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samedi 31 mars 2012

Les sorties du trimestre

Vous aurez remarqué que je me suis méchamment calmé en termes de chroniques d'album (comment ça non ?). Il faut dire qu'outre un emploi du temps bien chargé, je me suis un peu lassé de l'exercice, et j'avais l'impression de toujours un peu me répéter et ressortir les mêmes poncifs et phrases toutes faites à chaque fois. ça ne veut en tout cas pas dire que j'écoute moins de musique, que du contraire, voici donc un petit topo des plaques de ce premier trimestre qui valent le coup d'oreille !
Adrenechrome : "Hideous Appetites"
Le métal progressif largement inspiré par Mastodon auquel vient se greffer une sévère dose de thrash rend l'album d'Adrenechrome indispensable ! Bel outsider.
Biohazard : "Reborn In Defiance"
On est loin d'Urban Discipline ou de State Of The World Address, mais le nouveau Biohazard est quand même l'album le plus audible qu'ils aient sorti depuis bien longtemps.
Corrosion Of Conformity : "Corrosion Of Conformity"
Même sans Pepper Keenan, COC met toute la scène crossover/punk/sludge/doom à l'amende avec une facilité déconcertante.
Ektomorf : "The Acoustic"
Ça aurait pu être une ignominie, mais finalement, c'est tellement sincère et bon enfant que ça en devient touchant. Un EP aurait suffi, mais bon, le groupe s'améliore, y a pas à chier.
Goatwhore : "Blood For The Master"
De très très loin mon groupe de black préféré, même si le death n'roll et le thrash sont tout aussi présents dans les influences du groupe, sans parler du groove inhérent à tout groupe qui sort de la Nouvelle Orléans. Goatwhore n'est pas aussi terrifiant que sur Carving Out The Eyes Of God, mais reste impressionnant de brutalité crasse.
Lamb Of God : "Resolution"
YES !!! Moi qui avait été un poil déçu par Wrath, je retrouve sur cet album le Lamb Of God que j'aime, technique, groovy, efficace et qui TUE !!!
Litfiba : "Grande Nazione"
Comme tout bon rital qui se respecte, Litfiba fait partie intégrante de mon paysage musical, en particulier le séminal Terremoto qui est un vrai classique du genre. Je suis donc content que le groupe revienne 20 ans après avec un album de rock pur et dur, qui lorgne méchamment du côté de ce grand classique, faisant l'impasse sur les trucs tout nazes qui sont sortis entretemps.
Mark Lanegan : "Blues Funeral"
Je connaissais mal la carrière solo du frontman des Screaming Trees, et si cet album est bien, quoique parfois déroutant par son approche électro, il m'a permis de me pencher sur la carrière du bonhomme, et il y a des perles d'une qualité rare !
Mustasch : "Sounds Like Hell, Look Like Heaven"
Le soufflé Mustasch est un peu retombé. Est-ce parce que l'effet de surprise n'est plus là, ou parce que le groupe est au bout de son concept, ou peut être simplement que cet album n'est pas leur plus inspiré ? Je l'ignore, mais je suis un peu resté sur ma faim sur ce coup-là.
Orange Goblin : "A Eulogy For The Damned"
L'approche résolument old school du groupe et sa culture musicale qui s'étend du doom traditionnel au stoner en passant par le southern rock, le classic rock, le thrash, et j'en passe, me fait inexorablement penser à Down. Pas musicalement, parce que ça n'a pas grand chose à voir, mais par le talent du groupe à n'avoir que des influences old school sans pour autant être un groupe revival. Clairement articulé autour de riffs hallucinants, A Eulogy Of The Damned est un vrai chef d'oeuvre du genre, qui tourne en boucle depuis son achat. Cet album a tout pour lui, et il s'est d'ores et déjà réservé une place au chaud dans mon top 2012 !

Soen : "Cognitive"
On a déjà parlé du projet de l'ancien batteur d'Opeth et de Steve Di Giorgio, et on a aussi parlé de l'incompréhensible propension du groupe à spolier allègrement l'univers de Tool. C'est dommage, parce que l'album n'est pas mauvais, voire franchement bon par moments, mais impossible d'y voir autre chose qu'une pâle copie de l'original.

Suicidal Angels : "Bloodbath"
Suicidal Angels, c'est juste LE meilleur groupe de rethrash de la terre, point-barre. Sur cet album, ils étendent leurs horizons très Sepulturiens à des influences comme Kreator, et s'aventurent parfois même dans le terrain mid tempo/structure à tiroirs des vieux Metallica. Ce n'est pas aussi parfait que Dead Again, mais c'est quand même vachement bien.

Guilt Monkey : "Crash And Burn"
Mon dernier gros gros coup de coeur est un power trio bruxellois absolument irrésistible qui pratique un rock groovy pêchu et original dont je ne me lasse pas une seconde. Un album hyper riche que je vous invite à (ré)écouter tout de suite !!

