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lundi 28 février 2011

Les sorties de la semaine

  • Emmure : "Speaker Of The Dead"
    J'ai lu un article qui comparait Emmure à Limp Bizkit. Et au fond, c'est vrai qu'il y a un peu de ça. Du temps du Nu Metal, Limp Bizkit apparaissait comme l'opportuniste de la bande, celui qui n'avait peut être pas grand chose à apporter au genre, mais qui avait bien compris son fonctionnement et a délivré, le temps des 3 premiers albums en tout cas, son quota de petits plaisirs coupables. C'est exactement la même chose avec Emmure. Avec ce mélange de deathcore, de hardcore tough guy et de nu metal, le groupe fait tout ce qu'il faut faire pour être le moins crédible possible, mais n'empêche, qu'est-ce que c'est bon !! Rien à faire, j'ai beau me dire que c'est mal de faire ça, je ne peux pas m'empêcher de m'éclater à chaque fois que je l'écoute, et d'augmenter le volume !!!!
  • Sparzanza : "Folie à Cinq"J'avoue ne m'être intéressé à ce groupe que parce que leur ancien guitariste officie aujourd'hui dans Mustasch, et que le chanteur de Mustasch, ainsi que Peter Dolving, apparaissent en guest sur leur album précédent. Seulement voilà, on a beau avoir des références en béton, sur la plaque, il ne se passe pas grand chose. C'est un rock/metal/alternatif mou du genou dans lequel il ne se passe pas grand chose, ce n'est pas foncièrement mauvais, mais on passe son temps à se demander quand ça va commencer. Si vous fouinez un peu, vous vous rendrez compte que ma chronique de leur album précédent était strictement identique à celle-ci. Comme Sparzanza, moi aussi j'ai copié collé.
  • The Project Hate MCMXCIX : "Bleeding The Apocalypse"
    Du death gothique avec une alternance de chant de madame façon Nightwish et de borborygmes death. C'est pas mal fichu dans le genre, mais les morceaux sont suuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuper longs. Alors une fois un morceau de 13 minutes ça va, mais 4 sur un album qui compte 6 boquets, ça devient vite indigeste.
  • Earth : "Angels Of Darkness, Demons Of Light 1"
    Un groupe à part que ce Earth. On pourrait définir le genre comme du doom acoustique, ou du folk funéraire, avec une touche de surf, de country, d'americana, mais le tout joué à un tempo de 2 bpm. C'est vachement bien fait en plus, ça a un côté Ennio Morricone de l'enfer, et en plus y parait que c'est le leader du groupe qui avait prêté à Kurt Cobain le fusil qui lui a servi à repeindre sa chambre (véridique !). Et rien que pour ça ça vaut la peine de l'écouter cet album !
  • Opensight : "The Voice Of Nothing"
    Opensight, c'est en quelque sorte une version plus rock alternatif d'Opeth. Les structures alambiquées, virtuoses et très mélodiques sont proches, mais la durée des morceaux et le chant plus mélodique tient plus du rock alternatif. Ce n'est pas désagréable, c'est juste dommage que le chant soit souvent un peu approximatif, et la production pas très nette. C'est une bonne démo quoi.
  • Thomas Giles : "Pulse"
    Il est fort, Thomas Giles. Je me réjouissais d'entendre son album solo, parce que ce que je préfère dans Between The Buried And Me (dont il est le frontman, bande d'inculques), c'est les passages calmes et mélodiques, et je me doutais que son effort solo serait dans cette veine. Mais il va plus loin, n'hésitant pas à intégrer pas mal de machines et de sons électroniques à sa musique, ce qui pourrait paraître rébarbatif de prim'abord, mais qui en réalité fonctionne super bien. On pourrait juste reprocher l'aspect nombriliste de l'album, qui le rend parfois un peu opaque, voire indigeste sur la longueur.

lundi 23 novembre 2009

Les sorties de la semaine

A croire que mon appel de la semaine dernière a été entendu, cette semaine, je n'ai pas eu grand chose à écouter de neuf, sauf ceci :
  • Diablo Boulevard : "The Greater God"
    Les anversois de Diablo Boulevard proposent un album de rock/metal gothique couillu, très largement influencé par Danzig, ou The Cult. C'est bien produit, bien composé, et ça se laisse écouter avec plaisir. Le groupe évite soigneusement les clichés inhérents au genre, se situe plus dans une vague darkwave (en version "avec couilles") que ne renierait pas Nick Cave, et nous épargne les nappes de clavier à la con et les chanteuses d'opérette à la Within Temptation. Le mélange est donc relativement inédit, même si l'influence de Danzig est prédominante. 
  • Flaw : "Homegrown Studio Sessions"
    Le premier album de Flaw est à tomber par terre. Le chanteur a une voix exceptionnelle, et des morceaux comme "Only The Strong Survive" sont parmi mes préférés du monde. Reformés récemment, le groupe revient avec un album ou on sent qu'ils ont voulu s'éloigner de leurs racines Nu Metal pour proposer quelque chose de plus neuf. C'est très mélodique, le travail sur les lignes de chant et les structures est impressionnant, mais il manque un je-ne-sais-quoi pour que la sauce prenne vraiment. On dit que les femmes enceintes ne peuvent pas réussir de mayonnaise, et c'est un peu l'impression que j'ai en écoutant cet album. A leur décharge, ils ont tout enregistré et produit tout seuls, c'est peut être ce côté "démo" qui empêche l'album de véritablement prendre son envol.
  • Sparzanza : "In Voodoo Veritas"
    J'avoue ne m'être intéressé à ce groupe que parce que leur ancien guitariste officie aujourd'hui dans Mustasch, et que le chanteur de Mustasch, ainsi que Peter Dolving, apparaissent en guest sur leur album précédent. Seulement voilà, on a beau avoir des références en béton, sur la plaque, il ne se passe pas grand chose. C'est un rock/metal/alternatif mou du genou dans lequel il ne se passe pas grand chose, ce n'est pas foncièrement mauvais, mais on passe son temps à se demander quand ça va commencer. 
  • Them Crooked Vultures : "Them Crooked Vultures"
    Quand t'es invité à bouffer chez quelqu'un, et que quand tu t'assois il te dit qu'il va te servir le meilleur repas que t'aies jamais mangé de ta vie, y a intérêt à assurer derrière. Du coup, si il te sert un spaghetti bolognèse, que ses pâtes (même pas des DeCecco) sont un peu trop cuites et que sa sauce est acide, c'est lourd. S'il l'avait jouée plus humble, t'aurais quand même pu passer une bonne soirée, finir ton assiette, voire même en reprendre un peu. Au lieu de ça, t'as mal au bide et t'es de mauvais poil. C'est un peu ce qui se passe avec Them Crooked Vultures. Sur le papier, c'est le supergroupe qui devait en finir avec tous les supergroupes. Son line up impressionnant (Josh Homme de QOTSA, Dave Grohl des Foo Fighters et John Paul Jones de Led Zep), ses apparitions surprise dans les festivals cet été, les déclarations fracassantes de l'intelligentsia du rock n'roll, tout préfigurait d'une révolution musicale dans nos platines. Au final, on a un album de rock souvent moyen, parfois franchement mauvais, de temps en temps brillant ("Scumbag Blues"), mais en tout cas jamais révolutionnaire.