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dimanche 30 janvier 2011

News Of The World

  • Korn a commencé à écrire des nouveaux boquets qu'ils décrivent comme étant dans l'esprit de Soundgarden (sic). Je ne sais pas s'il faut en rire ou avoir peur, très peur.
  • Entombed a manipulé son line up afin de jouer des dates à deux guitares ! Ils seront le 22 mai à Eindhoven (De Effenaar) et je me laisserais bien limite tenter, d'autant que je les ai jamais vus !
  • Une reformation du line-up d'origine de Black Sabbath, avec une tournée mondjale et un album en sus, ça vous dit ? Comment ça non ?
  • Atrocity, Triptykon, le projet punk de Roger Miret et Loudblast sont les noms qui viennent s'ajouter à The Haunted sur l'affiche du Durbuy Rock Festival qui devient bien sympa du coup. Y a plus qu'à espérer que tous ces gens seront sur scène le même jour.
  • En live, Times Of Grace sera accompagné par l'autre guitariste de KsE, un mec que je connais pas à la batterie, et l'ancien chanteur de Five Pointe O à la basse. La boucle est presque bouclée, puisque je découvrais KsE sur scène (en même temps qu'Howard Jones, dont on ignorait l'existence) en 2002 avec... Five Pointe O... J'espère qu'ils feront quelques dates en salle pas trop loin, mais jusqu'ici il n'y a que le Graspop qui les ait confirmés.
  • Le site de The Link fait peau neuve, et on peut y écouter un teaser de l'album qui ne devrait plus trop tarder, et ça s'annonce plus que bien !
  • Bloodshot se cherchait un guitariste, et c'est notre Aubry national (Deviate, Length Of Time, Eagles Road, Excavated, every fucking band in the world) qui a été recruté. Du coup, ça me donne bien envie de revoir ce groupe qui TUE !
  • Kiss a annoncé qu'ils sortiraient un nouvel album en 2011. Elles sont cool les années impaires.

dimanche 9 janvier 2011

La cover de la semaine : S.O.D.

Je ne suis pas loin de penser que la compo la plus lourde et grasse du monde reste March Of The S.O.D. Peut-être même à côté de tout ce que fait Crowbar. Mais qu'est-ce qui aurait pu être ENCORE plus lourd que l'intro de cet album fabuleux qu'est Speak English Or Die ?

March Of The S.O.D. repris par Entombed, bien sûr !!!

mercredi 17 novembre 2010

Le groupe que tu connais pas de la semaine : Death Breath

J'ignore pour quelle raison obscure Death Breath ne s'était encore jamais frayé un chemin jusqu'à mes royales esgourdes. Pourtant, le groupe a un peu TOUT pour plaire. Déjà; il est formé par Nicke Anderson, qui est à l'origine de tout ce que la Suède propose de rock'n'roll depuis la fin des années 80. En gros, il a formé Nihilist, puis Entombed, où il joue de la batterie (mais il y a aussi joué de la basse et c'est lui qui chante sur Clandestine !). Il a ensuite formé les Hellacopters, joué de la guitare dans Dismember, et produit et/ou joué sur un nombre incalculable d'albums. Et parmi tous ses projets, on retrouve Death Breath, qui est juste le meilleur groupe de old school death n'roll que j'ai entendu de ma vie depuis Entombed. Alors certes, l'ombre de Left Hand Path et de Clandestine plane sur l'unique album et les 2 EP du groupe (sortis en 2006 et 2007), mais dans la mesure où c'est le type qui les a composé, c'est moins grave que chez les ricains de Black Breath qui eux, n'ont rien à voir avec Stockholm (ce qui ne les empêche pas d'être bons hein).
Là où ça devient complètement foufou, c'est que non seulement j'apprends à l'instant l'existence du groupe, quelques recherches me mènent au clip du groupe, qui est plein de...(je vous le donne en mille) ZOMBIES !!! C'est un hommage à peine déguisé à La Nuit Des Morts Vivants, qui est cool non seulement parce que les zombies, c'est cool, mais parce qu'il existe en version clip, mais aussi en version court métrage ! Je ne résiste évidemment pas au plaisir de vous mettre les deux. Cerise sur le gâteau, un petit jeu. Faites un arrêt sur images à 3'39", et trouvez moi un peu à quoi fait référence l'inscription sur la pierre tombale, et vous gagnez une photo de VinZ tout nu ! Et si c'est VinZ qui gagne euh, on trouvera bien...

