La grande particularité de ce groupe américain est de disposer de deux batteurs... On pourrait discuter des heures de l'intérêt d'avoir deux batteurs, mais en même temps, on pourrait aussi discuter des heures de l'intérêt de n'en avoir qu'un (je t'aime hein Chris), mais à part chez Def Leppard, on peut pas n'en avoir qu'un demi...
Et puis, si ça les amuse de s'entendre deux fois moins en répète, de passer deux fois plus de temps à monter et à démonter quand ils jouent en concert, et de se déplacer à deux fois plus de bagnoles, ma foi...
En tout cas, ce qui est sûr, c'est que ça permet qu'on parle d'eux, parce qu'il fallait se contenter de leur sludge-stoner-postcore comme on nous en sert à la louche chez Relapse (même si eux sont chez Prosthetics), ça ferait un peu juste malgré tout... Sympa, mais pas de quoi casser trois pattes à un batteur, surtout quand on en a deux...
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lundi 1 juin 2009
Bukowski : "Amazing Grace"
Bukowski, bande d'ignares, est un écrivain américain cultissime dont je vous conseille les nouvelles toutes plus extrêmes les unes que les autres... Alcoolique, drogué, écorché vif, il est difficile de défaire le vrai du faux dans ses nouvelles qui racontent toute une vie de débauche... Mais je m'égare... Si je parle de l'auteur, c'est pour parler du groupe... Ces français sortent ici leur premier album , et ça promet... Ils pratiquent donc un rock metal bien carré, teinté d'influences stoner de très bon aloi.
Si l'album se laisse écouter sans peine, il reste rempli d'imperfections. Les lignes de chant clair, par exemple, sont souvent chantées avec une voix de gorge forcée qui sonne bidon (n'est pas Layne Staley qui veut). Dommage, surtout que dès qu'il chante de manière plus naturelle, il est excellent, sans oublier ses gueulantes, heureusement nombreuses, qui, elles, sont parfaites. Les influences (Alice In Chains, Down, Black Label Society) ne sont pas assez bien digérées et donnent un côté un peu amateur à l'album. Et enfin, les relents pop nauséabonds de certains couplets sont juste à chier... Cela étant dit, je pense que c'est un groupe bourré de potentiel, qui a commis des erreurs sur ce premier jet, mais je suis sûr que les prochains albums vont tout déchirer...
Si l'album se laisse écouter sans peine, il reste rempli d'imperfections. Les lignes de chant clair, par exemple, sont souvent chantées avec une voix de gorge forcée qui sonne bidon (n'est pas Layne Staley qui veut). Dommage, surtout que dès qu'il chante de manière plus naturelle, il est excellent, sans oublier ses gueulantes, heureusement nombreuses, qui, elles, sont parfaites. Les influences (Alice In Chains, Down, Black Label Society) ne sont pas assez bien digérées et donnent un côté un peu amateur à l'album. Et enfin, les relents pop nauséabonds de certains couplets sont juste à chier... Cela étant dit, je pense que c'est un groupe bourré de potentiel, qui a commis des erreurs sur ce premier jet, mais je suis sûr que les prochains albums vont tout déchirer...

The Devin Townsend Project : "Ki"
Après 15 jours d'absence, j'ai à peu près 12874 albums à chroniquer, je troque donc ma classique rubrique "Les Sorties de la Semaine" par des chroniques individuelles, au moins pour cette fournée ci, parce que je n'en vois pas le bout... Et on commence par du lourd !!
J'étais assez étonné en rentrant de constater que ni VinZ ni Ercan n'avaient chroniqué cet album, ils sont pourtant bien plus fans de Devin que moi-même... Cela dit, c'est pas que je n'aime pas hein, mais un peu à la manière d'un Trent Reznor, autant j'adore sa créativité, sa liberté artistique, sa démarche et son esprit, autant musicalement j'ai toujours trouvé ça sympa mais pas transcendant... J'ai découvert le gaillaird à ses débuts, quand il chantait sur le "Sex & Religion" de Steve Vai, dont sont tirés ce magnifique morceau et le beau clip qui va avec :
J'ai aussi suivi d'assez près les sorties de Strapping Young Lad, sans jamais devenir fan hardcore... Pareil pour ses milliards d'autres projets, je trouve toujours ça beaucoup plus bandant sur le papier qu'à l'écoute.
