- Redrum Inc. : "Heavy Division"
Redrum Inc., c'est le contact européen de Crowbar. Le chanteur du groupe s'occupe de plein de trucs pour eux, et du coup son groupe se retrouve accolé aux gros louisianais dès qu'ils pointent leurs nez de par chez nous. Je les ai rencontré une fois qu'ils venaient à Liège, parce que je jouais dans Redrum 4 à l'époque et qu'on avait envisagé un Redrum Tour. Bref, tout ça pour dire que s'ils sont bien sympas, leur album est juste chiant comme la mort, et qu'il ne s'y passe pas grand chose, surtout au niveau du chant, qui est juste atroce. Et la reprise calamiteuse du All I Had I Gave de Crowbar ne fait que les enfoncer plus loin, ces mecs ont juste rien compris au sludge. - Kylesa : "Spiral Shadow"
Kylesa, on les connait surtout parce qu'ils ont deux batteurs, ce qui sert un peu à rien. A part ça, c'est une espèce de gros sludge pour barbus trendy, qui aimerait bien jouer les Baroness, mais qui est loin d'être convaincant. - My Ruin : "Ghosts & Good Stories"
J'ignorais totalement que ce groupe existait encore. Sa frontwoman, Tairrie B, s'est d'abord fait connaître comme pendant féminin de Zack De La Rocha avec Manhole, puis a fait plein de trucs qui étaient rigolos dans les années 90. Apparemment, elle a jamais vraiment arrêté, et si j'aimais encore bien Speak & Destroy, le premier opus de My Ruin, il faut bien dire que là, les éructations de la madame me parlent pas du tout. - Black Sleep Of Kali : "Our Slow Decay"
Une fois n'est pas coutume, parlons un peu d'un album de sludge progressif. Alors oui, c'est de nouveau un groupe de l'école Baroness/Mastodon tout ça, mais ici, c'est lourdingue, super gras, mais super bien joué, avec un chant qui tient la route, même dans les harmonies qui sont si faciles à pourrir. C'est parfois un peu trop dépouillé pour le style, mais ça fourmille de bonnes idées. - Devils Brigade : "Devils Brigade"
Oscillant entre psychobilly et punk rock pour soiffards, Devils Brigade est la bande son parfaite d'une beuverie se terminant en bagarre générale. C'est pas super fin, mais ça défoule bien, et je demanderais bien à me faire tatouer en écoutant cet album la prochaine fois que j'y retourne. - Extreme Noise Terror : "When The American Dream is Over"
Ma récente recherche de l'interprète de Fuck Authority m'ayant mené à fouiner dans le monde joli et plein de fleurs du grindcore (au fait j'ai toujours pas trouvé hein, je sais juste que le morceau que je recherche est une reprise de Raw Power), je me suis repris de gout pour ce style si chantant et agréable, et que mes voisins adorent. Extreme Noise Terror sont un peu les représentants de la frange punk du mouvement, c'est donc un joyeux bordel de 35 morceaux pour 57 minutes, mal produit et joué vite, très vite. - Baptized In Blood : "Baptized In Blood"
Avec une pochette totalement plagiée à la dernière démo de Dewback, Baptized In Blood bouffe un peu à tous les rateliers de ce qui se fait en termes de metal couillu. Tantot groovy, tantot thrash, tantot metalcore, tantot death à la goteborg, Baptized In Blood se donne beaucoup de mal, mais le résultat est souvent plat et un peu passe partout.
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vendredi 29 octobre 2010
Les sorties de la semaine
Bon, vu que la fin de l'année approche, que j'ai encore plein plein d'albums à chroniquer et que le mois de décembre sera vraisemblablement consacré au décompte final du top album 2010, je double la fréquence des sorties de la semaine, sinon je vais jamais en voir le bout !
jeudi 8 juillet 2010
Set The Tone, Kingdom, Rerdum Inc., CROWBAR @ CC Dilsen, 30/06/10
Je peux barrer de ma liste un des noms qui figurait dans "les groupes que je dois voir sur scène avant de mourir". Et même s'il reste encore des groupes dans cette liste, à la fin du set de Crowbar hier, je me suis dit que c'était bon, je pouvais mourir !