Dirge Within : "There Will Be Blood"
Du metalcore à l'américaine de facture très classique, mais tellement bien composé qu'il en devient irrésistible ! Efficace, catchy, avec un son énorme, il n'y a vraiment pas grand chose à jeter de cet album qui va vite devenir un des meilleurs du genre. Le genre d'album que Shadows Fall ou All That Remains rêverait de sortir.

Dunderbeist : "Black Arts & Crooked Tails"
Sous des atours de groupes à la mode (ils sont 7, jouent maquillés/masqués, sont apparemment des stars dans leur Norvège natale, etc.) Dunderbeist a sortie une petite perle de rock/métal mélodique moderne, qui touche au prog sans jamais y plonger, original, qui fourmille de bonnes idées, aux influences marquées, mais tellement diverses et bien rendues qu'au final, on ne les distingue plus vraiment, un peu à la manière d'Audrey Horne. Le chant est magnifique, et l'album, une des meilleures surprises de l'année so far...

Black Breath : "Sentenced To Life"
Dans la catégorie "je spolie allègrement Entombed", Black Breath est de loin un des meilleurs. Ils y ajoutent un côté brut de décoffrage limite punk, et si cet album n'apporte rien par rapport au précédent, il est au moins aussi bon et régressif.

Everytime I Die : "Ex Lives"Je suis relativement hermétique aux gesticulations screamo de ce genre de groupe, mais je dois bien reconnaître que ponctuellement, Everytime I Die parvient à capter mon attention. Cet album est le premier que je sois parvenu à écouter en entier en une fois, sans tout adorer, mais sans que rien ne m'horripile vraiment non plus. Si je le réécoute un de ces quatre, je creuserai peut-être bien le sujet.

Holding Sand : "Some Things Are Better Left Undead"
Je vous dois une chronique en bonne et due forme les gars ! Toujours est-il qu'après un EP fulgurant dont on a parlé l'année dernière, Holding Sand transforme l'essai sans peine avec un premier album très réussi. 

Meshuggah : "Koloss"
Je n'ai pas encore vraiment pu m'imprégner totalement de cet album, et je ne suis pas exactement un spécialiste en la matière, mais ma première impression de cet album est que Meshuggah a voulu s'éloigner du monstre qu'il a créé bien malgré lui, et a une approche beaucoup plus directe, qui ressemble fort à un gros pied de nez aux hordes de djentistes mathématiciens casse couilles qui n'ont rien d'autres à proposer que des algorithmes, quitte à laisser la créativité et la musicalité aux oubliettes. Le djent est une scène mécanique, froide et sans âme, là où Meshuggah est organique, protéiforme, effrayant et dangereux.

Napalm Death : "Utilitarian"
Que dire encore de Napalm Death ? Après 30 ans, ça reste aussi bon et brutal qu'au premier jour. Le groupe qui déçoit jamais...

Backfire! : "My Broken World"
Une putain de bombe !! Les hollandais démontrent qu'ils sont au top de la scène hardcore mondiale avec cet album qui sonne comme un uppercut en travers de la gueule. La toute grande classe.




God Forbid : "Equilibrium"
A la question : God Forbid peut-il rester bon même après le départ de Dallas Coyle ? On a aujourd'hui une réponse : non ! Certes, c'est un peu dur, Equilibrium n'est pas un mauvais album en soi, mais il est de facture très classique, trop classique en regard de la discographie du groupe, en particulier le magnifique Earthsblood qui a eu les honneurs du top en son temps.


Wild Zombie Blast Guide : "Wild Zombie Blast Guide"
Une preuve supplémentaire qu'on peut faire du gratuit sans pour autant verser dans la médiocrité. Un album amateur dans sa réalisation, qui part un peu dans tous les sens, mais qui fourmille de bonnes idées et qui, au final, est plus qu'écoutable.


Ministry : "Relapse"
Un sérieux concurrent au titre de pire bouse 2012. Comment Al Jourgensen en est arrivé là ??



samedi 3 mars 2012

Ektomorf : "To Smoulder"

Je n'arrive pas à ne pas éprouver de sympathie pour Ektomorf, dont la sincérité compense largement le manque de créativité. C'est d'autant plus vrai que leur dernier album s'appelle The Acoustic et est total unplugged, comme son nom l'indique. Je n'ai pas encore tout écouté, mais le morceau qui illustre ce clip est plus que sympatoche, et j'ai aussi entendu une reprise du Folsom Prison Blues de Johnny FUCKING Cash qui vaut son pesant de goulasch ! Bien joué les gars...

dimanche 24 juillet 2011

Ektomorf : "The One"

Danko Jones il est tellement fort qu'il est parvenu à me faire apprécier Ektomorf ! Sans dec hein, je suis dingue de ce boquet !