mardi 21 septembre 2010

Gods Of Grind 1992

Déniché par Metalorgie, ce document rarissime montre que non seulement, en 1992, le death metal avait sa place sur M6, mais en plus, il résume parfaitement l'esprit d'un genre musical alors tout jeune, et qui a malheureursement bien changé depuis (au risque de passer pour un vieux con, mais bon, ce sera pas la première fois).

Gods of Grind 18-3-1992 - Metal Express M6 1992
envoyé par Jed_Cooper. - Regardez plus de clips, en HD !

dimanche 4 juillet 2010

News Of The World

  • All That Remains s'apprête à sortir "For We Are Many", son nouvel album. Gageons qu'il sera un peu plus intéressant que son prédécesseur dont je ne me souviens même pas...
  • Rob Zombie s'entend tellement bien avec les musiciens de sa tournée qu'il va enregistrer quelques boquets avec eux. Pour rappel, outre son guitariste John 5 et son bassiste Piggy D., c'est quand même Joey FUCKING Jordison aux fûts, et d'après Rob, c'est les morceaux les plus brutaux qu'il ait enregistré !
  • Leng Tch'e a mis un nouveau morceau, Totalitarian, sur son MySpace, sur lequel chante Barney de Napalm Death. C'est évidemment une grosse boucherie !
  • En principe, depuis avant hier, vous devriez tous avoir arrêté de travailler, surfer, manger, boire, dormir et respirer pour ne plus faire qu'écouter en boucle le nouveau Soilwork. Si ce n'est pas le cas, allez donc écouter un autre extrait de The Panic Broadcast ici et courez acheter cet album !!
  • Volbeat vient de révéler les noms des deux groupes qui ouvriront pour eux sur leur tournée 2010/2011 qui passe par une salle pourrie à Anvers et une chouette salle à Dusseldorf. Il y aura The Kandidate, l'excellent nouveau groupe de l'ancien beugleur en chef de Hatesphere, Jacob Bredahl, et surtout EEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEENTOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOMBED !!!! Du coup va falloir que j'y aille hein, obligé...
  • On écoute un nouveau boquet de nos compatriotes de Set The Tone ici !

dimanche 16 mai 2010

La playlist de la semaine : Shut Up And Drive !

J'adore écouter de la musique au volant de mon bolide (une Opel Agila 1.3 Diesel de 2005 qui passe de 0 à 100 km/h en à peine 4 minutes, ça décoiffe !!). C'est l'endroit dans lequel je préfère écouter de la musique, en particulier les chansons ci dessous, à consommer avec modération à proximité des radars toutefois...
  1. George Thorogood : "Bad To The Bone"
    C'est la chanson préférée de Christine, la voiture maudite du film de Carpenter adapté du roman de Stephen King. Un morceau qui donne donc envie de foncer dans les gens, ça ne pouvait que me plaire !

  2. Artymus Pyledriver : "High Life"
    Ce groupe de southern metal est non seulement injustement méconnu, mais ce morceau est parfait pour tracer la route, en particulier quand on a beaucoup de kilomètres à faire sous le soleil.
  3. Metallica : "Fuel"
    Comment passer à côté d'eux ? Il n'est un secret pour personne qu'Hetfield est un fan de motos, de hotrods et de vitesse, et il a donc écrit un hymne à sa passion.
  4. Motley Crue : "Kickstart My Heart"
    Quand un riff de guitare sonne comme une accélération de moto, on accélère, peu importe ce qu'on est en train de faire.
  5. Brides Of Destruction : "Shut The Fuck Up"
    Illustration parfaite du tempo et du rythme qu'il faut pour faire un morceau qui donne envie de faire le con derrière un volant. Peut aussi servir de défouloir à l'encontre des gros cons qui savent pas rouler tout autour de nous.
  6. Channel Zero : "Dashboard Devils"
    Encore une ode à la course de bagnole clandestine qui se termine mal.

