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dimanche 10 juillet 2011

The Big FUCKING Four au Sonisphere, Amnéville, France

Il ne me restait plus grand chose à voir dans ma chienne de vie, et maintenant que les Big Four se sont étalés devant mes yeux ébahis, je crois que je peux tranquillement me retirer de la vie publique et renoncer définitivement aux festivals.

Commençons par les détails qui fâchent. L'organisation d'un festival comme le Sonisphere (qui a quand même accueilli 75 000 visiteurs sur deux jours) nécessite rigueur, professionnalisme, sérieux, et expérience. Autant de qualités qui faisaient visiblement défaut aux rigolos qui ont choisi le site, réparti sur trois étages, reliés par un couloir ridiculement étroit; à ceux qui ont décidé qu'il fallait des tickets pour la bouffe, mais pas pour les boissons, sauf au premier niveau, où il en fallait aussi pour les boissons, mais des autres. Du coup, pour avoir un hamburger, une frite et un coca, j'ai du faire 4 fois la file, 15 minutes à chaque fois. Et la cerise sur le gâteau, c'était l'accès au pit, accordé selon un principe de "premier arrivé premier servi" ultra foireux, complété par un accès à la tête du client, la fosse étant isolée par des barrières (qui se sont effondrées pendant le concert de Metallica, évitant la catastrophe de peu). Ajoutons à ça une gestion du parking calamiteuse (nous on était garé plus loin donc pas de soucis, mais il paraît que certains ont mis trois heures à en sortir !), un service d'ordre largement dépassé, et on aurait franchement pu connaître le pire festival de toute l'histoire de l'humanité. 

Ce qui a vraiment sauvé l'affaire, c'est les groupes ! Répartis sur deux scènes se faisant face, en alternance avec pour ainsi dire aucun temps mort, la musique a finalement remporté la victoire et balayé les manquements limite graves de l'orga. 

Mass Hysteria ouvrait les hostilités. Fidèles à eux-mêmes, ils ont chauffé le public à blanc avec leur métal industriel festif et jumpant, dans la bonne humeur et les bavardages incessants du chanteur. Mention particulière au magnfique circle pit dans lequel se sont lancés le chanteur et le guitariste, donnant du fil à retordre à la technique, et les premières sueurs froides à une sécurité déjà dépassée.

Diamond Head enchaîne sur la grande scène. Groupe mythique surtout grâce aux 4 morceaux que Metallica a repris à son compte (Am I Evil ?, Helpless, It's Electric et Sucking My Love), le groupe n'a pas vraiment convaincu, la faute à une interprétation mollassonne et à un nouveau chanteur sorti d'on ne sait où, coiffé comme Tintin et chantant comme une version du pauvre de David Coverdale. Anecdotique donc, même si on s'est vite douté que les membres originels du groupe allaient sans doute finir sur scène avec le Big Four pour la jam finale.

Loudblast maîtrise son sujet avec son death mélodique et original, mais je n'ai pas vraiment pu profiter du show, tout excité que j'étais à l'idée de revoir Anthrax une fois encore. Malgré tout, j'étais quand même content d'entendre les morceaux de Sublime Dementia et Cross The Threshold, ce dernier étant un de mes morceaux préférés de death du monde ! Emptiness Crushes My Soul, tiré du dernier album, fonctionne aussi particulièrement bien sur scène.

Le premier des Big Four met tout de suite tout le monde d'accord en ouvrant le set par un Caught In A Mosh survitaminé, suivi par un Got The Time d'enfer, et le reste du set, qui comme à l'accoutumée fait la part belle à Among The Living, est juste excellent. Andreas Kisser assure son intérim de remplacement de Scott Ian comme un chef, allant jusqu'à reprendre la première minute de Refuse/Resist avec classe. Un grand type, dommage que Sepu ne soit plus que l'ombre de ce qu'il a été. Le nouveau morceau, Fight'em Til You Can't, s'intègre parfaitement au set du groupe, laissant augurer le meilleur pour l'album à venir, annoncé pour septembre. Anthrax reste un des meilleurs groupes que j'ai jamais vu sur scène, et si cette fois était la première où je les voyais de loin (merci le pit VIP de mes couilles), ça m'a permis de vivre le concert différemment, de mieux me concentrer sur l'interprétation (parfaite) de leur catalogue. Mais bon, j'aurais quand même bien mis 2-3 baffes pendant la war dance moi !

