lundi 8 mars 2010

Strait Line Stitch : "Never See The Day"

Petit message perso à Jada Pinkett-Smith (la femme à Will) : Watch and learn !
J'avais déjà parlé de ce groupe ultra puissant à la chanteuse la plus en place depuis Skunk Anansie, même si le genre n'a rien à voir.

High On Fire : "Snakes For The Divine"

Même si High On Fire reste quasiment inconnu de notre côté de l'Atlantique, le groupe bénéficie d'un statut de groupe cultissime pleinement mérité. Prototype du groupe qui a trouvé l'équilibre parfait entre innovation et hommage au passé, absolument rien n'est à jeter de leur discographie, de The Art Of Self Defense sorti en 2000 au petit dernier qui nous concerne ici. Leur stoner/sludge metal épais est poisseux s'est affiné avec les années, et ils ont ouvert la voie à tous les Mastodon (dont les membres se seraient justement rencontrés à un concert de High On Fire), Baroness, Kylesa et autres joyeusetés du genre. High On Fire est le genre de groupe qui bonifie avec les années, qui garde une ligne de conduite similaire, mais dont le style s'affine d'album en album. Snakes For The Divine ne déroge évidemment pas à la règle et nous offre une leçon magistrale de sludge metal, poisseux, bordélique à souhait, mais jamais au détriment de la mélodie, de la technique, et d'une qualité de compos hors normes. A l'image du chant, qui, s'il n'est jamais clair, n'est pas pour autant dénué de nuances, au contraire. Des groupes qui essaient de faire ce que High On Fire fait, il y en a à la pelle, je n'arrête pas d'en découvrir et d'en démolir dans ces pages. L'équilibre sur lequel High On Fire repose est d'une finesse qui ne permet aucun écart, et très peu de groupes peuvent parvenir à ce niveau. Rien n'illustre mieux cet état de fait que le morceau-titre, qui ouvre l'album.

Les sorties de la semaine

  • Crematory : "Infinity"
    Je ne suis pas foncièrement fan de métal gothique. Ici, même si les relents death de Crematory devraient jouer en leur faveur, je n'ai jamais été fan non plus. Et ce n'est pas avec cet album que ça va changer. C'est du metal, c'est gothique, y a des voix death, mais c'est chiant à mort.
  • Blood Pollution : "Metal Zombies"
    Malgré un manque flagrant d'originalité dans le nom du groupe, de l'album et du style pratiqué (du thrash n'roll copié collé de Motörhead), les russes de Blood Pollution ont l'air sympa. C'est bien d'être sympa.
  • Bruce Kulick : "BK3"
    Bruce Kulick
    , c'est la classe à l'état pur. Guitariste de génie, il s'est fait connaître au sein de Kiss, avec qui il a enregistré les meilleurs albums de la période pas maquillé, puis a roulé sa bosse au sein de formations comme Grand Funk Railroad, Union ou encore le Eric Singer Project. Pas des groupes ultra célèbres, j'en conviens, mais des groupes réputés pour leur goût immodéré de la musique pour la musique, le rock n'roll quoi ! Et sur son troisième album solo, c'est exactement de ça qu'il s'agit. Du hard rock bluesy pur jus, sans prise de tête, avec des invités de marque (Gene Simmons, John Corabi) qui viennent juste rendre service à un pote.
  • Paperback Freud : "All In A Day's Work" (2009)
    Sur le papier (sans mauvais jeu de mots), Paperback Freud devrait tout déchirer ! Des suédois dévoués corps et âme au rock n'roll pur et dur, avec des looks de bad boys à chapeau de cowboy, ça aurait dû annihiler l'humanité toute entière. Malheureusement, comme souvent dans ce genre de groupes, c'est mou de la bite... On dirait plus une version pour adolescentes de ZZ Top que la déferlante rock n'rollesque à laquelle je m'attendais.
  • Charred Walls Of The Damned : "Charred Walls Of The Damned"
    Découvert au hasard d'une compile du Rock Hard, je pensais parler de ce groupe parce que son originalité, c'est de pratiquer un métal ultra couillu, entre thrash et death avec des blasts à tout va et des solos à 8000 doigts. Et quand la voix débarque, surprise ! C'est une voix ultra haut perchée à la Judas Priest/Dio, ce qui n'a rien d'étonnant puisque, renseignements pris, ce n'est autre que Tim "Ripper" Owens qui assure les vocaux. Or, s'il y en a bien un qui assure en chantant aussi haut, c'est lui ! En plus, le groupe est le projet solo de Richard Christy, ancien Iced Earth et Death, et a comme bassiste rien de moins que Steve Di FUCKING Giorgio, qui est juste le meilleur bassiste de l'univers, rentre chez toi Les Claypool. Bref, malgré des atours très power metal avec plein de vibratos, l'album est bien plus riche que ça et fourmille de surprises plus excellentes les unes que les autres.
  • The Cleansing : "Poisoned Legacy" (2009)
    Je ne suis pas sexiste, mais y a des groupes comme ça, faut être un mec pour comprendre. ça déborde de testostérone, ça donne envie de manier la truelle dans la gueule de son voisin. The Cleansing, c'est la musique que ferait un bucket wheel excavator s'il travaillait ses gammes. Du gros death thrashy sans aucune concession, d'une brutalité à manger des clous rouillés et à en redemander. Et ça, les gonzesses, elles peuvent pas comprendre !