  7. Ministry : "Jesus Built My Hotrod"
    A la grande époque de Headbanger's Ball et de Beavis & Butthead le dimanche soir sur MTV, c'était un des morceaux qui m'impressionnaient le plus du monde.

  8. Earth Crisis : "Hairtrigger"
    Bon, ça m'étonnerait que les terroristes écolos qui composent le groupe apprécient les voitures, d'ailleurs à tous les coups le morceau parle de légumes.

  9. Sugar Ray : "Mean Machine"
    Avant de devenir un groupe afro cubain de merde à faire passer Crazy Town pour du Meshuggah, le premier album de Sugar Ray contenait son lot de petits brûlots, dont celui-ci est mon préféré.

  10. Orange 9mm : "High Speed Changer"
    Un groupe typique du son des 90's qui a pas très bien vieilli, sauf si on a vieilli avec lui.

  11. Clutch : "A Shogun Named Marcus"Difficile de croire qu'il s'agit du même groupe que celui qui a sorti Strange Cousins From The West l'année dernière. En même temps, Clucth, ça veut dire "embrayage".

  12. White Zombie : "Super Charger Heaven"Difficile de choisir dans la discographie de White Zombie, tant la quasi totalité des morceaux pourrait convenir, Rob Zombie chantant comme un moteur qui rugit.

  13. Stuck Mojo : "Pigwalk"
    Un groupe largement sous-estimé, sans doute à cause de la présence d'un rappeur comme frontman.

  14. Soundgarden : "Rusty Cage"
    Une chanson parfaite pour enrouler sa voiture autour d'un platane.

  15. Mustasch : "I'm Alright"
    Encore la bande-son parfaite d'une virée en décapotable au bord d'un ravin.

  16. Volbeat : "Rebel Monster"
    J'aurais pu tomber dans la facilité d'un Guitar Gangsters & Cadillac Blood, mais c'est pas mon genre.

  17. Suicidal Tendencies : "Trip At The Brain"
    Même s'ils sont plus branchés skate que bagnoles, ce qui compte, c'est la vitesse, non ?

  18. Biohazard : "Wrong Side Of The Tracks"
    Chanson pour conduire d'une seule main.

  19. Entombed : "Serpent Speech"
    Si je donne des conseils de conduite sur celle-ci, je vais avoir la police de l'internets sur le dos, donc je me tais.

  20. Slayer : "Born To Be Wild"
    Difficile de passer à côté du classique des classiques de Steppenwolf. Difficile aussi de passer à côté de Slayer, donc autant combiner les deux !

samedi 20 mars 2010

Dismember

C'est bien beau de tout le temps baver d'admiration devant Entombed. Je suis moi-même très fan, mais je me dis quand même que "l'autre" groupe de death suédois mérite aussi qu'on le loue un peu dans ces pages. Au même titre qu'Entombed, le groupe définit ce qu'on appelle le death metal à la suédoise. Enfin, à la stockholmoise devais-je dire, Goteborg se distinguant aussi, un peu plus tard, avec In Flames, At The Gates et Soilwork
Difficile de dire si Dismember a juste copié le style d'Entombed. Si le premier album d'Entombed sort un an avant celui de Dismember, les deux groupes sont proches, et ont démarré quasi en même temps. Il faudrait de toute façon plutôt lorgner du côté de Nihilist pour remonter aux origines de la scène. La caractéristique la plus reconnaissable en est sans conteste le son des grattes si particulier, et identique chez les deux groupes. Daniel Ekeroth, proche de la scène et auteur du bouquin "Swedish Death Metal" (j'offre un semi remorque de spéculoos au premier qui m'en offre un exemplaire), nous explique comment obtenir ce son :
 
Si ce son est partagé par beaucoup de groupes suédois à l'époque (Edge Of Sanity, Unleashed, Nihilist, Carnage), ces deux là ont bien d'autres points commun, à tel point qu'il est difficile de les distinguer l'un de l'autre sur leurs premiers albums respectifs.
Le deuxième album de Dismember, Indecent & Obscene, reste à ce jour le plus connu, en particulier pour sa pochette gore à souhait et qui avait fait son petit effet en 1993. Moi-même, je me suis intéressé à ce groupe pour cette seule et unique raison à l'époque.Malgré tout, l'intérêt principal réside sur la plaque, l'album étant juste à tomber par terre, au même titre que le Left Hand Path d'Entombed.
De l'album sera tiré un clip, Dreaming In Red, qui fera les beaux jours de Headbanger's Ball.
 
