- Macabre : "Grim Scary Tales"
S'il y a bien un truc qu'on ne peut pas retirer à Macabre, c'est son originalité. Aucun groupe n'ose autant que Macabre mixer thrash et death à un côté foufou qui mélange allègrement polka, valse, opéra, grand guignol, musiques folkloriques et expérimentations diverses, le tout avec un humour et un second degré en total décalage avec les vampires, serial killers, démons et autres loups garous qui peuplent les chansons du groupe. Un bel OVNI, auquel on adhère totalement, ou pas du tout. Moi je suis tombé dans la marmite il y a longtemps, et je continue donc de m'y vautrer avec délectation. - Motörhead : "The World Is Yours"
Lemmy is rock n'roll. Motörhead is rock n'roll !!! J'ai regardé le film consacré au frontman il n'y a pas longtemps et putain, Lemmy IS FUCKING ROCK N'ROLL !!! On pense souvent que Motörhead, c'est un peu todi pareil, un peu à la façon d'AC/DC, et c'est vrai que les classiques du groupe se ressemblent un peu tous. Mais quand on creuse un peu et qu'on décortique les albums, il y a toujours assez de variété et choses différentes pour ne pas lasser. Bon, ça reste du rock n'roll hein, c'est pas demain la veille qu'ils vont virer prog, mais c'est du bon rock n'roll, le meilleur qui soit même !! The World Is Yours ne déroge pas à la règle, est un album de rock n'roll pur jus, et qu'est-ce que c'est bon ! - Abigail Washburn : "City Of Refuge"
Pratiquant un folk éthéré jalonné par des influences traditionnelles américaines, l'album d'Abigail Washburn est très calme, joli et paisible. Les harmonies vocales sont magnifiques et rappellent Simon & Garfunkel, et les touches country old school rappellent la bande originale de O'Brother. Ce n'est certes pas un album qui s'adresse aux bouffeurs de barbaque, mais c'est un interlude plaisant entre le dernier Sinister et le nouveau Legion Of The Damned. - Glassjaw : "Our Color Green"
Quand Glassjaw a débarqué avec son métal criard et chaotique au début des années 2000, ça m'en a touché une sans faire bouger l'autre. Leur retour, 10 après, me fait le même effet, on dirait une version épiletpique des Deftones. - The Grand Astoria : "Omnipresence"
Trois albums en trois ans, s'il y a un truc qu'on ne peut pas retirer aux russes de The Grand Astoria, c'est leur productivité. Et au programme, toujours un stoner massif jalonné d'influences psychédéliques planantes. Il y a du potentiel, mais ils feraient vraiment mieux de peaufiner leurs compos et d'arrêter de sortir des disques tout le temps, parce que rien ne sort vraiment du lot. Or, je suis certain que s'ils s'appliquaient un peu plus ils pourraient faire de grandes choses. - Lazarus A.D. : "Black River Flows"
Lazarus A.D. a un peu le cul coincé entre deux chaises. D'un côté, ils pratiquent un thrash technique, brutal et droit dans ta gueule directement hérité de celui d'Exodus, et de l'autre, le propos est lissé par des mid tempos et des refrains en chant clair qui veulent marquer une certaine modernité, un peu à la Shadows Fall. Le problème, c'est que Shadows Fall, c'est chiant. Et Lazarus A.D. un peu aussi en fait...
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lundi 10 janvier 2011
2011 First Shots
Assez logiquement, après avoir dégaîné les dernières cartouches de 2010, je m'attarde un peu sur ce que 2011 nous a déjà offert de bien (ou pas).