jeudi 6 janvier 2011

2010 Last Shots

Bon, comme d'hab, il va se passer trois mois avant que je me décide à consacrer "les sorties de la semaine" exclusivement aux sorties 2011, parce que voilà, c'est la vie, les albums continuent à tomber dans mon panier et je ne voudrais pas passer à côté d'une perle rare. D'ailleurs, il n'est pas impossible que je renie mon top 2010 d'ici peu parce que j'ai enfin pu mettre la main sur le Oyster de Ramon Zarate, et il n'est pas impossible que je le propulse au sommet du top après la guerre. En attendant, voici les dernières cartouches de 2010, so far...
  • Temple Of Nothing : "Lazarus EP"
    On commence très fort avec Temple Of Nothing, puisqu'ils sont liégeois, et qu'ils donnent dans le doom/sludge ultra lourd, ultra lent, avec un chanteur qui chante !!!!! Avec la section rythmique de Set The Tone qui assure une lourdeur à décoller la rétine, les riffs massifs et les mélodies lancinantes des guitaristes appuyent les mélodies presqu'éthérées du chanteur (de Gog Of Magog), et l'ensemble n'a rien à envier à la crème de la crème du genre. Seul regret, trois malheureux titres à se mettre sous la dent, c'est peu, et on attend avec impatience d'en entendre plus.
  • The Damned Things : "Ironiclast"
     Le groupe se veut fun, débridé, rigolo, avec un côté "tongue in cheek" tellement appuyé qu'on le sent un peu bidon. Scott Ian n'est pas du genre à faire des trucs qui ne lui rapportent pas de pognon, et malgré que The Damned Things nous soit vendu comme un side project défouloir, on nous le vend quand même. Mais bon, à la limite c'est pas si grave, il y a des groupes qui vendent mais qui sont quand même bien (hein Avenged Sevenfold ?). Sauf que là, The Damned Things, c'est mauvais. Y se passe rien, c'est mou du genou, composé avec les pieds et joué sans conviction. Bref, une belle bouse.
  • Ektomorf : "Redemption"
    Je peux copier-coller ma dernière chronique d'Ektomorf et dire que cet album est une resucée du pauvre de Soulfly ? Oui, je pourrais, mais j'ai quand même écouté l'album en entier, et il se fait que Redemption est sans doute l'album le plus novateur et abouti que le groupe ait sorti. Attention hein, je dis pas que c'est bien ! 80 % des morceaux ressemblent à des faces B de 3, mais dans les 20% qui restent, il y a de l'innovation, du chant clair, voire une ou deux bonnes idées. Et la meilleure idée de l'album, c'es d'avoir invité Danko Jones à pousser la chansonnette sur The One, ce qui en fait un morceau audible, voire plaisant ! S'ils continuent comme ça, dans 12 albums ce sera excellent !
  • Slut Machine : "Welcome To The Machine EP"
    Faut être gonflé pour pomper comme ça le titre d'une chanson de Pink Floyd et espérer s'en tirer sans dommages. Alors certes, Slut Machine pratique un stoner metal qui n'est pas déplaisant, musicalement en tout cas, mais non seulement ils ne tirent pas leur épingle du jeu, mais la voix n'est pas terrible, en plus d'être largement sous mixée, et ça c'est buiten direct hein faut pas déconner non plus.
  • Harmful : "Cause"
    Note bien ce nom VinZ. HARMFUL. Un groupe qui aurait pu sortir cet album en 1992, et qu'on aurait rangé entre Helmet, Quicksand, Cop Shoot Cop, Girls Against Boys, voire Fugazi. Et je parie que t'adorais tous ces groupes à l'époque toi, je me trompe ? Cet espèce de rock alternatif qui lorgne vers des sphères métalliques sans jamais y plonger franchement, le tout agrémenté d'un putain de groove absolument irrésistible. D'ailleurs, Billy Gould a tenu la basse du groupe le temps d'un album. On pense aussi parfois aux Foo Fighters, à Clutch, au côté rock de Porcupine Tree, voire, dans une moindre mesure, à Queens Of The Stone Age.  C'est super frais en tout cas, les compos sont intelligentes, riches, variées, et la production impeccable. Bref, VinZ, je ne serai pas étonné que cet album finisse dans tes actes manqués de 2010 et intègre ton top album à titre posthume. 
  • Tankard : "Vol(l)ume 14"
    Quand j'étais jeuuuuune, j'adorais mon vinyle de Alien, un EP de Tankard à la gloire de la bière dont le (Empty) Tankard reste l'hymne absolu. Et si aujourd'hui encore, j'ai envie de me bourrer la gueule et de taper des gens rien qu'en entendant le riff d'intro du morceau, je dois bien avouer que le thrash un peu bête et pas tellement méchant du groupe est loin de me convaincre. En 2010, le chanteur s'est certes amélioré, mais le groupe ne tient pas la comparaison deux secondes face aux ténors du genre, voire même aux vilains copieurs de la scène rethrash.