En 1995, le groupe adoucira son death brut de décoffrage sur Massive Killing Capacity pour s'aventurer sur le même terrain que le Wolverine Blues d'Entombed, avec toutefois beaucoup moins de succès. C'est ici que les chemins des deux groupes se séparent, Entombed explorant plus encore la voie du death dopé au rock'n'roll avec un succès qui ne se démentira pas, et Dismember revenant à ses racines, avec un un bien-nommé Death Metal en 1997, et le reste de la discographie du groupe qui restera dans les abîmes de l'underground. Ce qui n'empêche pas Dismember d'être un excellent groupe que je vous recommande chaudement, surtout les vieux albums, parce que y a pas à chier, le death metal, c'était mieux avant !

MySpace

Discographie :
  • Like an Ever Flowing Stream (1991)
  • Indecent & Obscene (1993)
  • Massive Killing Capacity (1995)
  • Death Metal (1997)
  • Hate Campaign (2000)
  • Where Ironcrosses Grow (2004)
  • The God That Never Was (2006)
  • Dismember (2008) 

vendredi 5 mars 2010

Orgasme auditif : la meilleure outro du monde !

Un soir d'été 1990, assis devant la télé, je découvre sur Headbanger's Balls le nouveau clip d'un groupe suédois encore inconnu : Left hand path d'Entombed. Les images sont poisseuses et font amateurs (on est en '90 aussi), mais la claque musicale est puissante. Sans le savoir, un jalon de l'histoire du métal venait d'être planté.

Vingt ans plus tard, Alex Hellid, unique guitariste du groupe, a réussi une chose impensable, à améliorer "l'inaméliorable", à repousser encore un peu le cap de la perfection pourtant bien établi depuis 2 décennies : bonifier les 3 dernières minutes !

Sur la vidéo live ci-dessous, le début d'extase commence ainsi à 4:24. La performance est belle car Alex est seul et donc obligé d'enregistrer les quelques notes du début et les faire passer en boucle pour "simuler" la deuxième guitare. A 5:30, le solo à proprement parler débute suivi du fabuleux tapping à 5:44. Et c'est à partir de là que commence le deuxième effet Kiss Cool : ledit tapping est rallongé et suivi immédiatemment d'un envoi de choucroute-purée monumental de tous les musicos (double grosse caisse y compris). On déguste, on jouit, on se recroqueville par terre en position foetale et on attend que tous les poils hérissés de son corps redescendent...


mercredi 27 janvier 2010

Orgasme Auditif : Entombed - "Demon"

En passant en revue l'excellente discographie d'Entombed avec des potes, on était assez d'accord (oui, ça arrive que je sois d'accord avec des gens) pour dire que Wolverine Blues constituait sans doute le top de leur discographie. Et sur cet album figure l'énorme Demon, qui commence avec un riff gigantesque suivi, à 0'03'', d'un hurlement de Lars-Göran Petrov, objet de l'orgasme du jour. VinZ m'a d'ailleurs bien fait rire en s'imaginant que le chanteur s'était sans doute pris la basse sur le gros orteil en studio pour gueuler comme ça...

mercredi 30 septembre 2009

Le secret le mieux gardé de Suède enfin révélé !