Volbeat a assuré un show parfait, démontrant une aisance remarquable alors qu'ils étaient calés entre deux mastodontes, Anthrax et Slayer. Pas impressionné pour un sou, Michael Poulsen harangue un public conquis, allant jusqu'à déclarer que ce soir, le public avait droit au Big 5 ! Bon ok, il m' a piqué ma blague, mais il fallait oser, et le groupe a définitivement montré, si besoin était, qu'il a largement la carrure nécessaire pour devenir aussi légendaire que les précités. Je suis content de les avoir vus au 013, parce qu'à mon avis, c'est fini les clubs pour eux.

A mon âge avancé, c'est dur de se taper Anthrax, Volbeat puis Slayer d'une traite, sans pause, même pas le temps de boire un godet ou de faire pipi ! Mais on ne vit qu'une fois, et je me réjouissais de revoir Slayer, particulièrement en forme ces derniers mois. Je n'ai pas été déçu, ils n'ont pas failli une seconde à leur réputation de tueurs, et ont juste tout déchiré ! La setlist était particulière, le show s'ouvrant sur God Hates Us All, et comprenant le rarissime DittoFUCKINGhead !! Un tout grand moment donc, avec une mention particulière à Gary Holt, remarquable remplaçant de Jeff Hannemann, certes moins connu et plus discret que Kisser, mais assurant ses parties avec un talent indéniable et un plaisir communicatif. Tom Araya était lui aussi en grande forme, c'est juste excellent de le voir avec un sourire jusqu'aux oreilles chanter "That's why it's become my obsession to treat God like an infection"

Exode massif des foules pour éviter de subir la moindre note des calamiteux Papa Roach (défi remporté) et on en profite pour se désaltérer, se sustenter, se soulager et visiter les lieux, avant de tomber par hasard sur une toute petite scène annexe sur laquelle un groupe effectuait son soundcheck. Ils s'appellent Oil Carter, et ça TUE !! Je les ai contactés pour avoir un peu plus de news et de son, on en repalera donc sans doute bientôt.

On revient juste à temps pour Megadeth. J'aime bien Megadeth, mais je suis pas vraiment un fan hardcore. C'était la première fois que je les voyais et si je n'ai pas été déçu, je n'ai pas été non plus ébloui, tout au plus amusé, en particulier par les poses de tueur de Chris Broderick. Dave Mustaine était en voix ce soir, ce qui n'a évidemment rien gâché, au contraire.

On se resauve histoire d'éviter Tarja, qui a gagné l'Eurovision ou un truc comme ça. Une photo de cul plus tard (y me la faut celle-là les gars !), on revient se placer judicieusement pour l'apothéose de la soirée. Les images du Bon, la Brute et le Truand accompagnent The Ecstasy Of Gold, avant que le groupe n'atomise l'assemblée avec un Hit The Lights hallucinant. Metallica est le plus grand groupe de tous les temps. Il n'y a pas de mots pour décrire le ressenti des 2h presque 30 de leçon de musique totale. A chaque fois que je les vois, c'est mieux que la fois d'avant. Je ne suis certes pas objectif, mais je m'en branle. Seule légère ombre au tableau, la désormais classique jam des Big Four a été amputée de Slayer et de Megadeth, déjà repartis à la fin du set de Metallica, mais agrémentée par la présence du guitariste de Diamond Head, pour un Helpless des familles un peu vite expédié à mon goût. Mais c'est comme pour l'orga en fait, j'ai vraiment pas envie de chicaner et de passer mon temps à raler sur ce qui ne s'est pas bien passé ! J'ai passé une excellente journée, vu des excellents concerts, passé du temps avec des gens sympathiques, pour ce qui est sans doute mon tout dernier festival, parce qu'il n'y aura jamais une meilleure affiche que celle d'hier, et que donc dorénavant les Graspop, Sonisphere et autres Dynamo devront se passer de ma présence. Ben oui, c'est qu'on est plus tout jeunes hein ma ptite dame, il est temps de passer le flambeau aux djeuns !


