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jeudi 4 mars 2010

Muse déchire

Récemment, j'ai découvert le channel officiel de Muse et je suis resté sur le cul en voyant la mise en scène de leurs concerts. Prenez le concert de Wembley en 2007 qui a fait l'objet d'un album live intitulé HAARP, et qui a attiré la bagatelle de 90,000 fans en deux dates. Non seulement les interprétations déchirent la race de leur mère, mais en plus c'est filmé avec un professionalisme qui me laisse pantois. Et cerise sur le gateau, certains morceaux sont légèrement agrémentés de passages inhabituels, à l'instar de New Born (sautez à 6:13 pour un quasi orgasme auditif) :



[Ceci est la version du Pinkpop, pour une version de qualité supérieure, allez voir ici.]

Terrible ce qu'un trio peut en imposer, non ? Allez dire ça à Slip-quenotte...

/V\

dimanche 13 décembre 2009

News Of The World

  • Après Pearl Jam et Muse, c'est Rammstein qui est confirmé à Werchter. J'en connais qui vont mouiller leur culotte, mais ce sera définitivement sans moi.
  • Lenny Kravitz a démenti les rumeurs dont je n'étais pas au courant et a déclaré qu'il ne serait pas le nouveau chanteur d'Aerosmith. Je ne sais pas quoi penser de ça. Je crois que je m'en fous en fait.
  • En parlant d'Aerosmith, vous avez vu cette vidéo où Fred Durst massacre Sweet Emotion ? Non ? Bon ben désolé, je vais vous pourrir la journée alors :

    C'est horrible hein oui ? Je crois que je préfère encore Ektomorf.
  • L'EP gratuit de la semaine vous est offert par les français (et hop, éjac automatique de VinZ et Ercan) de Mindslaved. Ils pratiquent du "metalcore progressif" (hahaha VinZ, comment tu t'es fait avoir !), mais j'ai pas encore écouté. C'est dispo ici.
  • Metallica revient en Europe et amène le Sonisphere avec lui. La vraie nouveauté, c'est que Metallica ne joue pas sur toutes les dates du festival (sur presqu'aucune en fait), puisqu'en Angleterre par exemple, c'est Maiden qui assure la tête d'affiche, accompagné pour ce faire (assieds-toi Phil) d'Anthrax, Slayer, Motley Crue et Rammstein. Allez Phil, c'est pas si loin que ça l'Angleterre.
  • Suicidal Tendencies s'apprête à sortir un DVD live, le tout premier de leur looooongue carrière.
  • Maynard James Keenan, chanteur légendaire de Tool, fait aussi du vin. Sa cuvée s'appelle Judith, comme la chanson de A Perfect Circle, mais surtout comme sa môman (c'est-y pas mignon). Il sort aussi un documentaire sur comment qu'on fait du vin quand on est un gros ricain qui connaît rien à rien, et la bande annonce est bien rigolote, ça donnerait presqu'envie de voir le documentaire, mais pas de goûter le vin, chuis pas fou quand même !!

samedi 12 décembre 2009

SVT'09 : Hors concours

D'une certaine manière, je trouve que les albums ci-dessous faisaient un peu tache dans le (seul vrai) top 2009. En fait, contrairement à noss' Butt, je me suis surtout attardé sur le paysage metal dans le cadre de cet exercice, et vous conviendrez que ces groupes ne jouent pas vraiment dans la même cour qu'Obituary (à l'exception de Townsend, mais celui-ci est par définition une exception à lui tout seul). Ce qui ne veut pas dire que je ne les ai pas appréciés, car ils auraient alors été passés carrément sous silence paske j'ai pas que ça à foutre.
  • Devin Townsend Ki – Hevy Devy dans un effort expérimental minimaliste et ambient qui n'est pas sans rappeler Radiohead. Certaines compos comme Disruptr semblent se baser sur un riff metal traditionnel mais joué sans disto. Bref, y avait que Townsend pour penser à oser un truc pareil. La bonne nouvelle, c'est que ça fonctionne rudement bien, et on se surprend à l'écouter en boucle.
  • Muse The Resistance Muse trouve une accalmie avec ce cinquième opus, mais sans pour autant sacrifier en qualité. The Resistance en fait voir de toutes les couleurs, en empruntant la douceur minimaliste d’un Depeche Mode dans les passages les plus calmes, et la grandiloquence épique d’un Queen dans les moments plus déjantés. Un album intelligemment construit, qui tiendra sans doute la distance et résistera à l’épreuve des écoutes.
  • Green Day 21st Century Breakdown – Pas mal de chemin parcouru depuis le pseudo punk-rock des débuts… Le groupe sait désormais comment écrire un album chatoyant, où les riffs mélodiques sont si catchy et prévisibles que l’album parait cousu de fil blanc. Alors certes c’est de la pop-rock, mais pour arriver à ne jamais lasser l’auditeur tout au long des 18 (!) plages sur base de deux accords et demi, il faut admettre un certain talent.
  • Living Colour The Chair In The Doorway – Encore un comeback, enfin « sort of » si on regarde le parcours des blacks les plus metal après les regrettés 24-7 Spyz… la différence ici est que l’album m’a pris totalement à froid, tellement les compos sont bizarres, en particulier les lignes de guitare de Vernon Reid. La galette demande d’être digérée sur le long terme, donc je préfère passer la main pour l’instant.
  • Them Crooked Vultures Them Crooked Vultures - Un énième superband qui pratique le blues-rock un peu barré caractéristique des créations de Josh Homme, ce qui me fait dire que c'est lui qui tient un peu la baraque dans cette formation. Alors, trop de hype ou véritable révélation ? En tout cas les fans de QOTSA devraient être conquis, même si la tendance (très à la mode) à sonner "vintage" pourra en agacer certains. On a parfois l'impression d'écouter des groupes comme Cream (sur Scumbag Blues) entre autres.