Dans les années 90, le death metal suédois était le top du top du monde du death metal... Même si la Floride se défendait pas trop mal, des groupes comme Entombed, Edge Of Sanity, ou encore Dismember étaient de loin mes préférés. Ce que je préférais, c'était leur son de gratte ultra gras, et Daniel Ekeroth, auteur en 2006 d'un bouquin (que je veux pour Noël) intitulé : "Swedish Death Metal", explique de manière très simple comment obtenir ce son : une gibson, une pédale "heavy metal" (celle qui précédait la Metal Zone), et un réglage TOUT A FOND !!!


dimanche 10 mai 2009

Durbuy Rock 2009 -- "Faites du bruit Durbuy"

Ca faisait un moment que je m'étais quasiment juré de ne plus mettre les pieds dans un festival, mais que voulez-vous, il n'y a que les fans de Slayer qui ne changent pas d'avis... C'est donc avec grand plaisir que j'ai laissé le Phil m'emmener à Bomal pour cette treizième édition du Durbuy Rock. Le crochet par Bastogne pour la séance mitraillette nous a malheureusement privés des premiers groupes de la journée, ainsi que, accessoirement, l'envie de faire du stage-diving avant la tombée de la nuit.

Nous sommes donc arrivés au moment où les Américains de Horse The Band concluaient leur set, signant une performance leur attribuant la palme des "zarbis du jour" : des guitares vaguement death et un chant scream/growl accompagnés par un synthé genre Bontempi et un... triangle. Je n'invente rien, le type au triangle était super motivé et convaincu que son instrument faisait toute la différence. Je n'ai pas distingué de cable reliant ce bout de métal à une disto, peut-être n'y ont-ils pas encore pensé.

Un de nos objectifs pour ce jour était de se remplir les cages à miel des bons décibels pondus par Hacride, et les Français ne nous ont pas déçus. Tout d'abord ils jouaient sur la scène extérieure (remarque importante pour la suite), mais en plus ils ont osé jouer deux des plus longs morceaux de Lazarus, pour notre plus grand plaisir. La mauvaise nouvelle, c'est que l'horaire (à savoir quarante minutes à partir de 15h) était absolument indigne d'un groupe de cette trempe. Résultat, un public plus que clairsemé et mollasson comme un gros pourceau qui vient de s'enfiler, euh... au hasard, une mitraillette. Malgré cette désillusion, le groupe a fourni une solide prestation et le chanteur Sam n'a pas perdu son sourire et sa décontraction. Nous nous sommes empressés d'aller le féliciter juste après, et il nous a fait part d'une "possible date au Luxembourg à la rentrée". Je signe à deux mains, no soucy !!!

On repasse devant la scene intérieure pour y découvrir un groupe dont la description m'avait alléché : Amen Ra, "groupe belge culte du post-hardcore down-tempo". Tout un programme non ? En fait, le programme a fait flop au bout d'un morceau et demi, vu que la musique, bien que lourdissime à souhait, ne proposait que des accords plaqués paresseusement sur un faux rythme doom/sludge, et n'offrait donc que trop peu de variation. Mais il nous a tout de même été donné d'assister à une grande première (?) dans ce genre d'évènement : le chanteur a chanté L'INTEGRALITE du set dos au public. Combiné au fait que son "chant" était plutot une succession de cris stridents désarticulés, que même à côté Brutal Truth parait propre sur soi, vous imaginez aisément que cette "expérience" fut plutot déplaisante.

Re-scène extérieure, et commence notre long pélerinage dans la jungle du hardcore pur et dur, avec cinq gosses rassemblés dans une formation nommée Trapped Under Ice. C'est vilain, minimaliste, pas communicatif, et en plus à force de se démener et de gueuler à pleins poumons, le chanteur passe le dernier quart de chaque chanson à reprendre son souffle en zappant un mot sur deux. Bref, il y a encore du chemin à faire, et c'est pas ce genre de prestation qui va me réconcilier avec le hardcore, rumine-je dans ma barbe.

Phil et moi choisissons le moment pour nous dégourdir les jambes et méditer devant l'Ourthe sereine, ce qui nous fait manquer une grande partie de Sidilarsen, une formation electro-metal de Toulouse. Je regrette un peu ce timing, car ce que j'ai pu en entendre se laissait écouter avec un certain plaisir, malgré le côté un peu démodé de cette frange du metal. C'était assez proche de Mass Hysteria, avec des moments sympathiques et propices à déclencher le "vautchon" (comme on dit dans la région), genre une reprise du Breathe de Prodigy, etc. Sans doute la petite surprise de la journée, en ce qui me concerne... à creuser.

