samedi 19 juin 2010

Stone Temple Pilots : "Stone Temple Pilots"

A priori, j'imaginais bien le nouvel album des Stone Temple Pilots atterrir au fond du bottom album, histoire qu'il tienne compagnie à la dernière bouse solo de Chris Cornell. Il faut dire que les pitreries de gros junkie de son chanteur ont cessé de m'amuser il y a belle lurette et que je me demande pourquoi il ne raccroche définitivement pas les gants. Sauf que voilà, j'ai beau avoir peu de tolérance envers Scott Weiland, c'est un album que je juge, et pas une personne. Et il se fait que cet album est loin d'être mauvais. Le groupe a depuis bien longtemps dépassé le stade de suiveur du grunge pour s'affirmer dans une musique qui mélange habilement le rock couillu, voire le hard rock, à la country, et surtout à une certaine vision de la pop, dans le sens noble du terme. Les références aux Beatles sont légion sur cet album, et elles côtoient sans peine et sans grimace d'autres à Iggy Pop (Hickory Dichotomy). En plus, y pas à chier, Scott Weiland est un putain de chanteur. Les Stone Temple Pilots parviennent donc sans peine à ne pas se répéter, tout en ne révolutionnant pas leur son et en gardant leur signature unique. Ce n'est certes pas à mettre entre toutes les mains, mais si vous n'êtes pas complètement hermétique à une musique plus accessible, pop, facile et guillerette, le coup d'oreille vaut la peine.

Genetic, le one man band de Dallas Coyle

Le problème avec les one man bands de nos jours, c'est qu'ils ont quand même fort tendance à tous sonner pareil, à être instrumentaux, désincarnés et vides de sens. Si le projet de Dallas Coyle n'échappe pas à tous ces écueils, il n'en reste pas moins intéressant à écouter. Déjà, c'est pas n'importe qui Dallas Coyle. Ancien guitariste de God Forbid, c'est aussi lui qui est responsable de toutes les lignes de chant clair des derniers albums du groupe, et c'est donc à mon sens lui qui donne toute sa couleur et son intérêt à Earthsblood. Depuis, il n'a eu de cesse de s'épancher un peu partout sur internet sur sa créativité et l'absolue intouchabilité de son talent. en d'autres mots, il est gentil le garçon, mais il se la raconte sévère.
Son premier album "solo", fleure donc bon le one man band. C'est bizarre, ça part dans tous les sens, c'est déstructuré, et ça manque cruellement du recul nécessaire à la composition de chansons, sans parler d'un avis extérieur. Le projet transpire le geek qui a tout fait tout seul dans sa chambre et qui a enregistré la moindre de ses idées au moment où elles lui pasaient par la tête. Voilà pour les défauts.
Maitenant, il a beau se la petter, il est effectivement très doué le garçon. Du coup, l'album fourmille d'idées brillantes, de mélodies extrêmement bien foutues, voire de traits de génie. Mais il faudrait vraiment qu'il revienne dessus, retravaille ses structures, et tienne compte d'un avis extérieur, genre celui d'un producteur. S'il fait ça, Genetic pourrait bien devenir le meilleur one man band de tout l'univers. Jusque là, ça reste une curiosité intéressante, mais indigeste. On peut écouter ça ici.

NONE !!! FUCKING !!! HEAVIER !!!

Oui je sais, j'ai déjà utilisé ce titre pour un post concernant Crowbar, mais figurez-vous que ce post concerne... Crowbar. Je vais les voir en concert ce 1er juillet et je suis suuuuuuuuuuuuuuuuuuuuper content parce qu'ils sont presqu'au sommet de ma liste de groupes qu'il fallait que je voie avant de mourir.
D'autant que s'ils traînent à sortir un nouvel album (le dernier date quand même de 2005, l'air de rien), ça ne les empêche pas de proposer des nouvelles compos en live, même si elles ont pas l'air finies...


Si comme moi vous avez maintenant besoin d'un slip propre, regardez d'abord l'intégralité du show dont sont extraits les deux boquets ci-dessus ici.