/V\

jeudi 24 septembre 2009

Les sorties de la semaine

Je rassemble des idées pour pondre une belle chronique d'Alice In Chains, mais je ne la publierai pas avant de l'avoir eu entre les mains, histoire de pouvoir parler un peu du packaging. En attendant, petites pensées sur les quelques disques que j'ai entendu entretemps.
  • Paradise Lost : "Faith Divides Us - Death Unites Us"
    Sur les judicieux conseils de Phil (pas toi, l'autre), j'ai jeté une oreille attentive sur le nouveau Paradise Lost. Je n'ai jamais été très fan du groupe, même pas à l'époque de As I Die, quand ça pettait bien et tout ça, et leur évolution vers la new wave me laissait au mieux perplexe, au pire indifférent. Malgré tout, j'ai toujours eu beaucoup de respect pour le groupe, comme c'est souvent le cas avec les gens qui savent se réinventer et prendre des risques. Juste, ça ne me touchait pas. Mais là, il faut bien reconnaître que cet album m'a quand même bien laissé sur le cul ! Déjà, aux chiottes le son à la Depeche Mode, Paradise Lost est redevenu un groupe de Metal à part entière, il n'y a aucun doute là dessus. Et vachement inspiré par dessus le marché. Il n'y a rien à jeter sur cet album, on ne s'ennuie pas une seconde, et pourtant je ne suis pas excessivement fan du côté gothique dépressif. Mais là, qu'importe ! Les compos sont d'une qualité impressionnante, la production est étincelante, et le groupe se balade avec une aisance inhumaine entre des passages lourdingues et Metal à souhait et des envolées mélodiques du plus bel effet. Je ne connais pas assez la discographie du groupe pour affirmer qu'il s'agit là de leur meilleur album, mais en tout cas, c'est de LOIN le meilleur que j'aie entendu... Merci Phil !!
  • Revocation : "Existence Is Futile"
    Pratiquant un thrash/death technique et inspiré, Revocation renvoie directement au dessus du panier de ce qui se fait dans le genre. Le son est limpide, les compos (mention particulière aux solos) ultra riches (voire progressives par moment), parfaitement exécutées et maîtrisées. Ce qui manque à ce groupe, c'est un côté un peu plus catchy qui rendrait leurs morceaux mémorables. Parce qu'à l'écoute, on se dit "wow", mais dès que c'est fini, on se rend compte qu'on a rien retenu. Dommage, mais ça reste un groupe à suivre, ils pourraient bien créer la surprise à l'avenir.
  • Kiss : "Sonic Boom"
    J'aurais adoré être soufflé par le nouvel album de Kiss. Que le retour aux sources promis soit une totale réussite, et pas un argument commercial. Malheureusement, si on ne peut honnêtement pas dire qu'il soit mauvais, le Kiss version 2009 sonne beaucoup trop comme un groupe de has been qui essaye tant bien que mal de faire revivre leur gloire passée en tentant de faire exactement la même chose qu'il y a 30 ans. C'est d'autant plus pathétique que personne ne leur avait rien demandé, et s'ils s'étaient contenté de faire le tour du monde en rejouant les vieux boquets comme l'année dernière, tout le monde aurait été content. D'autant que le line-up actuel n'a rien à envier à l'original, que Paul Stanley est au sommet de sa forme (même si beaucoup moins créatif que sur son dernier album solo) -contrairement à Gene Simmons, qui est complètement à la ramasse-, que les compos se laissent écouter, pour la plupart, avec sympathie. Mais il n'y a pas l'ombre d'un futur classique, apte à détrôner les hymnes qui ponctuent leur discographie. Résultat des courses : ils finiront par ne plus jouer aucun morceau de cet album, et se contenter de se reposer sur leurs tubes légendaires. C'est sans doute pas plus mal. Reste un album certes meilleur que le précédent, mais qui est loin d'être inoubliable.
  • Muse : "The Resistance"
    Bon, c'est un peu beaucoup la totale honte, mais la chronique que j'ai fait du nouveau Muse il y a quelques semaines était basée sur une version bidon de l'album (c'est un groupe qui ressemble vachement à Muse), et je me suis fait avoir comme un bleu. My bad, ça m'apprendra à être impatient et ne pas savoir attendre que le disque atteigne les rayons de mon disquaire préféré. La bonne nouvelle, c'est que le "vrai" album est bien meilleur que la pale copie, que Muse se laisse aller à ses penchants symphoniques et que c'est super impressionnant. Quand je dis symphonique, ça veut pas dire que Matt Bellamy porte une robe gothique et chante comme la Castafiore hein (quoique...), on ne parle pas de Nightwish ou Within Temptation, mais bien de musique. Symphonique, ça veut dire que le groupe a recruté un orchestre symphonique (40 instruments si je ne m'abuse) pour les faire jouer la musique qu'ils ont composé, et ça sonne comme du putain de Mozart !!! J'exagère un peu, et ce n'est certes pas le genre de trucs que j'écouterai tous les jours, mais c'est super impressionnant de se rendre compte qu'un groupe de rock a les capacités techniques et la connaissance musicale nécessaire pour composer une pièce comme celle ci. Cela étant dit, il faut quand même être fan pour tout écouter d'une traite, ce qui n'est pas mon cas, mais ça ne m'empêche pas de souligner l'effort. Et en termes d'efforts, Matt Bellamy atteint quand même ici le grade de génie créatif, qu'on aime ou pas...