Sur la scène extérieure, une autre formation hardcore (Stick To Your Guns) n'a pas tardé à aligner les sempiternels accords à la mords-moi-l'noeud qu'on avait du subir une petite heure plus tôt. Circulez, y a rien à voir : on décide de splitter pour un casse-dalle en dehors de l'enceinte du festival.

Un crapuleux burger plus tard, nous prenons nos positions dans la salle pour savourer notre dessert, à savoir la venue des Marseillais de Dagoba. Franky fait son sound-check lui-même, et en rajoute des tonnes, mais on s'aperçoit déjà que l'acoustique de la salle ne va pas servir le style d'un groupe comme Dagoba. Et dès les premières notes du set, c'est la grosse bouse acoustique : bien que très impressionnant à contempler, Franky et sa double caisse bouffent complètement le reste. Regards interrogés vers le type en charge à la table de mixage, mais pas de réaction... J'en parle à la personne à côté de moi pour être sûr que ce n'est pas moi qui deviens sourd, mais non, pas de doute. Une fameuse déconvenue pour un groupe qui doit encore prouver, en ce qui me concerne, que Face The Colossus mérite mieux sur scène que sur platine... La bouillie n'empêchera pas les (nombreux) inconditionnels de s'en donner à coeur joie, et nous assisterons même au seul wall of death de la journée pendant ce set.

Le groupe suivant ne nous consolera pas vraiment, puisqu'il se produit sur la scène extérieure, et l'agenda est tel que après Hacride, seuls des formations hardcore y sévissent. C'est donc au tour de Born From Pain, et allons-y pour une petite heure de musique qui se veut rebelle mais qui reste une des plus formatées, tous genres compris. L'ennui s'installe et les gosiers engloutissent mousse sur mousse.

La nuit tombe et la première (?) grosse pointure arrive sur le podium intérieur : The Milka Boys Samael. Phil et moi avions déjà eu l'occasion d'échanger nos points de vue (convergents) à propos du dernier album, dans lequel le quatuor n'a heureusement pas trop pioché pendant le set. Mais fourtt de nondikass, c'est pas pour autant que celui-ci était emballant. La faute derechef à ce putain de son pourri dans cette putain de salle de putain d'omnisports. On s'est rendu compte que se placer complètement décalés vis-à-vis de la scène améliorait légèrement l'acoustique, ce qui est un comble. Mais bon, je retiens surtout la première place de poseur attribuée sans hésitation au chanteur Vorph, dont le talent de communication reste en mode rase-mottes malgré ses vingt-plus années d'expérience (la majorité de ses interventions consistant à exhorter le public à scander HEY-HEY-HEY à l'unisson)... Bref, on commençait à devenir de mauvaise humeur, et nous n'avons pu tromper l'ennui que grâce à l'arrivée de LG Petrov et Alex Hellid sur le stand de Entombed. Il était révélateur de constater que les grands maitres du Death Metal suédois animaient eux-mêmes leur merchandising. Ma gorge se serra un instant.

De guerre lasse, nous nous sommes dirigés pour la dernière fois vers le podium extérieur pour y subir les assauts de la grrrrrande tête d'affiche hardcore, à savoir les losangeliens de Terror. Après avoir vu les artworks sur les T-shirts en vente, que je considère comme les plus moches depuis la pochette d'un certain Poison, j'avais un a-priori ultra négatif. Et là, je dois avouer... ce fut la deuxième surprise de la soirée. Musicalement, on ne pouvait pas attendre grand chose de cette formation, mais au niveau de la présence sur scène... c'était du jamais vu. En particulier le bassiste, le plus remuant de la création depuis Frank Bello, et surtout le chanteur, qui doit dépenser facile 200.0000 calories en l'espace d'un concert. Hallucinant. Le plus beau, c'était l'appel non dissimulé à mettre le boxon : "We're not fucking rock stars. This stage is your stage. I want to see some serious stage-diving. You, you, you, you and you : you are going to stage-dive on the next song." Et il allait jusqu'à laisser son micro pour laisser un fan le remplacer le temps d'un couplet. Inutile de dire que les circle-pits se sont enchainés... Un bon petit moment de divertissement, qui m'a redonné envie d'écouter Deviate et Downset. Pas Hatebreed hein, faut pas exagérer.