jeudi 16 décembre 2010

Les sorties de la semaine

  • Place Of Skulls : "As A Dog Returns"
    Et hop ! Encore un groupe de doom/stoner/psychédélique à ajouter à ma collection. Bon, c'est pas les plus originaux du genre hein, loin de là, ils ne proposent rien qu'on ait déjà entendu ailleurs, souvent en mieux.
  • Union Of Sleep : "Death In The Place Of Rebirth"
    Le sludge massif et gueulard de Union Of Sleep est gras, plus encore que sur leur précédent album, sorti l'année dernière (productifs, les gars). Le problème, c'est que depuis que j'ai entendu Haarp, il en faut beaucoup pour m'impressionner, et là y en a pas assez.
  • Acid Witch : "Stoned"
    Si Acid Witch m'avait bien fait rire avec son premier album, "Witchanic Hellucinations", musicalement, ça n'allait pas vraiment au delà de l'ancedotique, le groupe pratiquant un doom à voix death bourrés d'effets halloweenesques tirés des vieux films d'horreur des années 50. S'ils gardent grosso modo la même recette, ils ne se cantonnent plus au gimmick et évitent de devenir un groupe parodique, notamment par le biais d'un groove très bienvenu que ne renierait pas Six Feet Under. C'est toujours rigolo, mais c'est moins fatiguant.
  • Exciter : "Death Machine"
    Difficile de croire que ce groupe, qui fait partie des pères fondateurs du thrash, ou plus précisément de ce sous genre appelé speed metal, ait pu sortir une purge pareille. C'est produit avec les pieds, les morceaux sont nazes, le chant est pourri, et y se passe rien, on dirait du black metal !
  • Arms Of The Sun : "Arms Of The Sun"
    En bon fan de Pantera et Down, je ne peux décemment pas passer à côté d'un groupe dans lequel officie Rex FUCKING Brown. Pourtant, j'ai un peu du me forcer hein, parce que les deux trois boquets glanés sur le net ces derniers mois étaient loin de me convaincre. Et l'album... ben pareil hein, je suis loin d'être convaincu. Le premier truc auquel j'ai pensé, c'est les Stone Temple Pilots, pour ce côté heavy pop qui transparait dans la plupart des morceaux. C'est pas une catastrophe, mais ça casse pas trois pattes à un canard non plus.
  • Hardcore Superstar : "Split Your Lip"
    Depuis une dizaine d'années et une belle chiée d'albums, Hardcore Superstar s'attelle à nous faire revivre les plus belles heures du glam metal des 80's à la Motley Crue. L'effort est louable, et leur son heavy, gras et actuel joue en leur faveur. Mais malgré tout, comme à chaque fois, il y a un je-ne-sais quoi de bidon qui transparait dans leur musique. On a l'impression qu'ils appliquent une méthode, qu'ils ont trouvé un gimmick qui marche, pas que ce sont des vrais amoureux du genre. Tout le contraire d'un Hell n'Diesel par exemple. Et puis ça manque de tubes tout ça ma ptite dame !
  • Ektomorf : "The Gypsy Way EP"
    Je sais que je m'acharne un peu sur ces pauvres hongrois qui ont sans doute mieux à faire que se faire démolir par moi. N'empêche, je ne peux pas laisser passer ça !! The Gypsy Way est un EP qui contient 3 titres. Le premier est un massacre total du "We Die Young" d'Alice In Chains. La reprise se veut fidèle, mais n'oublions pas qu'Ektomorf est mauvais. Même leur imitation de Soulfly est calamiteuse, alors quand ils s'attaquent à Alice In Chains, c'est un peu la grenouille qui veut se faire plus grosse que le boeuf et qui explose dans une gerbe de bave, de boyaux et de merde. C'est un peu l'effet que ça m'a fait aussi d'entendre ça. Mais je n'étais pas au bout de mes peines. Suit une reprise du "Rusty Cage" de Soundgarden. Et là, c'est juste affligeant. Parce que ces blaireaux ne se sont pas contentés de massacrer Soundgarden, non non, il a fallu qu'ils reprennent la chanson avec les arrangements de Johnny Cash, et c'est absolument innomable. Pas écouté le dernier boquet du coup, mais quelque chose me dit que c'est pas du Dream Theater.
  • Horn Of The Rhino : "Weight Of Coronation"
    Calé confortablement entre sludge massif et doom épique, Horn Of The Rhino ne se distingue de la masse que par un chant surprenant, mais ô combien plaisant ! Quelque part entre Keith Caputo (pour la sensibilté), Chris Cornell (pour les tonalités à la fois suraigües et surpuissantes) et Dax Riggs (pour la soul). Il chante tellement bien qu'on se demande pourquoi il gueule sur certains morceaux, mais en écoutant attentivement, on se rend compte que même quand il gueule il le fait mieux que les autres.
Voilà les gars, ça y est, c'est fini, j'ai plié 2010 !! Je sais qu'il reste encore 15 jours, mais j'arrête de chroniquer les nouvelles sorties, sauf bien sûr en cas de révolution dans le top album, mais je n'y crois pas des masses. 
Donc, à partir de demain et jusqu'à ce que je vous ai tous saoulés à mort avec ça, le blog sera résolument TOP ALBUM !!! En ce qui me concerne, je suis encore parti sur un top 30, parce que j'ai écouté 400 putains d'albums cette année, et que donc y en a forcément plein des biens (et plein des à chier aussi, je vous rassure). 
Mes acolytes, Ercan, VinZ, Phil, JB, et peut être quelques invités surprise, ont eux à priori opté pour un top 10, et je pense qu'on a trouvé un moyen de bien nous distinguer les uns des autres, parce que l'année dernière c'était un peu le bordel quand même ! 
Et comme d'hab hein, n'hésitez pas à ne pas être d'accord avec nous dans les commentaires, voire à nous envoyer vos propres top 10, 20, 100 ou 1000 (ici) que je me ferai un plaisir de publier en ces pages ! 