Sauf que là, cet album, premier d'une série de 4, composés sans limites de style ou d'expérimentations diverses, mérite vraiment le détour... Alors certes, ceux qui attendent une déferlante d'une brutalité inouïe à la Strapping, ou des couches de guitares additionnées les unes aux autres pour composer un mur sonore infranchissable risquent d'en être pour leurs frais... Affranchi de son étiquette Metal (et de sa chevelure de Gollum, il arbore aujourd'hui une coupe qui inspire confiance, à la Ercan), le Devin nous sert un album léger, faussement minimaliste, hypnotique, voire répétitif, mais qui attrape l'auditeur au début, fait monter la sauce sans jamais la laisser déborder, et nous laisse pantois au bout des morceaux, avec la drôle d'impression qu'on a passé tout le morceau à attendre quelque chose... Un solo, un break, un refrain, un changement brusque de tempo, sauf que ça n'arrive jamais quand on s'y attend, et jamais aussi fort qu'on l'avait imaginé. Malgré tout, on ne s'ennuie pas une seconde... Et puis si on creuse, on se rend compte que l'album est bien plus riche qu'il n'y parait... Plein de groove (la basse et la batterie, ultra présentes, déménagent !!), de belles trouvailles au niveau des lignes de chant (on pense souvent à Porcupine Tree, et on entend une chanteuse 'achement douée sur quelques morceaux), de mini-explosions qui réveillent l'auditeur, et même d'une reprise étonnante de Quiet Riot, ainsi que d'un morceau de rockabilly (!!), on a donc bien à faire à un disque plein de surprises malgré son minimalisme apparent (et assumé, puisque c'est le concept même de l'album), et en ce qui me concerne, je tiens ENFIN un album de Devin que je vais pouvoir adorer... A noter que la magnifique pochette est en 3D, avec des lunettes fournies, mais ça je pense que VinZ l'avait déjà dit...
J'étais assez étonné en rentrant de constater que ni VinZ ni Ercan n'avaient chroniqué cet album, ils sont pourtant bien plus fans de Devin que moi-même... Cela dit, c'est pas que je n'aime pas hein, mais un peu à la manière d'un Trent Reznor, autant j'adore sa créativité, sa liberté artistique, sa démarche et son esprit, autant musicalement j'ai toujours trouvé ça sympa mais pas transcendant... J'ai découvert le gaillaird à ses débuts, quand il chantait sur le "Sex & Religion" de Steve Vai, dont sont tirés ce magnifique morceau et le beau clip qui va avec :
J'ai aussi suivi d'assez près les sorties de Strapping Young Lad, sans jamais devenir fan hardcore... Pareil pour ses milliards d'autres projets, je trouve toujours ça beaucoup plus bandant sur le papier qu'à l'écoute.
Sauf que là, cet album, premier d'une série de 4, composés sans limites de style ou d'expérimentations diverses, mérite vraiment le détour... Alors certes, ceux qui attendent une déferlante d'une brutalité inouïe à la Strapping, ou des couches de guitares additionnées les unes aux autres pour composer un mur sonore infranchissable risquent d'en être pour leurs frais... Affranchi de son étiquette Metal (et de sa chevelure de Gollum, il arbore aujourd'hui une coupe qui inspire confiance, à la Ercan), le Devin nous sert un album léger, faussement minimaliste, hypnotique, voire répétitif, mais qui attrape l'auditeur au début, fait monter la sauce sans jamais la laisser déborder, et nous laisse pantois au bout des morceaux, avec la drôle d'impression qu'on a passé tout le morceau à attendre quelque chose... Un solo, un break, un refrain, un changement brusque de tempo, sauf que ça n'arrive jamais quand on s'y attend, et jamais aussi fort qu'on l'avait imaginé. Malgré tout, on ne s'ennuie pas une seconde... Et puis si on creuse, on se rend compte que l'album est bien plus riche qu'il n'y parait... Plein de groove (la basse et la batterie, ultra présentes, déménagent !!), de belles trouvailles au niveau des lignes de chant (on pense souvent à Porcupine Tree, et on entend une chanteuse 'achement douée sur quelques morceaux), de mini-explosions qui réveillent l'auditeur, et même d'une reprise étonnante de Quiet Riot, ainsi que d'un morceau de rockabilly (!!), on a donc bien à faire à un disque plein de surprises malgré son minimalisme apparent (et assumé, puisque c'est le concept même de l'album), et en ce qui me concerne, je tiens ENFIN un album de Devin que je vais pouvoir adorer... A noter que la magnifique pochette est en 3D, avec des lunettes fournies, mais ça je pense que VinZ l'avait déjà dit...
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