Metallica Setlist

1. Hit the Lights
2. Master of Puppets
3. The Shortest Straw
4. Seek & Destroy
5. Welcome Home (Sanitarium)
6. Ride the Lightning
7. The Memory Remains
8. All Nightmare Long
9. Sad But True
10. The Call of Ktulu
11. One
12. For Whom the Bell Tolls
13. Blackened
14. Fade to Black
15. Enter Sandman
ENCORE
16. Helpless (w/ Diamond Head & Anthrax)
17. Damage, Inc.
18. Creeping Death

dimanche 8 août 2010

Panic Cell, Anthrax, Papa Roach, Life Of Agony, Alice Cooper @ Lokerse Feesten, 01/08/2010

Revoir Anthrax (avec Belladonna) pour 25 euros, avec Life Of Agony et Alice Cooper en prime ? Je ne pouvais décemment pas rater ça ! Et grand bien m'en fît d'ailleurs. Certes, Lokeren, ce n'est pas la porte à côté, mais une fois sur place, on s'est vite rendu compte que le site (un parking de taille moyenne), les bars nombreux et variés, et l'organisation germanique, donc sans faille, nous feraient passer une agréable soirée. On regarde de loin Panic Cell, qui ressemble à une version amateur de Disturbed (et j'aime pas Disturbed), en buvant un godet et en en jaugeant la foule.
Pour Anthrax, on ne met pas longtemps à se décider à voir le concert de tout près, d'autant que l'accès y est particulièrement aisé. Le concert de 2006 m'avait laissé un souvenir absolument impérissable, c'est très certainement un des meilleurs concerts auxquels j'ai jamais assisté de toute ma life. Du coup j'avais un peu peur que cette fois-ci, le concert me plaise un peu moins. Je sais qu'ils sont en forme (je les ai vus au cinoche avec les Big Four), mais bon, en vrai, c'est jamais pareil. Et quelle baffe mes amis ! En ouvrant sur Caught In A Mosh, le groupe déclenche d'entrée de jeu un moshpit gigantesque dans lequel je m'engouffre comme un adolescent (mes lombaires s'en souviennent encore, c'est que je suis un peu vieux pour ces conneries, moi). Le set sera d'une efficacité imparable, la setlist parfaite et sans faute de gouts, avec bien sûr les classiques d'Among The Living (NFL, Indians et sa War Dance qu'on a démarrés nous mêmes, Séba et moi -re-aïe les lombaires-, I Am The Law), mais aussi des vieux boquets comme Metal Thrashing Mad, Medusa ou Madhouse, sans oublier l'incontournable Antisocial, que nous avons pris un malin plaisir à entonner en français, tout entourés que nous étions par des gros skins flamingants de merde.
Pendant le show, un seul sentiment : Anthrax, c'est avec Joey Belladonna derrière le micro, et personne d'autre. Ce mec est un frontman absolument fabuleux, d'une générosité et d'un charisme qu'on ne voit jamais, le genre de chanteur qui peut pointer une foule de 10000 personnes et donner l'impression à chacun d'entre nous que c'est nous qu'il pointe, personnellement. Du grand art, vraiment, et en guise de pied de nez à ses détracteurs qui le trouvent moins bon techniquement que John Bush, il chante Only en lui donnant une couleur heavy metal de très bon aloi. D'ores et déjà, on sait qu'il sera très difficile pour les autres groupes de faire mieux.
D'ailleurs, quand Papa Roach monte sur scène, je ne m'attends pas à grand chose, et heureusement ! C'était tellement mauvais que c'en était presque douloureux, le groupe bouffant à tous les rateliers afin de servir sa soupe insipide et pas originale pour un sou. Du coup, ça nous a laissé du temps pour aller visiter Lokeren et bouffer une mitraillette mexicanos andalouse à l'abri de cette horreur.
Je n'avais jamais vu Life Of Agony, j'étais donc content que l'occasion se présente. C'était un très bon show, mais le son un peu moyen et le côté quelque peu lunatique de Keith Caputo m'ont un peu empêché de vraiment rentrer dedans. Certains morceaux ont été fulugurants (Underground, Through And Through), mais d'autres étaient un peu plus molassons, et de nouveau, Keith Caputo est vraiment un garçon très bizarre dans son attitude et sa manière d'aborder les chansons, en faisant un challenge rythmique permanent pous ses musiciens. Je n'ai pas été déçu par le concert, qui est resté somme toute très plaisant, mais je n'ai pas non plus été ébloui.
Je ne connais que les tubes d'Alice Cooper. School's Out, No More Mr. Nice Guy, tout ça. J'étais quand même content de le voir, puisqu'il est de notoriété publique que ses concerts sont très visuels. Et de fait, le spectacle était bien de la partie, puisqu'entre décapitations à la guillotine, pendaison, empalements, brutalités sur une danseuse et autres joyeusetés du genre, le spectacle, très grand guignol, était bien le point d'orgue du concert. Plus même que les chansons, puisqu'une fois sortis desdits tubes (auxquels on pourrait ajouter Poison, Elected, Eighteen et une poignée d'autres), c'était malgré tout un peu ennuyeux. Et ça manquait de feu aussi. Des flammes, des feux d'artifices, des trucs qui pettent, tout ça. Mais bon, on ne va pas chicaner, ça restait un putain de show assez unique en son genre.
Anthrax aura donc sans peine volé la vedette, et je ne regrette pas d'avoir fait le déplacement rien que pour eux ! BELLADONNA !!!!

dimanche 20 décembre 2009

SVT'09 : Satis'

Bien. Bien bien bien bien.