samedi 11 décembre 2010

Ektomorf : "Sea Of Misery"

Oui je sais, encore un post sur Ektomorf, je m'acharne, tout ça. Sauf que là, révolución mes amis ! Ca y est ! Ils virent leur cuti et sortent un morceau qui n'est pas totalement copié collé de Soulfly ! Bon, ça reste pas génial hein, mais y a de l'idée hein, du chant clair, la guitare à Johnny Cash tout ça... Reste plus qu'à réussir à composer un truc audible et on y est hein !

EKTOMORF - Sea Of My Misery

AFM Records | Myspace Music Videos

lundi 29 novembre 2010

Ektomorf : "Last Fight"

Ektomorf, ils sont tellement mauvais qu'ils en deviennent fascinants ! Regardez-moi un peu ce clip, et quand vous vous direz que c'est sans doute le morceau le plus simple, con, téléphoné et générique de toute l'histoire du metal, ben dites-vous qu'en fait, c'est sans doute la chanson la plus complexe et aboutie qu'ils aient jamais fait. La cerise sur le gâteau, c'est quand même le t-shirt du batteur, histoire qu'on le confonde pas avec le concierge ou un gitan qui veut voler le matos.

dimanche 14 novembre 2010

News Of The World

  • Biohazard n'est certes plus que l'ombre du groupe qu'il était au début des années 90, il n'en reste pas moins qu'ils risquent de réussir leur retour puisque début 2011 sortira le premier album du groupe depuis 2005, et le premier avec le line-up original depuis le génial State Of The World Address sorti en 1994. D'après les intéressés, il serait excellent, mais bon, ils vont pas dire que c'est à chier non plus...
  • C'est marrant, autant quand Evan Seinfeld dit que le nouveau Biohazard sera une tuerie, je suis sceptique, autant quand c'est Peter Dolving qui le dit à propos du prochain The Haunted, j'ai plus confiance tout de suite...
  • Les horribles Ektomorf vont eux aussi pondre une bouse en 2011. Oui je sais, on s'en fout, mais figurez-vous que sur cet album figurera un boquet ouskils ont invité Danko Jones, du coup je vais quand même l'écouter voir...
  • Tommy Vext, l'impressionnant chanteur du premier album de Divine Heresy (qui a par après joué dans Snot, sisi !) s'est fait agresser au pied de biche, et a été salement blessé, au point qu'on a du lui enlever la rate. Difficile d'imaginer qu'un beef pareil puisse se faire démonter, mais vu la gravité des blessures, j'imagine que s'il n'avait pas été aussi beef, il n'aurait sans doute pas survécu. Comme il n'est pas assuré, ses potes, God Forbid en tête, organisent des concerts pour lever des fonds, histoire qu'il puisse payer ses factures médicales ultra élevées. Vive l'Amérique !

vendredi 9 juillet 2010

Ektomorf est au métal ce que Twilight est au film de vampire...

