond, chaud, généreux… à tel point qu’on se surprend à évoquer les frères Young eux-mêmes ! Ceci sauve complètement cette galette, qui du coup se laisse écouter.
  • Lamb of God Wrath – Ouille c’est peut-être ZE deception de l’année… (ou une source de quolibets pour le VinZ qui va encore se faire allumer par la bande de zoulous qui peuplent ce blog). A part Set To Fail, la plupart des compos de Wrath m’inspirent « meh », comme disent nos potes de MetalSucks… et quand LoG se réveille enfin pour pondre un quasi chef-d’œuvre, on se rend compte qu’il s’agit de la dernière plage, comme si elle était reléguée pudiquement comme challenger de cet opus…
  • Papa Roach Metamorphosis – Okay je suis HYPER généreux ici parce que c’est juste pour I Almost Told You That I Love You que j’ai trouvé sympa. En dehors de ça, l’album n’arrive jamais à convaincre que le groupe tente de virer sa cuti… Putain je regrette déjà de l’avoir mis dans cette section… VITE OU EST MON CD DE BRUTAL TRUTH ?!?
  • Shrinebuilder Shrinebuilder – Un album pondu par des vieilles gloires (membres de Sleep, Saint Vitus…) et qui propose un doom de bonne facture, en faisant la part belle aux moments hypnotiques, voire léthargiques, propres à ce style. Ceci dit, ça ne suinte pas l’inspiration, et sa longueur ridicule (quatre plages seulement) me laisse un peu sur ma faim. Moi y en a préférer SerpentCult.
  • Slayer World Painted Blood – Comme à mon habitude, j’ai commencé à écouter ce nouvel album comme on déguste le Beaujolais nouveau, en trainant des pieds et en faisant mumble grumble pendant la première moitié de la plaque. Mais à ma grande surprise, la seconde moitié voit le groupe ENFIN s’éloigner quelque peu des sentiers battus, avec Human Strain, Americon et Playing With Dolls pour ne pas les nommer. Ciel, mais c’est que je suis en train de me réconcilier avec l'affreux King moi ?!?
  • Soil Picture Perfect – Du FM metal moins pète-couilles que la moyenne et qui se laisse donc écouter, malgré l’impression de suranné dans le paysage actuel.