mardi 22 septembre 2009

Muse en playback !!

Le dernier Muse m'a laissé dans une indifférence crasse. Pas que ce soit mauvais, mais contrairement au début des années 2000 où j'étais fan, ce groupe ne me parle plus du tout. Sauf que là, je viens de tomber sur la vidéo ci-dessous. Invités sur le plateau d'une émission de foot (!!) italienne, ils doivent jouer leur dernier single en playback, et pour protester, inversent les rôles : le batteur à la basse et au chant, le bassiste à la guitare et au clavier, et le chanteur derrière les fûts pour une prestation digne de Tommy Lee !!! S'il n'y avait eu que ça, ça aurait déjà été très drôle, mais il faut voir la suite. Après la chanson, la présentatrice vient interviewer le chanteur, et comme cette gourde ne s'est évidemment rendu compte de rien, c'est le batteur qui continue à faire semblant d'être le chanteur, avec un sourire en coin, allant même jusqu'à parler de Matt, leur batteur.
Je trouve ça tellement drôle et excellent que j'en donnerais presque une deuxième chance à leur dernier album tiens.


mercredi 22 juillet 2009

Les sorties de la semaine

Décidément, pas de trève cette année, les sorties continuent de fuser... Alors certes, on est maintenant certain que le nouvel Anthrax ne viendra pas perturber le classement qui commence tout doucement à prendre forme (mon top 5, voire 10, se stabilise tout doucement en tout cas), mais ça n'empêche pas quelques excellentes surprises...
  • Gallows : "Grey Britain"
    Le groupe anglais se targue d'une étiquette punk... Pourtant, malgré la quasi impossibilité de citer un autre style comme influence, les résumer à ça est hyper réducteur, tant la musique qu'ils proposent est plus variée que ça... L'âme est punk, ça c'est sûr. Mais tention hein, on parle pas de Green Day ou de Sum 41 ici hein, ni même des Sex Pistols ou des Clash, il faut aller chercher dans la part d'ombre du mouvement, ses VRAIES racines, du côté de D.O.A., de Minor Threat ou des Dead Kennedys pour retrouver la hargne qui caractérise cet album... Mais on est loin du punk lancé à toute berzingue qui ne sert qu'à scander des slogans végéto/nihilo/anar/anti-coca et qui n'offre rien d'autre que de la rapidité. Musicalement parlant, on est bien plus proche d'un Dropkick Murphys, côté celtique en moins, ou d'un Rise Against, côté moderne en moins. Bref, ça sait jouer, c'est original tout en citant ouvertement ses influences, et ça donne bien envie de boire une cara pils en essayant de resquiller à un concert à la Zone...
  • He Is Legend : "It Hates You"
    Difficile de classifier un groupe comme He Is Legend, tant leurs influences sont riches, variées et inattendues... On pourrait citer, en vrac, les Deftones, Neurosis, Down, Killswitch Engage, Vision Of Disorder, mais ce serait réducteur... Non seulement parce que les références sont bien plus nombreuses que ça, mais aussi et surtout parce que He Is Legend a ultra bien digéré toutes ces influences et nous les régurgite avec grâce et talent. Résultat : un album riche, qui s'écoute avec beaucoup de plaisir dès la première écoute, et dont les qualités vont grandissant au fur et à mesure des écoutes, ce qui est un signe des grands...
  • Dead End Tragedy : "Unpreventable"