J'ai vraiment du mal à comprendre comment un groupe aussi mauvais qu'Ektomorf marche aussi bien. Je ne connais absolument personne qui ait quoi que ce soit à dire pour défendre ce rip off total du pire de Soulfly. Cela dit, c'est tellement ridicule et mauvais que ça en devient drôle, surtout quand ça part dans la totale surenchère. Il y avait déjà le concept de ballade guitare/voix de cookie monster (j'ai assisté à ça en live, j'ai cru que j'allais mourir de rire) :

Et comme ce n'était pas suffisant, voilà qu'ils donnent maintenant dans la reprise. Accrochez-vous bien : non seulement ils massacrent sans aucune vergogne le We Die Young d'Alice In Chains. Mais là où ils touchent vraiment le fond, c'est avec une reprise de Rusty Cage de Soundgarden, mais pas la version de Soundgarden, non, non... Pourquoi ruiner un deuxième groupe de grunge quand on peut piétiner allègrement l'héritage musical de Johnny FUCKING Cash... Extraits et vaines tentatives de justification avec un accent de merde (copié lui aussi à Max Cavalera) ci-dessous. Si vous avez mangé, apprêtez-vous à vomir.

jeudi 17 décembre 2009

SVT'09 : Seconde sess'

Bon c'est bien beau les hors concours et toutes ces sous-catégories parallèles à la con, il est temps de rentrer dans le vif du sujet. Et pour laisser derrière nous les sujets qui fâchent, je préfère commencer par les crabes. Quitte à me prendre des baffes virtuelles de votre part. Donc on ne parle plus ici de "ni chaud ni froid", entendons-nous bien, on parle de bouses monumentales.

Au fait, je signale que plus d’une galette s’est faite prématurément éjecter de ma platine pour cause de pétage de couilles aggravé, de sorte que je ne m’y attarde pas du tout dans ces lignes. Je les ignore superbement. Citons Job For A Cowboy, Broadcast The Nightmare, Earth Crisis, Emmure et une bonne douzaine d’autres groupes whatevercore similaires. Sans compter le dernier Sepu.

Et NON, je n'ai pas oublié Slayer -- chaque chose en son temps.
  • 30 Seconds To Mars This Is War - Il fut un temps où j'étais très impressionné par l'arrivée du groupe de Jared Leto, avec une paire de compos inoubliables comme Oblivion. Le deuxième album avait cruellement déçu, et non seulement le dernier opus suit la même tendance, mais ici on touche carrément le fond : des guitares bien proprettes, des vocoders (je HAIS les vocoders), sans compter les choeurs populaires à deux balles qui font WOOOHHOOWOOOH. On croirait entendre une (mauvaise) resucée de U2. Que je hais.
  • Entwine Painstained – Voila une plaque qui lorgne dangereusement du côté du nu-metal le plus nunuche en empruntant tous les poncifs du genre. Le type qui a rédigé leur article officiel Wikipedia et qui les classe en « gothic doom » me fait hurler de rire. A éviter.
  • Ektomorf What Doesn’t Kill Me – Ca aurait pu être juste un clone de Sepu/Soulfly, mais l’étron musical qu’est Sick Of It All suffit à condamner l’album tout entier.
  • Arkaea Years In The Darkness – L'ex-section rythmique de FF essaie de nous faire croire qu'ils peuvent s'en tirer tout seuls. Gros pétard mouillé que cet album, affichant un manque total d'inspiration et des compos entendues mille fois.
  • Children Of Bodom Skeletons In The Closet – Une compil de reprises au moins aussi intéressante que celle(s) de Six Feet Under… Non contents de massacrer des intouchables tels que Aces High, CoB se ridiculise en attribuant Antisocial à Anthrax
  • Hatebreed For The Lions – Dans « Hatebreed sort un album de reprises », il y a : 1) « Hatebreed », un des groupes les plus surévalués de la galaxie ; 2) « sort un album », comme dans « putain encore un » ; et 3) « reprises », comme si on n’en avait pas assez (voir plus haut). Résultat, un album qu’il faudrait vendre au rayon charcuterie plutôt que chez le disquaire.
  • Marilyn Manson The High End Of Low et Chris Cornell Scream – A n’en pas douter, les réalisations les plus imbitables de cette année. C’est d’autant plus impardonnable que les deux artistes (ouh que ça fait mal de les appeler comme ça ici !) ont un passé plus que glorieux. Un vrai scandale.
  • Creed Full Circle – Euuhh attendez il y a pire ! On peut cracher tout le venin qu’on voudra sur Scott Stapp, les premiers opus de Creed contenaient leur pesant d’or en combinaison de guitares gonflées et de chant ultra-mélodique. Ici, Full Circle tient plus du cauchemar éveillé, tant on a l’impression de subir une compil formatée pour cette bouse télévisée qu’est « American Idol »… C’est d’autant plus regrettable que le line-up moins Stapp a pondu deux véritables joyaux dans la formation Alter Bridge.

Ouf ça y est c'est passé. On va pouvoir se relaxer et discuter en mode crescendo de choses autrement plus réjouissantes.

/V\

lundi 30 novembre 2009

Ektomorf innove...