/V\

lundi 2 novembre 2009

Les sorties de la semaine

On est presque dans la dernière ligne droite pour le top 2009, qui restera en ce qui me concerne le plus préparé de toute l'histoire. Malgré tout, les sorties continuent de fuser, et si peu d'entre elles bouleversent le haut du panier, il y a quand même quelques bonnes surprises.
  • Bon Jovi : "The Circle"
    Le nouveau Bon Jovi est mauvais. Mais vraiment ultra mauvais hein, mauvais comme un hareng au gorgonzola qui traîne au soleil depuis deux jours. En même temps, ce n'est pas comme si on attendait encore quelque chose de Bon Jovi, qui, depuis Keep The Faith (1992 quand même), n'a juste rien fait du tout d'audible. Oui je sais, les mauvaises langues diront qu'avant c'était pas mieux, mais soit.
  • Brian Setzer Orchestra : "Songs From The Lonely Avenue"
    Brian Setzer, bande d'inculques, est le leader charismatique des Stray Cats, groupe mythique de rockabilly qui a donné toutes ses lettres de gloire au style dans les années 80. C'est un frontman au charisme incroyable, couplé à un guitariste ultra talentueux, et en plus sa guitare de prédilection est juste la guitare de mes rêves, mon anniversaire c'est le 14 juin, merci bien. Les Stray Cats n'existent plus depuis belle lurette, mais Brian continue une carrière brillante, comme le prouve cette nouvelle sortie. Alors certes, le rockabilly teinté de jazz big band et de chansons crooner à la Dean Martin ne vont peut-être pas plaire aux affamés de barbaque que vous êtes, mais si vous êtes un minimum réceptifs au style, cet album est juste à tomber par terre de classe. Excellentissime.
  • The Dead Weather : "Horehound"
    L'autre soir, en zappant, je suis tombé sur ce groupe en live chez Denisot, et ça décoiffait pas mal. Le lendemain, un pote à moi, fondu de jazz et musicien émérite, me dit que c'est le premier disque de rock qu'il achète en 15 ans tellement c'est bon. Du coup, ça me titille et je me renseigne. A la batterie et au chant, on retrouve Jack White des White Stripes, et la chanteuse vient d'un groupe qui s'appelle The kéékchose mais pas eu le courage de savoir lequel, et je présume que le bassiste et le gratteux sont aussi des The aut'chose. On est donc bien dans la catégorie du all star band, même si on ne connaît pas les stars en question, tous issus de la scène rock branchouille de mes deux coyons. Musicalement, c'est donc bien du The-core, si vous voyez ce que je veux dire. Et si vous voyez pas, vous fatiguez pas. Je vais dire à mon pote jazzman de retourner écouter John Zorn, et moi je vais revenir à mes moutons, parce que j'ai vraiment pas trouvé ça terrible. Je dois pas être assez branché.
  • The Dying Seed : EP
    Quand on est un groupe pas connu, on dit qu'on sort un EP juste pour se la petter et pas dire qu'on sort une démo. Cela étant dit, The Dying Seed ne démérite pas, puisque leur démo sonne vachement bien, un peu comme un EP en fait. On est dans une catégorie doom/stoner groovy pas trop mal torché, mais qui ne propose rien de neuf, et rien d'exceptionnel non plus. Et puis, comme souvent chez les amateurs, le chant est un peu limite. Mais bon, leur démo, EP, démo, MERDE !!! Leur disque est gratuit, donc on peut l'écouter quand même, c'est toujours ça qu'Universal aura pas.
  • Freak Kitchen : "Land Of The Freaks"
    J'en parlais dans une news il y a quelque temps, je me suis intéressé à ce groupe parce que leur album porte le nom du projet de musique électronique que j'ai eu au début du siècle. Et oui, la technologie aidant, je me suis quelque peu essayé à la techno il y a quelques années, produisant deux albums en 2000 et 2001, et abandonnant le projet pendant la réalisation du troisième. C'était assez électro/jungle/new beat, comme me l'ont dit les gens à qui j'ai fait écouter ça en son temps. Soit, ceci ne nous dit rien sur Freak Kitchen, qui se présente un petit peu comme une version métal progressif de... Fall Out Boy. Oui je sais, c'est surprenant, mais c'est vraiment ça, et c'est vraiment pas terrible non plus, même si ça joue sa mère de temps à autres. Le son de guitare est HORRIBLE, le chant rappelle donc celui du gros qui geint dans Fall Out Boy, vocalises à la RnB comprises, et le groove ultra présent tombe à chaque fois comme un cheveu dans la soupe. Dommage parce qu'on sent qu'ils savent jouer, ils ont juste des goûts de chiotte.
  • Joe Perry : "Have Guitar, Will Travel"
    Joe Perry, bande d'inculques, est le guitariste d'Aerosmith, autant dire une légende, dont le jeu, clairement inspiré du blues, du boogie et du rock n'roll, laisse augurer le meilleur dans le cadre d'un album solo, un peu comme pour Slash. Mais là où Slash s'entoure très mal, que ce soit dans son Snakepit moyen, son Velvet Revolver pourri où son projet solo avec ses amis de merde, les Black Eyed Peas en tête, Joe Perry fait tout tout seul, ou presque. L'album est en tout cas beaucoup plus cohérent, laisse évidemment la place belle aux guitares, mais il a un joli brin de voix aussi, et les compos sont bien roots et très agréables à écouter. On sent en tout cas qu'il s'est fait plaisir, c'est sans prise de tête, ça groove, et ça donne envie d'être vu en live au Spirit au plus vite (on peut toujours rêver).
  • Priestess : "Prior To The Fire"
    Encore un groupe de doom/stoner/sludge de l'école Kylesa/Baroness/Mastodon. Contrairement à leurs modèles, qui, pour deux d'entre eux en tout cas, transcendent leurs influences et régurgitent des albums qui frisent le génie pur, Priestess a une approche beaucoup plus terre à terre et simpliste. ça ne veut pas dire que c'est pas bien, loin de là, mais même s'il y a pas mal de similtudes dans le style, Prior To The Fire est un album beaucoup plus direct, plus rock et moins "intellectuel". En cela, ils ont une approche similaire à celle de The Sword, sauf que là ou The Sword tourne vite en rond et devient vite très chiant, Priestess reste intérressant à écouter, les structures simples et carrées étant bien contrebalancées par des riffs brillants, des solos originaux, et des harmonies vocales qui font mouche.
  • Shrinebuilder : "Shrinebuilder"
    Que se passe-t-il quand des membres de Saint Vitus, Sleep, Neurosis, et les Melvins forment un groupe ? Du dooooooooooooooooooooooooooooooooooooom. Lourd, poisseux, sombre, dépressif, sans espoir, 2 de tempo en permancence, des guitares qui crient d'angoise et de détresse, le genre de musique à faire passer My Dying Bride pour de la polka. Même si les membres du projet ne sont pas des superstars (sauf Scott Kelly), on peut malgré tout parler de supergroupe, mais ça n'empêche pas l'album d'être excellent. Il vaut quand même mieux être de particulièrement bonne humeur avant de l'aborder, sous peine de finir au bout d'une corde, les pieds à 50 cm du sol.
Voilà encore de quoi alimenter la base de données qui, l'air de rien, s'approche tout doucement des 200 entrées !! Vous avez peut-être remarqué (ou pas) que j'ai arrêté de noter les albums chroniqués. Je ne veux pas relancer le débat avec VinZ (et encore moins lui donner raison, non mais !), mais je me suis rendu compte que ça avait tendance à fausser quelque peu mon top album, car dans mon optique, la note que mérite un album n'a pas grand chose à voir avec sa place dans le top, qui se base sur plein d'autres critères. Je ne sais pas trop comment expliquer ça, disons que j'arrive à être plus ou moins objectif dans une note d'album, mais que le top lui, reflète ce que j'ai le plus écouté et aimé pendant l'année. Bref, trève de débats stériles à ce sujet, j'ai juste décidé d'arrêter de noter les albums chroniqués, c'était une mauvaise idée, voilà.