Après les clûûtes qui gisent désormais dans les tréfonds de l'oubli pour ne jamais en ressortir, attardons-nous sur les albums qui m'ont fait lever un sourcil. (Je parlerai plus tard de ceux qui m'ont fait lever DEUX sourcils, voire d'autres attributs corporels que je ne nommerai pas ici.)

Mention spéciale dans cette catégorie : Kiss, Slayer (eh oui, vous voyez que je suis honnête à ce point), et à l'extrême rigueur, Lamb Of God.
  • 3 Inches Of Blood Here Waits Thy Doom – Avec un nom pareil, on pouvait s’attendre à du hardcore bien routier, mais non, c’est du re-thrash que ces Canadiens proposent. Alors on verse une larmouille sur le temps où on s'usait les yeux sur les pochettes de Maiden et Priest, mais c'est à peu près tout.
  • Amorphis Skyforger – Metal mélodique qui explore un certain lyrisme à grands renforts de pianos, chœurs et synthés. C'est en général joli mais ça sonne un peu suranné et les compos manquent de prise de risque. Bref, pas de quoi crier au génie.
  • Bury Your Dead It’s Nothing Personal – Je peux comprendre que l’on trouve des atomes crochus avec cette plaque, mais perso je reste perplexe devant cette espèce de resucée de l’album fondateur Home de Sevendust.
  • Candlemass Death Magic Doom – On ne peut décemment pas parler de revival dans le chef de ces Suédois puisqu'ils oeuvrent depuis 1980… Mais tchu que ça sent bon le old school sabbathien. Et donc, bis repetita : aaah les premiers Maiden, Priest, ‘tallica, bouhou, snif, etc. Volgende suivant.
  • Devildriver Pray For Villains – Curieux album, qui démarre très bourrin puis qui devient plus écoutable au fil des compos… Mais bref, Devildriver préfère rouler des grosses mécaniques la plupart du temps (au propre comme au figuré, la double caisse occultant les grattes la plupart du temps).
  • Fu Manchu Signs Of Infinite Power Fu Manchu, c’est un peu les AC/DC du stoner : sorte de pères fondateurs, souvent imités, un son reconnaissable entre mille… et une fâcheuse tendance à refaire toujours le même album. Mais bon, du moment que la qualité dudit album reste constante, alors ça va.
  • Goatwhore Carving Out The Eyes Of God – Old-school revival en bonne et due forme, avec un son qui n'est pas sans rappeler les grattes de Obituary.
  • God Damn Old Days – Une fois n'est pas coutume, voici des Frenchies plus qu'influencés par le stoner de Down… le mimétisme du chanteur avec Anselmo est particulièrement impressionnant. On leur prête bien volontiers une oreille, mais en l'absence de toute différenciation ou de trace novatrice, c'est bien d'ersatz qu'il convient de parler.
  • Kiss Sonic Boom – Il ne fallait s’attendre à aucune surprise avec ce (nouveau) come-back, dans la mesure où Ki$$ propose toujours ce hard-rock bubble-gum ultra formaté. Il n’y a aucune chanson fondamentalement mauvaise dans Sonic Boom, mais aucun trait de génie ni de prise de risque non plus… le public ciblé est clairement le redneck moyen. Là où l’album me surprend positivement, c’est au niveau du son des grattes : rond, chaud, généreux… à tel point qu’on se surprend à évoquer les frères Young eux-mêmes ! Ceci sauve complètement cette galette, qui du coup se laisse écouter.
  • Lamb of God Wrath – Ouille c’est peut-être ZE deception de l’année… (ou une source de quolibets pour le VinZ qui va encore se faire allumer par la bande de zoulous qui peuplent ce blog). A part Set To Fail, la plupart des compos de Wrath m’inspirent « meh », comme disent nos potes de MetalSucks… et quand LoG se réveille enfin pour pondre un quasi chef-d’œuvre, on se rend compte qu’il s’agit de la dernière plage, comme si elle était reléguée pudiquement comme challenger de cet opus…
  • Papa Roach Metamorphosis – Okay je suis HYPER généreux ici parce que c’est juste pour I Almost Told You That I Love You que j’ai trouvé sympa. En dehors de ça, l’album n’arrive jamais à convaincre que le groupe tente de virer sa cuti… Putain je regrette déjà de l’avoir mis dans cette section… VITE OU EST MON CD DE BRUTAL TRUTH ?!?
  • Shrinebuilder Shrinebuilder – Un album pondu par des vieilles gloires (membres de Sleep, Saint Vitus…) et qui propose un doom de bonne facture, en faisant la part belle aux moments hypnotiques, voire léthargiques, propres à ce style. Ceci dit, ça ne suinte pas l’inspiration, et sa longueur ridicule (quatre plages seulement) me laisse un peu sur ma faim. Moi y en a préférer SerpentCult.
  • Slayer World Painted Blood – Comme à mon habitude, j’ai commencé à écouter ce nouvel album comme on déguste le Beaujolais nouveau, en trainant des pieds et en faisant mumble grumble pendant la première moitié de la plaque. Mais à ma grande surprise, la seconde moitié voit le groupe ENFIN s’éloigner quelque peu des sentiers battus, avec Human Strain, Americon et Playing With Dolls pour ne pas les nommer. Ciel, mais c’est que je suis en train de me réconcilier avec l'affreux King moi ?!?
  • Soil Picture Perfect – Du FM metal moins pète-couilles que la moyenne et qui se laisse donc écouter, malgré l’impression de suranné dans le paysage actuel.