Pour ceux qui n'auraient pas pris de notes, Ektomorf est un groupe hongrois qui spolie le pire du répertoire de Soulfly, de leur période ouske c'était pas bien. C'est donc assez logiquement pas bien non plus. Hier soir, ils faisaient la première partie de Volbeat, et ça aurait pu être drôle si ça avait duré 15 minutes, voire 10. Faut dire que le principe : "un riff par morceau, et c'est pas grave si on l'utilise dans plusieurs morceaux", c'est drôle, mais ça fatigue vite. Jusqu'au moment où le chanteur a fait un truc que j'avais jamais vu en 20 ans de concerts : la ballade acoustique beuglée comme un Max Cavalera. C'est euh, comment dire ? Horrible...

Volbeat : la malédiction

Hier, j'étais au 013 pour enfin voir Volbeat en concert. Depuis que j'ai découvert le groupe en 2007, je les ai ratés 3 fois pour raisons impérieuses. Sold out, annulation de leur premier Graspop pour cause de décès du père de Michael Poulsen, et une annulation pour raisons familiales de mon côté. Je ne suis pas superstitieux, je mettais donc ces défections en série sur le compte de la faute à pas de bol. D'autant que hier soir, on y était, à l'heure, la scène était installée, la salle pleine comme un oeuf.
Après un Ektomorf qui a oscillé entre rigolo, insupportable et horrible (avec notamment une innovation totale : le death unplugged guitare-voix), la scène de Volbeat nous est dévoilée, dans une ambiance très old school avec la déco du dernier album baignant dans un éclairage sépia du plus bel effet.
Vers 21h30, l'intro résonne, et le concert commence, enfin. Dès la première chanson, je me rends compte que Michael Poulsen semble économiser sa voix, qu'il ne va pas chercher ses notes les plus hautes, ce qui ne lui ressemble pas. Un roadie vient déposer une boisson chaude près de lui, ça sent au minimum l'enrouement. Pendant les 2-3 premières chansons, on sent bien qu'il n'est pas au top, mais il donne malgré tout un maximum. Il prend la parole pour dire qu'il est malade mais qu'il ne veut pas nous décevoir et qu'il va quand même tout donner.
Après 30 minutes de show, en plein milieu de la nouvelle chanson, A Warrior's Call, il s'effondre. On croirait presque à une plaisanterie pendant 2 secondes, puis la tête des autres musiciens et le monde qui débarque sur scène ne laisse pas la place au doute : il vient de perdre connaissance. C'est difficile de décrire ce qu'on ressent quand on voit quelqu'un s'effondrer comme ça, sans savoir ce qui lui est arrivé, ne pas se relever, pour finalement être emporté par plusieurs personnes. D'autant que j'ai énormément de sympathie pour ce gars qui a l'air bon comme le bon pain et qui a mon âge.
Le chanteur de Gorefest monte sur scène pour expliquer en néérlandais ce qu'on avait déjà tous compris : le concert est terminé, Michael est transporté à l'hôpital en toute urgence. La mort dans l'âme, on reprend donc la route en espérant qu'il va vite se remettre, et moi je commence à être superstitieux et à me dire qu'une catastrophe arrive à chaque fois que je décide d'aller voir ce groupe en concert.
Je cherche un exorciste, si vous avez une bonne adresse, je suis preneur. La bonne nouvelle, c'est que d'après plusieurs sources, il n'a rien de grave, juste un gros coup de fatigue, ça fait quand même 2 ans qu'ils sont sur la route, et là apparemment il avait la grippe avant de monter sur scène, donc il a juste pas tenu. C'est le principal.

mercredi 8 juillet 2009

A l'autre bout du spectre

Une fois n'est pas coutume, je tenais à partager avec l'auguste aréopage que vous êtes un moment de solitude pour l'honnête fan de Metal que je suis. Comment, en effet, ne pas rougir lorsque l'on a le malheur d'écouter la compo ci-dessous ? Cela fait quelques années que nous chouchoutons une certaine "new wave of French Metal", mais ici il faut bien avouer que Aqme a sans doute pondu ce qui se fait de plus mauvais dans le nu-metal. En particulier, je ne pense pas avoir entendu un chant aussi nullissime, et les paroles me donnent une furieuse envie d'envoyer un kit "comment s'injecter vingt centicubes de testostérone" par Postpack au chanteur.



Tant qu'on y est, je pense tenir le favori au titre de "chanson la plus en-dessous de tout" pour cette année. On la doit à Ektomorf qui, non content de sucer Sepu jusqu'a la moëlle, nous gratifie de cet étron pseudo rap-metal qui ferait passer Limp Bizkit pour du Dream Theater.



Ca fait mal aux oreilles hein ? Enfin, je me comprends...

