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lundi 15 novembre 2010

Les sorties de la semaine

  • Adler's Appetite : "Adler's Appetite"
    Tous les mecs qui ont joué sur Appetite For Destruction
     et qui ont depuis quitté les Guns y sont allés de leur effort solo. Aucun n'est évidemment parvenu à atteindre le sommet de ce chef d'oeuvre, mais les premiers efforts d'Izzy, de Duff, puis de Slash, sont pour le moins sympatoches. Il aura fallu attendre vachement longtemps pour que le batteur mythique du groupe s'y mette, et il aurait mieux fait de s'abstenir. Certes, il joue comme à l'époque, avec plein de cowbell et tout ça, mais les tâcherons qui l'accompagnent, le chanteur en tête, sont juste à chier.
  • Malevolent Creation : "Invidious Dominion"
    Décidément, les groupes de death des débuts du genre sont prolifiques cette année. Et à l'instar d'Immolation, Grave ou encore Master, Malevolent Creation nous prouve une fois encore, si besoin était, que les vieux en ont encore sous le capot, et qu'ils enterrent les jeunots en deux coups de cuiller à pot. Une leçon magistrale de death à l'ancienne, du grand art.
  • Terror : "Keepers Of The Faith"
    Depuis que Hatebreed a viré metal et que Jamey Jasta s'est mis à chanter en clair, il ne reste plus que Terror pour ramasser tes dents dans le pit. Pas de surprise, les chansons sont courtes (15 en moins de 40 minutes), efficaces, rapides et déchirent tout ! Entre eux et le nouveau Madball qui arrive, je pense que le hardcore pur et dur a encore de beaux jours devant lui.
  • Madball : "Empire"
    Quand on parle du loup... Dans le même ordre d'idée, mais en encore plus crédible, Madball s'éloigne un peu de temps à autres du hardcore pur et dur pour s'encanailler avec des plans thrash qui ne sont pas sans rappeler Slayer par moments. Je dois bien reconnaître que je connais assez mal la discographie du groupe, mais là pour le coup, cet album est une tuerie !
  • Cephalic Carnage : "Misled By Certainty"
    Le death ultra technique, voire expérimental, de Cephalic Carnage m'a toujours un peu laissé de marbre. C'est que j'aime bien comprendre ce que j'écoute, savoir où une chanson commence, et où elle se termine. Du coup, même si je suis le premier à reconnaître le talent des bohnommes, cet album me donne très vite mal à la tête à force de tout le temps partir dans tous les sens. Mais je suis sûr que les fans apprécieront.
  • Murderdolls : "Women And Children Last"
    Avec un titre digne d'une blague d'école primaire, diffcile d'attendre quelque chose de bien de ces ersatz de Rob Zombie, menés par un Joey Jordison qui ferait mieux de rester derrière ses fûts et un Wednesday 13 (au chant) qui devrait arrêter de tout pomper à Rob Zombie, Alice Cooper et Marilyn Manson et s'acheter une personnalité, pour voir.
  • Marty Friedman : "Bad DNA"
    Le guitariste légendaire de Megadeth s'est depuis fourvoyé dans la culture japonaise, et a plus ou moins disparu des sphères métalliques. C'est du moins ce que je croyais, mais cet album solo, même s'il reste un album chiant de guitar hero qui fait des gammes (avec des arrangements pourris, certes), il n'en reste pas moins éblouissant de technique, et est clairement un album métal... Va savoir, peut être qu'après Ellefson, lui aussi prépare un retour aux côtés de Dave...

samedi 21 février 2009

The Black Dahlia Murder + Cephalic Carnage + Psycroptic + Sylosis - Biebob - 20 février 2009

Inutile de s'éterniser longuement sur le plaisir de finir une semaine et d'en entamer une de congé (saleté de prof!) avec un telle séance de plafonnage de tympan... On sait tout ça, alors autant faire comme ces gourous du metal de mort adorent : bourrer dedans, tout de suite et à fond...
Surprise d'entrée de jeu : ce sacré Biebob est quasi plein dès l'entame des hostilités. La sono ne fait pas semblant et le gars à la console a l'air de connaitre son boulot, nous évitant la quelque peu désagréable impression d'écouter une tondeuse à gazon mal réglée pendant 4 heures.
Sylosis donc. Découverts sur le tard par votre serviteur (qui s'en mord les doigts), les Anglais font péter leur trashcore enjolivé d'ambiances synthétisées sans aucun complexe. Ça manque de présence mais c'est net, carré et strictement exécuté. Chapeau bas.
La suite est un saut dans l'inconnu : peu nombreux sont les metalheads initiés à l'existence même de Psycroptic. Il faut dire qu'avec un nom de sirop pour la toux il ne doit certainement pas être aisé de faire sa promotion, surtout lorsqu'on déboule de Tasmanie... Peu importe, les gars n'en ont cure et assurent leur set avec une efficacité diabolique (diable --> Tasmanie... ok, je sors...) et une cruauté death qui n'a rien à envier aux plus grands. Belle surprise et sacrée baffe.
Les deux derniers à pulvériser Vosselaar sont largement attendus au tournant. Cephalic Carnage n'est rien de moins qu'une icône de la frange la plus délirante de la scène deathcore et l'un des porte-drapeaux les plus représentatifs de l'écurie Relapse. Les bougres vont s'avérer pour le moins fidèles à leur réputation : déjantés sur album, déchainés sur scène... Ce morceau est l'histoire d'un gars qui se fait enculer par un zombie dans les chiottes d'un avion, nous déclare le bassiste (à 6 cordes), et ne vous inquiétez pas, vous allez bientôt pouvoir rentrer vous branler à la maison... Délicieux...
Mais pas autant que le Dahlia Noir qui mettra une fois pour toutes tout le monde d'accord : on passe une putain de soirée à faire jouir les actionnaires des fabricants d'appareils auditifs... L'assaut est direct et foudroyant, ponctué du bruit des mâchoires écrasées au sol. Beaucoup de groupes jouent, ces gars-là pas. Ils laissent ça aux gosses, ils ont passé l'âge. C'est du dans ta gueule, et si t'aimes pas, profites-en pour te barrer tant que ton cerveau est encore capable de diriger tes jambes. On a envie de fermer les yeux et de se laisser porter par la vague de feu. Un blast atomique devant lequel on ouvrirait les bras, espérant être déchiqueté au ralenti, voir ses membres s'envoler, ses cellules s'éparpiller...
Ouais, belle soirée finalement... :-)