    Qu'est ce qui distingue un groupe de hardcore beatdown d'un autre ? Le son ? Les compos ? Le chant ? Les breaks ? J'en sais rien à vrai dire, mais il est certain que si tous les groupes du style utilisent la même recette éculée, le résultat va du mauvais au magnifiquement violent... Comme en général il est pratiqué par des vilains tough guys qui ont peur de personne et surtout pas de moi, je ne risquerai pas mes dents à nommer les mauvais, et ne retiendrai que le haut du panier, dont nos liégeois préférés Surge Of Fury, les meilleurs dans le style, qui jouent exactement dans la même cour que Dead End Tragedy, qui se défendent pas mal, avec des paroles bien violentes (We Start The Fight, Finish Him), des choeurs bien bûcherons, et des breaks beatdown qui donnent envie d'arracher un poteau téléphonique, d'y clouer des barbelés rouillés, d'imbiber le tout de vinaigre de frmaboise et d'aller faire le ménage dans le pit... Mention toute paritculière aux coups de grosse caisse gonflés à l'infra basse pour marquer les temps forts des beatdowns, excellente idée de production que j'aurais bien voulu avoir... Trop forts ces allemands...
  • Manic Street Preachers : "Journal For Plague Lovers"
    Alors mon ami Piki est le plus grand fan de l'univers des Manics (et l'autre habite en Normandie d'après mes sources), donc je ne vais pas dire de mal... Je citerai juste mon ami, qui, face à mon désarroi à l'écoute de cet album, m'a dit un truc du genre (de mémoire) : "ouais mais il faut connaitre l'histoire et le contexte de l'album tout ça...". Alors certes, je ne le connais pas, mais dans le doute, je ne vais pas me renseigner non plus sur le sujet...
  • Set Your Goals : "This Will Be The Death Of Us"
    Ben tiens, en parlant de mauvais punk... Vous vous souvenez de Sum 41 ? ce groupe mélangeait sans vergogne la soupe de Green Day avec la fusion des Beastie Boys en y ajoutant des solos heavy metal... Sympa sur le papier et y avait un ou deux clips rigolos, mais globalement ça donnait quand même fort envie de jeter sa petite soeur dans l'écran de télé pour que ça s'arrête. Pourquoi je parle de Sum 41 ? Parce que Set Your Goals pompe allègrement l'intégralité de leurs gimmicks pour nous servir sa merde...
  • Muse : "The Resistance"
    Quoi ? Une chronique de Muse dans ces pages ? Mais c'est pas Métaaaaaaal !!!!! Ouais bon, je sais, mais en même temps, y a que vous qui dites qu'on est sur un site de Métal hein, moi je suis open comme garçon, et des fois j'aime bien des trucs de filles voilà... Enfin, dans le cas de Muse, aimer est un bien grand mot. S'il est certain qu'au début des années 2000 je disais à qui voulait l'entendre combien ce groupe était merveilleux, que quand je les ai vus en concert j'étais quand même sur le cul devant tant de puissance et d'efficacité (surtout pour un groupe de filles). ça s'est arrêté vers 2002 par là, époque à laquelle ou je me suis racheté une paire de couilles, et suis retombé la tête la première dans le métaaaaaaal, au détour d'un concert de Six Feet Under ou j'emmenais pour la première fois ma dulcinée à un concert... Qu'en est il en 2009 ? Le précédent album, je ne l'ai pas écouté parce que j'avais complètement pas aimé le premier single, et celui ci euh... Ben il sonne comme du Muse dans ses 8 premiers morceaux, avec ce qu'il faut d'innovation et d'expérimentations diverses pour ne pas qu'on les accuse de tourner en rond, tout en gardant leur signature sonore si particulière et le talent incontestable du chanteur/guitariste/claviériste du groupe... Maintenant c'est sûr que ça me parle beaucoup moins qu'il y a 10 ans, mais ça devrait satisfaire les fans... A noter que les 3 derniers morceaux de l'album sont une symphonie, rien que ça, qui sonne fort beaucoup comme une musique de film... Or, les musiques de film, c'est mieux quand y a un film qui va avec... Sinon c'est un peu comme un lecteur DVD sans DVD dedans...