/V\

jeudi 9 avril 2009

Les sorties de la semaine

Difficile de se remettre de la grande claque de fin de trimestre assénée par un Mastodon magistral qui place la barre très haut... Du coup, je dois bien avouer que ces temps ci, je n'ai pas écouté grand chose d'autre, si ce n'est le reste de la discographie du groupe, qui s'avère tout aussi envoûtante et novatrice... Le groupe parfait ? On dirait bien oui... Mais il n'en reste pas moins qu'en ce début de 2e trimestre, quelques albums ont quand même pu se frayer un chemin jusqu'à mes oreilles bien occupées ces temps-ci...
  • Ektomorf : "What doesn't Kill Me"
    Ce groupe hongrois voue un culte sans nom à Soulfly, on y retrouve donc tous les ingrédients qui font la marque de fabrique du groupe de Max, accent rigolo compris (c'est d'ailleurs marrant de voir que l'accent hongrois et brésilien se ressemblent à ce point). Le problème, au-delà du manque d'originalité évident du groupe, c'est que là où Soulfly a su se sortir du marasme néo tribal dans lequel il s'embourbait en recrutant l'incroyable Marc Rizzo à la gratte, Ektomorf reste embourbé... Et visiblement, Touring met vachement de temps à arriver jusqu'en Hongrie... En attendant, réécoutez Conquer...
  • Pestilence : "Resurrection Macabre"
    Groupe cultissime de la scène thrash-death-jazz ultra technique des années 90, Pestilence avait marqué son temps en sortant l'incroayble Spheres en 1993 et redéfini le genre, rien de moins... 16 ans plus tard, le groupe ressort ce "Resurrection Macabre" qui est un album de death metal à l'anciennne de toute bonne facture, certes beaucoup moins original et novateur que son illustre prédécesseur, mais malgré tout très agréable à écouter (les solos PUTAIN !!!), bien plus que tous les deathcoreux à mèche qui ont tendance à me casser les couilles sévère...
  • Trigger The Bloodshed : "The Great Depression"
    Ah ben en parlant de coreux à mèche, Trigger The Bloodshed, malgré son nom et la coiffure d'au moins un de ses membres, ne mérite pas du tout d'être classé dans cette catégorie, mais plutôt dans celle d'un death metal tecnhique et ultra brutal, à la croisée des chemins entre Deicide et Cannibal Corpse... Et à nouveau, les solos sont d'ultra haute voltige, très plaisant à écouter quand on dépèce des cadavres dans la baignoire de sa cave...
  • Duff McKagan's Loaded : "Sick"
    Oui oui, il s'agit bien du Duff McKagan ayant fait ses armes avec les Guns, puis sorti quelques albums solo rigolos (surtout le premier), puis quelques albums beaucoup moins rigolos avec Velvet Revolver... Maintenant que Velvet Revolver est privé de Scott Weiland (oh la guigne, zut alors...), Duff a eu tout le temps de peaufiner un album de rock sympatoche, bien formaté pour les bandes FM ricaines, auxquelles nous autres européens restons en général assez hermétiques, souvent à raison... Sympa comme musique de fond quand comme moi on écoute jamais la radio parce que 90% de ce qui y passe c'est de la merde...
  • Black Sabbath : "Paranoid (Deluxe Edition)"
    Oh cruelle déception... je me faisais une joie de cette réédition du 2e album de Black Sabbath, mais la déception est à hauteur de l'attente... Alors certes, Paranoid reste un des meilleurs albums que le monde des ténèbres ait jamais sorti de ses entrailles fumantes, mais cette édition ne présente qu'un intérêt très limité, le 2e CD proposant des versions instrumentales et/ou alternatives (comprenez : des démos approximatives avec des paroles de merde), et le DVD juste un mixage de l'album en quadriphonique, ce dont personne n'a rien à battre...
  • Agoraphobic Nosebleed : "Agorapocalypse"
    Est-ce qu'on peut faire du grindcore tout en sachant composer, jouer, et en ayant quelque chose de neuf à proposer ? Agoraphobic Nosebleed répond par l'affirmative, en jouant à fond la carte du droit dans ta gueule, tout en se permettant des envolées barrées, bruitistes, mais puissantes et audibles... Une bonne surprise pour un groupe de ce genre...
  • Lacuna Coil : "Shallow Life"
    J'aime pas les gothiques, j'aime pas les groupes ouske c'est des filles qui chantent, j'aime pas les machines, et j'aime pas Lacuna Coil... Pourquoi donc est-ce que je parle de leur nouvel album alors ? Comme ça, parce que je le peux, et parce que j'ai envie de dire du mal... ou alors je dois dire du bien ? Bon ok : c'est mieux que Evanescence. Mais bon, le bruit de ma chasse d'eau évacuant un étron est mieux que Evanescence aussi...

Bon voilà, c'est pas tout ça, mais j'ai acheté Blood Mountain hier et faut encore que je trouve Remission, c'est que je suis occupé moi madame !!!