Nous laissons derrière nous un vigoureux hiver à envier le sort d'un arbre en plein incendie australien et nous approchons de cette période bénéfique pour notre santé mentale à tous : celle des festivals de printemps et d'été. Petit update rapide et non exhaustif (in no particular order) :
- Le Sonisphere, nouvelle pompe à fric itinérante qui fera tout de même notre bonheur (quel homme n'aime pas se faire pomper?) en s'arrêtant le 20 juin prochain sur le site du Fields of Rock au Goffertpark de Nijmegen, chez nos voisins bataves. L'affiche risque de faire mal aux yeux, donc on retient son souffle avant de lire et on garde un pot de chambre à proximité :
- Le Durbuy Rock, en fait à Bomal, les 8 et 9 mai prochains. CHICKFIGHT, BIKINIANS, RAMON ZARATE, KELLS, EXPERIMENTAL TROPIC BLUES BAND, ETHS, PETER PAN SPEEDROCK, NEW MODEL ARMY, CREMATORY, MOONSPELL le vendredi. DIE OUT, ALL OF THEM, SUICIDE OF DEMONS, EX-INFERIS, HORSE THE BAND, HACRIDE, AMEN RA, TRAPPED UNDER ICE, SIDILARSEN, STICK TO YOUR GUNS, DAGOBA, BORN FROM PAIN, SAMAEL, TERROR, ENTOMBED le samedi. On a déjà vu pire.
- L'incontournable Graspop dont on découvre la virile affiche :
Pour ceux qui ont la mémoire courte, c'est demain soir, et je retire tous les points cool à mes amis facebook qui viennent pas...
Une fois n'est pas coutume, voici une info de la plus HAUTE importance !!! Ce mercredi 25 février, afin de digérer ton mardi gras, viens nombreux assister au plus fabuleux concert de toute l'histoire de l'humanité... Au programme, pas moins de 3 groupes qui vont t'exploser les neurones avec leur musique envoûtante, puissante en diable et sexy comme la mort... Pour ouvrir les hostilités, Convoy, qui nous vient du pays du sandwich au hachis cru et des pâtes à la cassonnade, qui pratique un style musical sans doute très intéressant mais que je n'ai jamais entendu mais que c'est sans doute très bien puisqu'on joue EXCLUSIVEMENT avec des groupes très bien... Pour clôturer la soirée: Blister, qui nous vient de notre capitale préférée, et qui pratique un rock teinté de stoner aux influences telles que Alice In Chains ou Black Label Society. Et entre les deux, bien sûr, MISSISSAUFUCKINGA, ton groupe préféré à toi ainsi qu'à tous tes amis : ceux de facebook, ceux de MSN, ceux de MySpace, ceux de Netlog, et même ceux de la vraie vie si par chance tu en as aussi... Invite donc tout ce beau monde à l'Escalier (le vrai du Carré hein, pas le bidon de Huy) et venez faire la fête pour la modique somme de 5 bouboules...
Inutile de s'éterniser longuement sur le plaisir de finir une semaine et d'en entamer une de congé (saleté de prof!) avec un telle séance de plafonnage de tympan... On sait tout ça, alors autant faire comme ces gourous du metal de mort adorent : bourrer dedans, tout de suite et à fond...
Surprise d'entrée de jeu : ce sacré Biebob est quasi plein dès l'entame des hostilités. La sono ne fait pas semblant et le gars à la console a l'air de connaitre son boulot, nous évitant la quelque peu désagréable impression d'écouter une tondeuse à gazon mal réglée pendant 4 heures.
Sylosis donc. Découverts sur le tard par votre serviteur (qui s'en mord les doigts), les Anglais font péter leur trashcore enjolivé d'ambiances synthétisées sans aucun complexe. Ça manque de présence mais c'est net, carré et strictement exécuté. Chapeau bas.
La suite est un saut dans l'inconnu : peu nombreux sont les metalheads initiés à l'existence même de Psycroptic. Il faut dire qu'avec un nom de sirop pour la toux il ne doit certainement pas être aisé de faire sa promotion, surtout lorsqu'on déboule de Tasmanie... Peu importe, les gars n'en ont cure et assurent leur set avec une efficacité diabolique (diable --> Tasmanie... ok, je sors...) et une cruauté death qui n'a rien à envier aux plus grands. Belle surprise et sacrée baffe.
Les deux derniers à pulvériser Vosselaar sont largement attendus au tournant. Cephalic Carnage n'est rien de moins qu'une icône de la frange la plus délirante de la scène deathcore et l'un des porte-drapeaux les plus représentatifs de l'écurie Relapse. Les bougres vont s'avérer pour le moins fidèles à leur réputation : déjantés sur album, déchainés sur scène... Ce morceau est l'histoire d'un gars qui se fait enculer par un zombie dans les chiottes d'un avion, nous déclare le bassiste (à 6 cordes), et ne vous inquiétez pas, vous allez bientôt pouvoir rentrer vous branler à la maison... Délicieux...
Mais pas autant que le Dahlia Noir qui mettra une fois pour toutes tout le monde d'accord : on passe une putain de soirée à faire jouir les actionnaires des fabricants d'appareils auditifs... L'assaut est direct et foudroyant, ponctué du bruit des mâchoires écrasées au sol. Beaucoup de groupes jouent, ces gars-là pas. Ils laissent ça aux gosses, ils ont passé l'âge. C'est du dans ta gueule, et si t'aimes pas, profites-en pour te barrer tant que ton cerveau est encore capable de diriger tes jambes. On a envie de fermer les yeux et de se laisser porter par la vague de feu. Un blast atomique devant lequel on ouvrirait les bras, espérant être déchiqueté au ralenti, voir ses membres s'envoler, ses cellules s'éparpiller...
Ouais, belle soirée finalement... :-)