Minuit approchait et les messies du mal allaient enfin arriver... Entombed, un des groupes que je me suis juré de voir sur scène avant ma/leur disparition. Oui, c'était la première fois pour moi... donc, comme le puceau que je suis, et voulant éviter la déconvenue des groupes les ayant précédés sur la scène intérieure, je me suis dit que le moins risqué (acoustiquement) serait de se positionner contre ladite scène. Eh ben c'était la meilleure idée de la journée. Le son était tout de suite mille fois meilleur, pas cristallin mais c'est chose impossible dans ce genre de manifestation. Nous étions quasiment à portée de main de Alex Hellid, qui oeuvre désormais seul à la gratte -- un putain de sacerdoce, si vous voulez mon avis. Mais il a tenu bon, en donnant un sens à l'expression "jouer les yeux fermés", aidé par de solides Nico Elgstrand (basse) et Olle Dahlstedt (percu). Le chant de LG était difficilement audible, mais c'était un semi-problème vu que le chanteur était très visiblement plein comme une barrique, au point que c'en devenait pathétique par moments. Il range sa clope dans sa poche, s'emmêle les pinceaux dans les cables des grattes, chancelle et vacille... un vrai branquignol. Quant au set, il nous a faits voyager du début à la fin de la carrière du groupe, avec des titres comme Sinners Bleed, Night Of The Vampire, Damn Deal Done, ainsi qu'un To Ride, Shoot Straight And Speak The Truth sorti tout droit de mes phantasmes... Un minimum de présence scénique, mais un maximum d'impact. Lorsque LG quitte la scène avant le rappel, j'ai un pincement au coeur : aucun morceau de Wolverine Blues, un des albums que je porte au pinacle depuis 1993. Le quatuor se représente sur scène pour le rappel convenu et joue cinq autres morceaux que je vous donne en mille : Morning Star / Demon / Wolverine Blues / Out Of Hand / [connais pas]. Autant dire que j'ai fini ce Durbuy Rock en mode "sévèrement burné"... signe du destin, j'ai pratiquement découvert sous ma semelle un médiator d'Alex... y a des soirs comme ça...

Dans la purée de pois qui nous a accompagnés sur le retour, le larsen résonnait dans mes oreilles et semblait me projeter continuellement aux premières secondes de Eyemaster : "I Am The Way"...

/V\

vendredi 6 février 2009

La playlist qui fout les jetons

Depuis que Dave et Constance m'ont offert ce chouette bouquin un peu art-essai sur les mixtapes, qui m'a rappelé comment on assemblait frénétiquement des compils il y a plein d'années (voir la communauté Art Of The Mix pour cultiver votre nostalgie), j'ai tendance à penser de plus en plus en termes de playlists à thème.

Alors voilà, je vous livre la première, le thème étant de vous coller le trouillomètre à zéro. Il eut été facile de se limiter aux genres tarte-à-la-crème (black/goth/doom) pour cette compil, mais on peut arriver à un bon résultat avec une discographie plus ou moins classique. Pour les puristes, on pourrait considérer une playlist étendue avec Sunn O)), Isis, The Ocean, Minsk et autres joyeusetés expérimentales et/ou underground, mais le but est que tout le monde puisse se faire une idée aisément. Dernière remarque : non, toutes les plages ci-dessous ne sont pas Metal, mais that's not the point, alors inutile de pousser vos gueulantes à ce sujet.

A déguster de préférence seul, après minuit, le chauffage éteint, par temps de grand vent, en lisant un bon Lovecraft.
  1. Disturbance In The Great Slumber (Morbid Angel)
  2. Black Sabbath (Black Sabbath)
  3. Idioteque (Radiohead)
  4. Count To Six And Die (Marilyn Manson)
  5. DCLXVI (Entombed)
  6. Homecoming (Mary Beats Jane)
  7. Futureproof (Massive Attack)
  8. Glass Walls Of Limbo (Type O Negative)
  9. 4th Of July (Soundgarden)
  10. Wandering Star (Portishead)
  11. To Touch The Hand Of God (Crowbar)
  12. All Alone (Mad Season)