/V\

mardi 2 juin 2009

Papa Roach : "Metamorphosis"

Souvenez-vous de Papa Roach. Dans les années 90, une fois le Nu Metal bien accepté comme machine à Metal destinée à engranger un max de pognon tout en pouvant faire plein de bruit, Papa Roach débarque comme un cheveu dans la soupe, ne crée rien, pompe tout sur ce qui a déjà été fait, y ajoute des copier coller de riffs célèbres (Maiden en tête), et avec des paroles d'une miévrerie à chier (ouais chuis trop pas bien pcq la société elle est trop injuste d'abord), élimine la moindre once de crédibilité que ce style de musique pouvait encore avoir... Dorénavant, ces sont les fillettes de 13 ans qui écoutent du Nu Metal... Lors du festival Earect, en 2001, ils jouent coincés entre Sepu et Slipknot, et c'était impressionnant de voir à quel point non seulement c'était mauvais, mais d'un coup d'un seul le pit s'est rempli de gamines qui n'auraient pas déparé à un concert de Lorie... Par la suite, le succès s'évanouissant, ils ont laissé le Nu Metal pour une espèce de pseudo punk métallisant encore moins intéressant, et aujourd'hui ils tentent un retour en force en proposant de devenir Motley Crue à la place du Crue... Du coup on met du maquillage, des frocs en spandex moulant et des vestes à frange, et on fait comme si on était rescapés des années 80, époque à laquelle ils devaient avoir 6 ans... Le mimétisme est tel que le Crue original les embarque avec eux en tournée, mais ça veut juste dire qu'ils sont flattés, pas que c'est bien... Parce que c'est pas bien hein de nouveau... Resucée du Crue donc, avec des tentatives vaines de moderniser le son en poussant une petite gueulante de temps à autres...
Cela étant dit, Papa Roach a quand même un talent, c'est celui de savoir écrire des chansons accrocheuses, des petits plaisirs honteux qu'on sait mauvais mais qu'on se surprend assez vite à fredonner sous la douche... Mais si, souvenez vous de "Between Angels & Insects" :
There's no mooneyyyyyyyy
There's no po-sse-ssion

On-ly ob-se-ssion
I don't need that shit
Au delà de la qualité incroyable des paroles (rentre chez toi Shakespeare), vous ne me ferez pas croire que vous n'avez pas tous l'air en tête maintenant... Une autre ? Allez, "Last Resort" :
Cut my life into pieces
This is my last resort
Suffocation, no breathing
Don't give a fuck if I cut my arm bleeding
Voilà, maintenant que j'ai pourri votre journée (vous allez les fredonner toute la journée, croyez moi), écoutez "Change or Die" sur ce Metamorphosis, et ses paroles tellement réalistes (genre soit on change pour coller à la mode, soit on devient intègres et on vend zéro disques)...
Bref un petit plaisir coupable, mais j'ai passé l'âge de pas assumer ce que j'écoute...