lundi 18 octobre 2010
Les sorties de la semaine
- The Grand Astoria : "II"
Après avoir offert gratuitement leur premier album, The Grand Astoria revient pour vendre le deuxième. Alors certes, leur stoner psychédélique aux nouvelles influences Mastodoniennes et aux morceaux qui tirent en longueur n'est pas déplaisante, mais c'était mieux quand c'était gratuit. - Texas Hippie Coalition : "Rollin'"
Avec un nom pareil, difficile de cacher ses origines et son origine. On nage en plein southern metal pour rednecks qui se nourissent exclusivement de barbecues arrosés de Jack Daniels. Un peu comme Hellyeah, mais en plus crédible. L'ombre de Pantera plane bien évidemment sur le groupe, qui est d'ailleurs signé sur le label de Vinnie Paul. - 36 Crazyfists : "Collisions & Castaways"
La marque de fabrique de 36 Crazyfists, du moins pour ce que j'en connais, a toujours été son chanteur à la voix tremblotante un peu bizarre, mais reconnaissable entre mille, et qui a été copiée un milliard de fois par tous les groupes screamo de la terre. Sur cet album, cette voix n'est plus aussi caractéristique, même si je pense qu'on a affaire au même chanteur. Le métal pratiqué est brutal, bruitiste, mais assez original pour échapper aux habituelles étiquettes en -core. - Iron Thrones : "The Wretched Sun"
Iron Thrones avait aussi distribué son premier album gratuitement pour se faire connaître. Et leur death technique et intelligent avait d'ailleurs marqué pas mal de monde. Après avoir remporté un concours qui leur a permis de décrocher un deal avec une maison de disques, ils reviennent avec un album très abouti, un peu court, mais qui foisonne de bonnes idées et d'un talent certain pour des compos longues, progressives, mais qui laissent toujours assez de place à l'efficacité. Iron Thrones parvient en tout cas à faire ce que The Ocean et Devil Sold His Soul ont échoué à faire cette année : rester intéressants et ne pas se bouffer la queue. - Apocalyptica : "7th Symphony"
Je n'ai jamais été fan des violoncellistes métalleux qui, une fois passé l'effet de surprise du à l'originalité de la chose, me laissent totalement indifférents dans leur approche de la musique. Et ce n'est pas avec cet album que ça va changer, sur lequel chante l'horrible chanteur de Bush, de surcroît. Alors certes, il ne chante que sur un single qui n'a rien à voir avec le reste de l'album, mais faut bien un single histoire de vendre. - Blood Revolt : "Indoctrine"
J'ai lu une interview de ce groupe où ils expliquaient le plus sérieusement du monde qu'ils voulaient faire avec Indoctrine l'album le plus métal de l'histoire de l'humanité. Et ils ont mis le paquet pour y arriver hein les garçons. Ouh qu'ils sont vilains avec leurs son tout pourri et leurs blast beats gratuits. Le tout produit à travers le prisme d'une pédale Valnot, bien évidemment. Sauf le chant, totalement décalé du reste, puisqu'il oscille entre borborygmes black metal et chant heavy metal qui tombe comme un cheveu dans la soupe à peu près tout le temps. Bref, cet album est peut être très métal, ça ne l'empêche aucunement d'être juste atroce. Mais bon, j'ai bien rigolé quand même.
jeudi 6 mai 2010
Gratos : The Grand Astoria : "The Grand Astoria" (2009)
La Russie n'est déjà pas super connue pour ses groupes de rock, que dire alors de sa scène stoner ? Ben pas grand chose à vrai dire, puisque jusqu'à ce que je découvre The Grand Astoria, force m'est de reconnaître que je ne m'y était pas vraiment intéressé. Donc si ça se trouve, St Petersbourg regorge de groupes qui, à l'instar de The Grand Astoria, mêlent habilement classic rock, blues, influences psychédéliques et stoner de haute volée, mais je doute qu'ils le fassent aussi bien qu'eux, ou alors je déménage demain. Leur premier album, sorti en 2009, ne comporte que 6 titres, mais dure quand même presque 45 minutes. Le maillon faible du groupe, comme souvent, c'est le chant. Pas mauvais, et pas un beugleur insupportable, mais nettement un cran en dessous de la qualité des compos. Heureusement, les parties instrumentales sont longues et nombreuses...
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