Dans un centre culturel paumé au beau milieu du Limbourg, la salle avait une capacité de grosso modo 300 personnes, et était loin d'être remplie. C'est quand même dommage vu que Crowbar est avare de ses visites de par chez nous, mais d'un autre côté, en ce jour de canicule, c'était pas plus mal.

La soirée commence à 20h avec nos potes liégeois de Set The Tone, qui avaient la dure tâche d'ouvrir le bal, pour ce qui s'apparentait un peu au concert de leur vie, Crowbar étant un peu la référence ultime d'au moins deux des membres du groupes. S'ils n'ont pas démérité, on les a quand même sentis quelque peu intimidés, ce qui est assez rare chez eux. Il faut dire que le public était épars et pas très attentif. Quant au set en lui-même, c'était comme un concert de Set The Tone : puissant, lourd et carré, mais aussi parfois un peu lassant, la voix de Denis, bien que surpuissante, manquant souvent de nuance. C'est d'autant plus dommage qu'en fin de set, Rolls pousse un peu la chansonnette sur The Eagle Is Back, et il devrait vraiment participer plus au chant dans le groupe, ça allégerait un peu la sauce. Quoi qu'il en soit, Set The Tone a quand même honoré son contrat et nous a offert une bonne entrée en matière. Canicule et ambiance drone/sludge en autopilot aidant, je n'ai entendu qu'une note de Kingdom avant d'aller prendre l'air, je ne jugerai donc pas leur prestation. Pareil pour Redrum Inc., dont je n'ai entendu la prestation que d'une oreille distraite depuis le bar. Grand bien m'en prît d'ailleurs, car c'est pile à ce moment que Kirk Windstein est venu s'installer tout pile à côté de moi pour commander à boire. N'écoutant que mon courage, je l'ai interviewé comme ça, paf ! en totale impro. Retranscription au mot près de l'entretien :
Moi : "Hi Kirk !"
Kirk : "Hey Buddy how ya doin' ?"
Moi (en mode Butthead) : "hehehehehe"
Cool non ? Bon, c'était bref, et j'ai même pas eu le courage de demander pour faire une photo tout ça, mais depuis que Robb Flynn m'a envoyé chier un jour (faudra que je vous raconte), je demande plus rien aux mecs des groupes. Je préfère comme ça, parce que si j'avais demandé et qu'il m'avait envoyé chier, ça m'aurait totalement niqué l'ambiance. Or, comme je vous le disais, c'était un concert important pour moi.
Autre avantage de la petitesse de la salle, on a eu aucun mal à se placer aussi près que possible de la scène, autrement dit à 27 cm de Matthew Brunson et à 41 de Kirk. Le show commence, et c'est parti pour à peine plus d'une heure de sludge hallucinant de puissance, de lourdeur et d'efficacité. Kirk Windstein est un frontman exceptionnel, qui parvient, malgré des compos d'un désespoir à se tirer une balle par chanson, à transmettre une bonne humeur et une spontanéité de tous les instants. On a la fois l'impression d'assister à un show hyper carré, ultra au point, et en même temps d'être dans le salon du groupe à les écouter jammer. N'hésitant pas à arrêter un morceau en plein milieu pour régler un problème de son, puis reprenant le morceau à l'arrache et en se marrant, tout ça pour nous asséner des I HAVE FAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAIIIILEEEEEEEED et autres I feel it, It's nothing new, Depression, My life is through, To end it, I feel the need, Suspend it, My will I feed. Et bien sûr, il y a sa voix ! Quelle putain de voix mes amis ! D'une aisance incroyable, il se balade dans les chansons comme s'il chantait des berceuses à ses gamins, en faisant sortir de sa bouche des sons qui rendrait aphones à vie n'importe qui d'autre. Ce concert de Crowbar aura laissé tout le monde sur les genoux, et pas seulement à cause des 47° (Celsius hein !) de moyenne de la salle. L'intensité d'un tel concert laisse des traces, c'est sûr, et je ne suis pas peu fier d'avoir pu y assister. Même la caissière de la FNAC présente ce soir-là en était bouche bée, c'est dire !
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