samedi 29 mai 2010

RIP Dennis Hopper (1936-2010)

La série noire continue...

Hangman's Chair : "Leaving Paris"

Je parle souvent de la scène stoner française. Elle est riche, mais comme toutes les scènes qui foisonnent, il est parfois difficile de trouver un groupe qui tire véritablement son épingle du jeu. L'année dernière, Bukowski m'avait bien impressionné dans le genre, même si la musique tient plus du hard rock frondeur à tendances sudistes que du stoner franc du collier. Avec Hangman's Chair, c'est une autre paire de manches. Le groupe, né des cendres des excellents Es La Guerilla, sort ici son deuxième album, et impressionne. La maturité musicale atteinte par le groupe est d'un niveau qu'on ne retrouve que rarement. Lourdissime, la production est massive, compacte, parfaite pour les compos qui n'hésitent pas à ralentir les tempos jusqu'à des tréfonds qu'on ne voit en général que du côté de Crowbar. Mais là où le groupe se démarque, c'est de par ses lignes de chant ultra mélodiques. Attention hein, on ne parle pas ici de doom traditionnel à la Candlemass, mais la voix de Cédric, tout en étant puissante et groovy, est d'une limpidité et d'une justesse assez remarquable, sans jamais singer Phil Anselmo, ce qui est assez rare dans le genre. On est donc dans la même cour que Crowbar, Down, ou Corrosion Of Conformity, mais on ne parle pas d'influences ici, ils sont clairement du même niveau, ça déchire.

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Sybreed - The Pulse Of Awakening

J'ai commis un acte grave l'année dernière. Un acte criminel. Je n'ai pas chroniqué The Pulse Of Awakening, dernière offrande en date des cybermétalleux de Sybreed.

Pourquoi? Autant être honnête : je ne me suis rendu compte de sa sortie que plusieurs mois après la descente de l'objet dans les bacs. C'est le problème récurrent de ces talentueux Suisses : la communication et la promotion n'est pas au niveau de la musique, souvent irréprochable.

Quid du nouvel opus.
Facile : c'est la suite logique du sublime Antares de 2007. En digne production helvète, la précision est chirurgicale, l'exécution est taillée au laser. Les refrains sont toujours aussi instantanément mémorisables (à quand Sybreed à l'Eurovision bordel!?), les structures travaillées et l'équilibre entre l'agression (poly)rythmique et la mélodie de plus en plus impressionnante. Le résultat est un prestigieux troisième album bourré de moments de bravoure qui ne fait que monter en puissance au fil de sa lecture (les merveilleusement planants In The Cold Night et From Zero To Nothing, les brutaux A.E.O.N. ou I Am Ultraviolence, en passant par tous leurs amis dont aucun ne déçoit). Criminel je vous dis...